Bernard Pivot, ce lieu spécial où il voulait être enterré : “Une place m’attend”

Tanguy Jaillant

Ce lundi 6 mai, Bernard Pivot a rendu son dernier souffle à l’âge de 89 ans. Bien que la date et le lieu de ses obsèques n’ont pas encore été communiqués, le journaliste avait exprimé son souhait d’être enterré dans une petite commune du Rhône.

Carnet noir. Ce lundi 6 mai, le journaliste et écrivain Bernard Pivot est décédé à l’âge de 89 ans. Une bien triste nouvelle, qui a bouleversé le monde des médias et de la littérature, et qui a été confirmée par sa famille auprès de l’AFP. Pour l’instant, aucune information n’a été communiquée concernant le lieu ou encore la date des obsèques de l’ancien président de l’académie Goncourt. Toutefois, ce dernier avait évoqué à plusieurs reprises l’endroit où il aurait aimé être enterré. Dans une interview accordée au Progrès, en décembre 2018, le père d’Agnès et de Cécile avait en effet révélé qu’il souhaitait être inhumé dans le tombeau familial à Quincié-en-Beaujolais, une commune située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. « Je sais qu’une place m’attend au cimetière dans la tombe de mes parents. Je sais que je serai enterré à Quincié. Ce n’est pas triste d’y penser, je ne suis pas immortel », avait-il expliqué.

Si Bernard Pivot avait exprimé un tel souhait, c’est avant tout parce que c’était un lieu cher à son cœur. Né le 5 mai 1935, à Lyon, le journaliste a grandi et a fait une grande partie de sa scolarité à Quincié-en-Beaujolais. Lors de son échange avec Le Progrès, l’écrivain avait d’ailleurs assuré qu’il était toujours aussi ému lorsqu’il revenait dans cette commune. « Dans l’attachement à son village, il y a quelque chose à la fois d’égoïste et de généreux. Égoïste, parce que j’ai tellement de souvenirs de mon enfance puis de ma jeunesse que c’est un plaisir d’y revenir sans cesse », avait-il assuré, avant de conclure : « Parfois, lorsque je me promène dans le village, je croise des gens et je me dis : ‘Mais qui sont-ils ?’ Eux me connaissent parce qu’ils m’ont vu à la télé. Mais beaucoup de ceux que j’ai connus ne sont plus là. Mon attachement à Quincié me renvoie fatalement une part de nostalgie et de souffrance. « 

Mort de Bernard Pivot : qui est son ex-femme Monique, la mère de ses filles ?

Au cours de sa vie, Bernard Pivot a connu plusieurs histoires d’amour, dont une avec Monique Dupuis, la mère de ses filles. Tous les deux ont en effet eu un coup de foudre au cours de leurs études, effectuées au Centre de Formation des Journalistes (CFJ), une école de journalisme située à Paris. Déjà complices à l’époque, Bernard Pivot et Monique Dupuis s’adonnaient à des concours, durant lesquels sa future femme « le battait aux exercices de coquilles orthographiques », expliquait le JDD en 2011. Par la suite, celle qui est devenue journaliste a travaillé pour le magazine La Vie catholique, le Gault et Millau, la revue Modes de Paris ou encore l’hebdomadaire Nous Deux.

 

JForum.fr avec www.gala.fr Article écrit en collaboration avec 6Medias.
Crédits photos : Jonathan Rebboah / Panoramic / Bestimage

 

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