« Israël traverse une profonde crise morale »

Au terme du long règne de Benyamin Nétanyahou, cette « démocratie sécuritaire », qui a vu un accroissement des tensions de la radicalisation idéologique de la société israélienne, est en proie à « un malaise indéniable », explique la sociologue dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Analyser ce qui dans une société se délite est un exercice périlleux, surtout quand il s’agit d’Israël. Aussi controversée que soit sa politique, on ne peut jamais complètement dissocier l’Etat hébreu de son peuple, objet d’une haine ancestrale qui peut volontiers trouver un abri douillet dans la contestation du droit du peuple juif à la souveraineté politique. Mais ce n’est pas le seul problème qui se pose à cette analyse : peut-on vraiment juger Israël comme on jugerait un pays européen ou américain, alors qu’il est situé dans un vaste ensemble géopolitique ravagé par les conséquences du colonialisme, la radicalité religieuse, et des régimes politiques en faillite ?

Pourtant un malaise indéniable traverse désormais la société israélienne.

Une enquête menée par l’Israel Democracy Institute (un think tank de centre droit) montre qu’en 2020, les Israéliens, en majorité, ne croient ni à leurs institutions ni à ceux qui les représentent. Ainsi, seulement 32 % d’entre eux font confiance à la presse. En 2012, quand Benyamin Nétanyahou n’avait même pas encore été inculpé, une enquête d’opinion avait établi que la moitié de la population considérait le leadership du pays corrompu.

La préoccupation permanente de la survie

Dans une étude sur l’Italie du Nord et du Sud, le politologue de Harvard Robert Putnam a montré que la confiance dans les institutions (ce qu’il appelle le « capital social ») est cruciale pour le développement économique ainsi que pour la possibilité de maintenir une culture démocratique. Quand le capital social est déficitaire, la société se trouve réduite à un monde hobbesien où chacun se bat pour les intérêts de son groupe, sa famille et son clan sans arriver ni à créer ni à défendre une conception du bien commun. Symptomatique de ce processus, à la dernière élection américaine, 77 % des Israéliens préféraient Donald Trump à Joe Biden, la brutalité vulgaire à la sobriété humaniste.

NDLR : Sobriété humaniste, quel joli mot pour désigner une forme raffinée de l’hypocrisie.  Il existe infiniment plus d’hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d’hommes vraiment et réellement civilisés. De Sigmund Freud / Essais de psychanalyse. En clair mettre Israël sur le même pied d’égalité que les Palestiniens revient à dire que l’on n’a aucune préférence. « Et c’est n’estimer rien qu’estimer tout le monde » Molière, Le Misanthrope. Donc le brave Biden qui fait passer les Palestiniens devant Israël, parce que lui sait mieux que les dirigeants israéliens ce qui est bon pour leur pays. Notamment la solution à 4 États, Israël, Jordanie, Cisjordanie, Gaza. Quant à la brutalité de Trump, rappelons qu’il a clairement désigné la Chine avec clairvoyance notamment pour le virus chinois dont tout le monde reconnait maintenant l’origine, qu’il a permis les vaccins, qu’il est à l’origine des accords d’Abraham, et que le brave Biden est obligé de marcher dans ses pas, même si cela lui tord la cheville. Mais pourquoi parler de Biden, qui n’est que la marionette d’Obama, quand on voit toute l’équipe de l’époque revenir aux commandes.

Israël n’est pas une démocratie comme les autres. C’est une démocratie sécuritaire qui n’a peut-être aucun équivalent dans le monde. Etre une démocratie sécuritaire, c’est être mû et agi par la préoccupation fondamentale et permanente de la survie. Institutionnellement, cela veut dire que l’armée, les services de renseignement et les services secrets jouent un rôle central dans la vie politique, morale et culturelle et constituent une matrice d’habitudes et une vision du monde qu’on peut nommer « sécuritisme. »

Le sécuritisme, quand il devient institutionnalisé, a un certain nombre d’effets. Le premier est celui de mettre au premier plan une division du monde entre amis et ennemis, une vision fondamentalement incompatible avec la pensée libérale qui est au fondement de la démocratie et tend à dissoudre la distinction entre amis et ennemis. C’est précisément cette conception qui a été mise en œuvre dans la construction de l’Union européenne. La perception que l’Etat doit se battre pour sa survie veut aussi dire que le respect des lois y occupe une place contestée. Comme le journaliste israélien Ronen Bergman l’a montré dans un grand livre, Lève-toi et tue le premier (Grasset 2020), l’Etat israélien a depuis sa création fait fi des lois internationales et pratiqué l’assassinat extraterritorial de tous ceux qui posent une menace à sa sécurité (ingénieurs nucléaires iraniens, ex-nazis, etc.).

