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Chabbat Nah’aMou: “Consolez, Consolez Mon Peuple” (Isaïe)

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HAFTARA NAH’AMOU AVEC RONY AKRICH ET DAVID SABBAH AU KINOR

Tu n’es pas seul, console toi mon peuple. Bien que la destruction de Jérusalem ait directement affecté ceux qui y vivaient le plus, il s’agissait néanmoins d’une tragédie nationale. Tous les Juifs, y compris ceux qui vivaient loin de Jérusalem, furent profondément peinés par la perte de leur sainte capitale.

Cela donna force et courage aux habitants de Jérusalem de savoir que tout le peuple ressentait cette même douleur. Ce n’est pas pour toujours. Après deux millénaires, nous nous réjouissons de la reconstruction de Jérusalem, le peuple d’Israël n’a jamais perdu espoir que Jérusalem rebâtie, le temple le serait aussi.

De la même manière, nous pleurons la perte de nos proches, mais nous avons la foi que nous serons un jour réunis avec eux, car nos prophètes ont promis que les morts reviendraient à la vie à l’ère messianique. Il est réconfortant de savoir que la séparation, aussi douloureuse soit-elle, n’est que temporaire. Ils sont toujours avec nous.

Alors que les Romains étaient capables de détruire les bâtiments de Jérusalem, son esprit et sa sainteté intérieure étaient hors de leur portée. Aucun ennemi ne peut détruire l’âme de Jérusalem et, même aujourd’hui, elle demeure la ville sainte, capitale de l’Etat d’Israël.”

Source: lphinfo.com

Na’hamou – Une Véritable Consolation

Une Véritable Consolation

La Haftara de cette semaine débute par les mots (Isaïe 40 – 1) : « Na’hamou ! Na’hamou Ami ! Consolez ! Consolez Mon peuple, dit l’E-ternel. »

Le Midrash précise que le mot Na’hamou est répété car la consolation doit être double : une fois pour la destruction du premier Temple et une seconde fois pour la destruction du deuxième Beth-Hamikdach.

C’est la construction du troisième Beth-Hamikdach, après la venue de Machia’h, qui constituera la réelle consolation souhaitée par D-ieu.

La tradition dit que le second Beth-Hamikdach n’était pas vraiment complet puisque des éléments essentiels (tels que l’Arche Sainte) ne s’y trouvaient pas de façon visible. Le troisième Temple rétablira l’ordre ancien et il aura de nouveau dans ses murs tous les éléments qui se trouvaient dans le Michkan et dans le premier Beth-Hamikdach.

Nous pouvons donc nous interroger sur la nécessité d’une double consolation, puisque la construction du Temple remplira automatiquement le vide causé par la destruction des deux précédents ? !

La réponse tient dans le fait que chacun des Temples avait une qualité qui le plaçait à un statut supérieur par rapport à l’autre. Ainsi, même si le second était apparemment inférieur à celui qui le précédait, il avait par contre un caractère particulier qui le rendait supérieur.

La sainteté qui résidait dans les Temples était si grande qu’elle transpirait et imprégnait la matière avec laquelle ils furent construits. C’est pourquoi le lieu garda toute sa sainteté, même après la destruction du Temple.

Cependant, il existe deux façons différentes pour raffiner la matière et pour la sanctifier, et ce sont précisément ces deux manières distinctes que reflétaient les deux Temples.

La première méthode est le produit d’une illumination de l’Au-delà. Ceci peut-être comparé à un maître dont la méthode d’enseignement est si perspicace qu’elle permet à l’élève d’atteindre les dimensions les plus profondes – mais cela n’est possible que grâce au pouvoir du maître.

Le deuxième procédé de raffinement de la matière consiste à ce que la création prenne conscience par elle-même de la divinité qui l’habite. Cette démarche a l’avantage d’imprégner les dimensions les plus physiques de spiritualité. Le prophète dit : « Toute chair verra que c’est D-ieu qui a parlé. » La perception de la divinité ne résultera pas de la Révélation de D-ieu, mais plutôt d’un élan de la création vers son Créateur afin de s’unir avec Lui.

Nous pouvons comparer ce concept à la situation du Baal Téchouva, celui qui revient aux sources. Son retour n’est pas le fruit de sa proximité avec l’Au-delà, il est la manifestation de sa propre essence. La première méthode, elle, sera comparée au service des Tsadikim, les justes qui jouissent des Révélations.

Nous saisirons facilement, maintenant, la différence entre les deux Temples et la particularité du second. Pendant la période de la construction du premier Temple, par Salomon, les Juifs étaient au niveau de Tsadikim. En conséquence, la Révélation était celle de l’Au-delà ; tandis que le potentiel – qui dort dans la matière – de rejoindre la Divinité n’était pas encore dévoilé.

Cependant, le deuxième Temple fut construit à la suite de la Téchouva des Béné-Israël. Le deuxième Sanctuaire étant donc le fruit de l’élan personnel des pénitents, c’est le monde matériel, avec toutes ses qualités physiques, qui se transforma en sainteté et édifia la Résidence de D-ieu.

Ainsi, le troisième Beth-Hamikdach constituera une double consolation, car il fera l’harmonie entre les caractères particuliers des deux Temples précédents : la Révélation intense du premier, et la sublimation de la matière apportée par le second.

Likouté Si’hoth Vol IX

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