Est-ce que le Hamas est actif à Sciences Po ?

Depuis plusieurs semaines, le calme règne difficilement au sein de la prestigieuse institution Sciences Po. Son campus de Reims est encore quadrillé par les forces de l’ordre, après une série de manifestations houleuses menées par des étudiants pro-palestiniens. Au cœur des tensions: le mouvement étudiant Students for Justice in Palestine (SJP), soupçonné d’être la vitrine d’organisations radicales.

Derrière une façade de simple association militante, SJP Sciences Po cacherait en réalité des ramifications avec les Frères musulmans et le mouvement Hamas, considéré comme terroriste. Un constat alarmant pour certains étudiants, inquiets de voir l’établissement infiltré par l’islamo-gauchisme.

« Ils ont un double discours et tentent de faire pression sur la direction », dénonce Quentin Coton, responsable de l’UNI (union nationale inter-universitaire) à Sciences Po Paris. Lui et d’autres réclament une enquête approfondie sur les origines et les liens de ce groupe, véritable cheval de Troie selon eux.

Car le mouvement SJP n’est pas né d’hier. Fondé dans les années 90 aux États-Unis par un universitaire accusé d’avoir financé le Hamas, il est aujourd’hui poursuivi par des survivants d’attaques pour « propagande terroriste ». De lourds soupçons qui alertent jusqu’au plus haut sommet de l’État français.

Sur le terrain, la soixantaine de membres actifs de SJP Sciences Po use de méthodes radicales: dénonciation et pressions sur les étudiants et professeurs aux vues jugées trop modérées, organisation de conférences controversées, soutien à des actions hostiles… Le tout sous le prisme d’une rhétorique pro-palestinienne de façade.

Bénéficiant du ralliement d’une frange étudiante d’extrême-gauche, le mouvement a déjà réussi à obtenir un poids considérable au sein de Sciences Po. Ses manifestations ont à plusieurs reprises bloqué l’établissement, contraignant la direction à négocier.

Une situation d’autant plus préoccupante qu’elle touche une grande école formant les futures élites dirigeantes du pays. L’hypothèse d’une infiltration frériste inquiète jusque dans les sphères gouvernementales, où l’on réclame désormais un état des lieux complet du phénomène.

Si un calme précaire est revenu, l’affaire SJP Sciences Po pourrait bien n’être que la partie émergée de l’iceberg d’une radicalisation galopante dans les universités françaises. Un signal d’alarme que le pouvoir en place ne peut se permettre d’ignorer plus longtemps.

Depuis une quinzaine d’années, la situation s’est dégradée dans de nombreux établissements scolaires publics en France, au point que les élèves juifs n’y sont plus les bienvenus et se voient contraints de s’inscrire dans des écoles privées ou de quitter certains quartiers. Cette dérive inquiétante, nourrie par la montée des comportements antisémites et d’un climat d’intimidation, pourrait bien gagner du terrain et s’étendre aux universités et grandes écoles du pays.

L’affaire qui secoue Sciences Po et les soupçons d’infiltration par des mouvements radicaux sont un signal d’alarme. Si rien n’est fait pour endiguer ce phénomène, peut-on s’attendre à ce que, comme dans le secondaire, les étudiants juifs se retrouvent peu à peu exclus de certains campus par un environnement rendu hostile et menaçant ? Une dérive qui priverait ces jeunes d’un accès égal aux filières d’excellence censées former les élites de demain.

Combattre fermement l’antisémitisme et la radicalisation dans le monde étudiant est donc un enjeu primordial, pour garantir l’ouverture et la mixité qui doivent prévaloir dans les grandes institutions académiques françaises. Faute de quoi, un nouveau terrain sera cédé aux forces ségrégationnistes à l’œuvre.

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KIGEM

LA FRANCE EST ELLE EN MESURE DE REMETTRE DE L ORDRE DANS TOUT CE QUI TOUCHE À L ÉDUCATION UNIVERSITAIRE?
SI CELA A COMMENCÉ EN 1990 IL SERAIT TEMPS DE SE RÉVEILLER.