Même si les nations européennes sont loin de pouvoir donner des leçons de moralité à un petit pays assailli de toutes parts au sortir de la Shoah, il n’en reste pas moins qu’une nation sécuritaire est encline à privilégier son intérêt à la loi. La peur qui est au fondement de la psyché israélienne génère une vision des relations internationales où la force remplace le droit. Troisièmement, dans une démocratie sécuritaire, tous ceux qui sont perçus comme représentant un danger pour la nation sont exclus, non pas par des mécanismes économiques comme dans les démocraties occidentales, mais par des mécanismes idéologiques et institutionnels dont l’origine est précisément l’immense apparatus sécuritaire.

NDLR : Israël a de tout temps était en danger. Le peuple Juif n’a pas attendu la création de l’état juif pour se sécuriser, en cherchant des refuges à droite et à gauche. Il n’y a là aucune nouveauté. C’est pour rompre avec le bon vouloir des protecteurs d’un jour que la solution de l’État juif est née. Dès sa naissance l’hostilité n’a jamais cessé. Sa survie passe par sa sécurité. Utiliser des mots pseudo-savants ne change rien à une réalité cruelle. Baisser la garde et c’est la mort assurée. Aucun secours ne viendra de nulle part. Alors en bon Juif, nous devons choisir la vie, et pour cela, il n’y a pas que les lois internationales que nous bravons. Un minimum de connaissances juives indiquera que même les lois religieuses les plus importantes (Chabbat et Kippour) sont profanées pour sauver la vie.

Idéologie ultranationaliste

Le sécuritisme a été présent dans la société israélienne depuis sa création. Les premiers gouvernants israéliens, profondément imbus de socialisme, étaient des équilibristes et des illusionnistes : ils pouvaient, d’un côté, créer une démocratie pleine de vie, et de l’autre, chasser les Arabes de leur terre, conquérir les territoires, priver les citoyens arabes israéliens de leurs droits. La culture politique qu’ils ont créée est fascinante parce qu’elle a été un zigzag continu entre colonialisme et démocratie, militarisme et création de l’Etat de droit. Mais avec le long règne de Nétanyahou, l’équilibrisme et les illusions se dissipent. Le sécuritisme s’est allié à une idéologie messianique ultranationaliste d’un côté, et religieuse ultraorthodoxe de l’autre. Ces deux idéologies ont accentué les tensions au sein de la société et rendent de plus en plus improbable la formulation d’un bien commun autour duquel les différents groupes sociaux israéliens peuvent se retrouver.

NDLR : Tout cela pour nous dire qu’en Israël il y a ceux qui choisissent Athènes et d’autres Jérusalem. La gauche est attirée par les standards occidentaux, quitte à perdre son âme, les autres préfèrent Jérusalem d’ici et d’en haut. Oui, ce ne sont pas les mêmes valeurs. Mais pour être honnête, le peuple Juif pendant 2.000 ans a survécu grâce aux rabbins et à ceux qui ont rêvé Jérusalem. C’est ce rêve, qui est devenu réalité. Alors qu’Athènes a fait partir en fumée des millions de Juifs. Il n’y a donc aucune honte à choisir Jérusalem. Quant à l’utranationalisme c’est avoir des lunettes déformantes. Pourquoi traiter d’extrémistes Juifs, des hommes et des femmes qui fêtent la libération de Jérusalem avec des drapeaux de manière festive. Pourquoi déformer la réalité, à commencer par nier le lien historique et la légitimité du Peuple Juif sur sa terre. C’est là le début de la probité intellectuelle.

Le messianisme est une sensibilité qui traverse beaucoup de courants religieux affirmant la sacralisation de la terre et de l’espace parce que la terre devient un lieu de rédemption pour le peuple dans son ensemble. Ces mêmes religieux accordent une importance considérable à la pureté du peuple et de la nation, et ont à cœur l’exclusion des étrangers.

NDLR : L’étranger a des droits. Mais aussi des devoirs. Entre autres, respecter celui qui l’accueille, ses lois et sa culture. La France, par exemple, est incapable de faire respecter ce principe, et la guerre civile frappe à sa porte.

Druzes Israéliens

Ils se soumettent à la loi de Dieu et sont prêts à se sacrifier. Ce projet messianique fait fi de la raison pragmatique qui doit savoir naviguer entre des impératifs contradictoires, parce que le sacré est par définition non négociable. Face à la grandeur métaphysique d’un troisième temple, pas de compromis territorial. Cette radicalisation idéologique s’est accompagnée d’un autre processus, non moins inquiétant.

NDLR : La radicalisation idéologique, il faut faire attention  aux mots, aurait dû conduire à la destruction des mosquées au même titre que le temple a été détruit. C’est justement par pragmatisme que cela ne se fait pas.

Les privilèges des ultraorthodoxes

Les ultraorthodoxes ont été les partenaires les plus fidèles de Nétanyahou et sont représentés à la Knesset depuis au moins trois décennies. Leurs partis politiques ont réussi l’exploit de donner aux ultraorthodoxes des privilèges qui ne sont partagés par aucun groupe au monde (même si beaucoup vivent dans la pauvreté). Ils ne vont pas à l’armée ; les hommes ne travaillent pas et jouissent de bourses à vie quand ils étudient dans une institution religieuse ; ils ont des familles de sept ou huit enfants, et reçoivent des allocations familiales ; ils ont toute liberté de ne pas enseigner des matières considérées comme essentielles dans le monde occidental, telles que l’anglais, les mathématiques ou la littérature. Les privilèges dont jouissent les ultraorthodoxes sont passés de flagrants à insupportables pendant la pandémie, puisque, en plein confinement, synagogues et écoles ont été ouvertes sans aucune intervention des forces de l’ordre. Ces privilèges sans équivalent sont rendus possibles par le travail et le service militaire des non-orthodoxes.

Cette situation a des résultats économiques tangibles. Selon l’économiste Dan Ben-David, depuis les années 1970, l’écart de productivité entre la moyenne des pays du G7, en tête du monde développé, et Israël, a plus que triplé. Le niveau moyen de connaissances dans les domaines de base des mathématiques, des sciences et de la lecture chez les enfants israéliens est inférieur à la moyenne de tous les autres pays développés. Ce chiffre n’inclut même pas les enfants ultraorthodoxes, qui n’étudient pas les matières centrales et ne participent pas aux examens internationaux.

La notion de bien commun est entièrement inconnue dans les mouvances politiques ultraorthodoxes qui ont développé un habitus politique consistant à extraire le maximum de privilèges de l’Etat et des citoyens, sans lesquels ils ne pourraient pas soutenir un mode de vie sans travail. Tout ceci a donné naissance à une politique basée sur des intérêts sectoriels et personnels – qui ont d’abord et avant tout servi les ultraorthodoxes – et non à une vision du bien commun allant au-delà de la destruction de l’ennemi comme but de la politique.

« Une scission peut-être irréparable est en train de se produire au sein du peuple juif »

L’appareil de l’Etat est donc devenu une coquille vide, dont la seule fonction est d’être pillée par les groupes d’intérêt. Israël est le témoin à la fois d’un vide et d’un cynisme politique abyssal (ce qui explique l’affinité avec Trump), ainsi que d’une radicalité idéologique et messianique (ce qui explique aussi l’affinité qui va croissant avec la droite américaine suprémaciste, antisémite et conspirationniste du Tea Party des évangéliques). C’est ce mélange qui est à la source de la crise morale profonde que traverse l’Etat hébreu.

Ultra-Orthodoxes

D’aucuns écarteront d’un revers de la main de telles déclarations et invoqueront la « start-up nation », la vitalité de la société civile, une croissance démographique à faire pâlir d’envie les populations décroissantes d’Europe, une démocratie aboyeuse, des victoires diplomatiques éclatantes dans les accords d’Abraham [signés en 2020, à Washington, entre les Emirats arabes unis, Bahreïn et Israël], une campagne de vaccination qui a fait pâlir d’envie les plus grandes nations. A tous ceux-là, il faut répondre avec inquiétude : ces victoires ne peuvent cacher le fait qu’au sortir du long règne de Nétanyahou, Israël est considérablement affaibli. La diaspora et le Parti démocrate américain, qui ont toujours été ses appuis essentiels, sont en train de s’éloigner et une scission peut-être irréparable au sein du peuple juif est en train de se produire.

NDLR : La diaspora est de plus en plus sur le chemin d’Israël. Quant au parti démocrate, Benny Sanders, Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan), il y a mieux comme ami. Comme dirait le Roi David, Dieu protèges moi de mes amis, je m’occupe de mes ennemis.

Ce qu’Israël a gagné en territoire, il l’a perdu en légitimité, pas seulement au regard des nations mais au regard d’une partie du peuple juif lui-même. Les tensions au sein d’Israël n’ont jamais été aussi fortes, entre juifs et Arabes bien sûr, mais aussi et surtout entre différents groupes juifs israéliens eux-mêmes, qui n’ont plus le sentiment de faire partie du même peuple.

Israël traverse une profonde crise morale. Au lieu d’utiliser ce malaise pour mettre au pilori le sionisme, il serait plus intéressant de comprendre comment le monde et les diasporas juives peuvent l’aider à en sortir.

NDLR : C’est aux israéliens de trouver en eux-mêmes les ressources de leur cohésion. Il y a des forces centripètes et des forces centrifuges. Mais il y a surtout 50 nuances de judaïsme. Et s’est bien ainsi. Reste qu’une question n’est jamais abordée, la responsabilité de la gauche israélienne dans cette crise. ceux qui se couchent et qui rampent devant Athènes, en voulant se faire passer pour des athéniens.

Eva Illouz

Eva Illouz est une sociologue franco-israélienne, directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

9 Commentaires

  1. Bibi Netanyahu est un 1er ministre exceptionnel par son intelligence. Il est brillant et visionnaire. Il faut etre honnete er reconnaitre tout ce qu’il a apporté à Israel : Jérusalem comme capitale, le Golan, le rapprochement avec dez pays arabes et africains. Israel est devenu la 7eme ou 8eme puissance mondiale, les start-up, etc..et surtout il n’a pas fait rentrer « le loup dans la bergerie » le loup étant les Freres musulmans à la Kynesset dont une députée apparaitra voilée !! Tout le monde (sauf apparemment les crétins qui ont pris le pouvoir apres Netanyahu) que tu donnes le petit doight aux musulmans ils te prennent le bras entier. Nous avons l’exemple de la France, commemt en un quart de siecle elle est devenue islamisée avec les musulmans qui volent, violent et assassinent chaque jour le bon peuple français. Comment Bennet et son bouffon ont-ils fait pareille erreur ? D’autre part, oû est la démocratie en Israel ? LE PEUPLE A VOTE PAR QUATRE FOIS POUR NETANYAHU et personne n’a tenu compte de son vote. Bennet le traître et son toutou se sont auto-proclamés en volant leurs postes. Que de mépris envers le peuple !! J’en ai la nausée. Honte à Bennet et ses guignols !

  2. Rarement vu un article aussi tendencieux, bourré d´assertions frisant la diffamation…Tout à fait dans la ligne du « Le Monde ». Une phrase, entre autres, suffit à juger de la stupidité d´Eva Illouz: « 77 % des Israéliens préféraient Donald Trump à Joe Biden, la brutalité vulgaire à la sobriété humaniste. » On croit rêver. Bref à jeter aux ordures

  3. D’après Mme Illouz le « sécuritisme » serait la cause de la perte de confiance des Israéliens « dans leurs institutions et leurs représentants »! Que dire alors de la France où aux dernières élections l’abstention a atteint près de 68%? Les Français seraient ils aussi « sécuritistes », pour ne même pas aller voter? C’est dans le monde entier, sauf dans les dictatures, que les peuples n’en peuvent plus de la corruption et du mensonge de leurs dirigeants. Mais non, il faut pointer Israël et Néthanyahou!
    Peut-on encore avoir confiance en la Justice française quand un assassin n’est même pas mis en examen parce qu’il s’est shooté au Canabis? C’est fou comme on peut tordre le cou aux réalités juste pour satisfaire ses opinions pré-établies, et bien sur, où trouve-t-on ce genre d’articles? dans le journal le plus antisioniste: le Monde

  4. Pourquoi publier un article d’une telle violence envers Israël, dans lequel aucun israélien de droite ou de gauche ne peut se reconnaître !
    L’Ehess est un repaire d’islamigauchistes, souvent juifs, dont le but est d’abattre Israël et la France

  5. C’est la pédauquerie de Ped-Aviv qui fera tomber Israel.
    Il faut se souvenir que la pédauquerie a défilé, avec sa ped-pride, dans la ville la plus sainte du monde : Jerusalem.
    Iront-ils défiler à la Mecque ou bien au Vatican ? Bien sur que non car toutes ces pédauques se feraient fracasser le crâne.

  6. Je n’ai aucune opinion sur ce qui est par nature inconnaissable . Mais je puis observer ce qui est et réfléchir . Le monde n’a pas changé, il reste un endroit dangereux et il n’aime pas les Juifs . Etre sécuritaire, comme dit le Monde, n’est pas un choix mais une nécessité . Si Israël cessait de l’ être, il disparaitrait avec sa population juive .

    Le peuple juif a pu survivre sans territoire sans état et sans armée parce que le monde était commandé par des rois des princes des seigneurs des sultans des émirs des patriciens . Ils admettent l’existence des minorités, le cas échéant ils les chassent mais ne les exterminent pas . Depuis le dix neuvième siècle en Amérique espagnole, depuis 1918 en Europe continentale, depuis l’après guerre dans le monde entier, le monde est gouverné par des chefs populaires . Les minorités disparaissent partout . Or les Juifs sont une minorité partout . Les massacres ont commencé en Europe dès 1918 . Le choix est simple : se donner un état un territoire et une armée ou mourir .

    L’ Etat juif a refusé de devenir un état normal et s’est obstiné à rester juif : c’st une démocratie parlementaire à partis multiples, la presse est libre, la justice indépendante, les chefs ne prennent pas le pouvoir en assassinant le prédécesseur, on n’assassine pas les minorités et on ne les expulse pas, les non juifs ont des droits politiques, le pays a réussi son développement économique, il n’est pas parfait, pas du tout, et ses chefs ne sont pas des génies infaillibles. Bref il est civilisé comme on peut l’ être en temps de guerre . Il est donc haï et les condamnations à jet continu de l’ ONU sont un signe grotesque mais révélateur . A lui seul Israël est condamné bien d’avantage que le monde entier .

    Le monde étant un endroit dangereux et peu amical, Israël doit être sécuritaire ou mourir .

  7. L’antisemitisme des musulmans n’a rien à voir avec le vieil antisemitisme européen ou des pays de l’Est . Chez les musulmans c’est uniquement de la jalousie ceci depuis Ismaël, même si D .préserve ,on leur donnait Israël ça ne changerait rien ,il ne supporte pas que les juifs soient le peuple élu !

  8. L’analyse des contradictions d’Israël de cet article me semble lucide. Il oublie simplement la fracture historique des fondateurs du sionisme entre ashkénazes socialistes et séfarades spiritualistes! Il appartient à notre société précisément de trouver l’axe vertical commun de notre survie. Contrairement à ce qui est souvent exprimé Israël n’est pas le fruit de la Shoah mais de l’espérance messianique qui a habité la diaspora juive pendant 2000 ans. Il est tout de même paradoxal de constater que c’est une fois ce rêve accompli : celui de retrouver notre terre ancestrale que nous devenions les fossoyeurs de nous-mêmes
    Rome fille d’Athènes a détruit le Temple de Jérusalem ce qui scellé notre exil en diaspora. Notre survie physique sans son éthique spirituelle — face à tout autre idéologie — serait suicidaire!
    Le sionisme socialiste des fondateurs de l’état d’Israël avait une vision athénienne avec un compromis avec sa frange religieuse. Athènes matérialiste est un capitalisme de gauche face à une Jerusalem libérale et spiritualiste. Allez voir ce qu’est devenu le kibboutz : une entreprise d’exploitation prolétarienne des Thaïlandais et des Palestiniens! Cette contradiction ira croissante sauf si comme toujours nos ennemis islamistes iraniens nous réunissent. Nétanyahou avait tout compris c’est pour cela qu’on a voulu l’abattre

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