Il n’est pas question d’être exhaustif sur un sujet pareil. Néanmoins quelques points saillants sont à prendre en considération, du point de vue de la communauté juive de France. Au-delà de l’article, il faut se poser la Question : Dans pareille situation, que doivent faire les dirigeants de la Communauté Juive de France, s’il y en reste ?

Les Juifs de France

Au moment où des communautés se vident presque totalement de leur population juive, avec des synagogues qui ont disparues ou qui disparaissent, en partie à cause de l’hostilité de la population musulmane voisine, comme c’est la cas à Trappes où la synagogue a été incendiée et la ville désertée de ses juifs, à Stains dans le 93 où le maire propalestiniens affiche le portrait du terroriste Marwane Barghouti comme un héros international parce qu’il a du sang juif sur les mains, il nous est paru bon de donner quelques chiffres indicateurs et qui mettent en perspective l’avenir des juifs en France.

Le maire de Stains devant le tribunal pour sa banderole en soutien à Marwan Barghouti, "le Mandela palestinien"

La France de 2021 n’est plus la France des années 80 où la communauté Juive était florissante et à son apogée. Le Consistoire était encore dirigé par des notables. Jean Paul ELKANN succédait à Alain de Rothschild au Consistoire Central. Renée Samuel Sirat succédait au grand rabbin Jacob Kaplan au poste de Grand Rabbin de France. Emile Touati succédait à Jean-Paul ELKANN au consistoire Israélite de Paris. Début des années 90 la nomination du Grand Rabbin SITRUK entraîne avec elle la mouvance orthodoxe du Rav Shach, et il commence à installer une forme de ségrégation orthodoxes et non orthodoxes. Au consistoire de Paris, Benny COHEN (1989) se distingue avec les scandales de gestion et ses tentatives de prises en main frauduleuse des communautés et depuis cette époque la démocratie communautaire a disparue, avec aujourd’hui un président qui semble être élu à vie à Paris et au Central, on parle là de Joël MERGUI, dont le mandat est dépassé depuis belle lurette. La communauté se morcelle, les idiots utiles créent des petits oratoires pour en être les présidents, et certains préfèrent être à 9 c’est-à-dire ne pas avoir le quorum pour prier en communauté, plutôt que d’arrêter ces divisions stériles. En parallèle les communautés surtout celles de banlieue s’appauvrissent, la cohabitation avec les musulmans devient impossible à cause des actes d’antisémitisme, et les juifs pratiquants vivotent sans espérance, en France tout du moins.

Attentat de Copernic en 1980, 1982 fusillade à la rue des Rosiers, les intifadas une et deux mais pas que, les actes de terrorismes font des victimes. Au nom de l’islam on assiste à l’assassinat de Ilan HALIMI en 2006 par Fofana, Mohamed Merah en 2012 avec la tuerie d’Otsar Hatorah de Toulouse, en 2015 Amedy Coulibali à l’Hyper cacher de Vincennes, en Janvier 2016 attaque à la machette d’un enseignant juif, le meurtre de Sarah Halimi et des centaines d’agressions antisémites que l’on ne peut toutes citées ici.

Dans les années 1990 on parlait de plus de 600.000 Juifs en France, dans les années 2015 cela tournait à 450.000 Juifs, en 2021 dans Statista, ils ne sont plus que de 340.000 Juifs en France. La Alya a été la cause principale de cette décroissance du nombre de Juifs en France.

La communauté n’est plus encadrée, ni organisée. Plusieurs chapelles se côtoient et la plus plus dynamique est celle des Loubavitch. Mais que vont faire des juifs Séfarades dans cette mouvance qui n’est pas la leur, une histoire et des pratiques qui ne sont pas les leurs. La nature ayant horreur du vide, notamment du vide Consistorial, le judaïsme traditionnel perdant ses repères, il se trouve confronté à cette pratique Loubavitch sortie de nulle part pour les séfardim face à des rites ashkénaze qui ne sont pas les leurs, une pratique des lois ou des prières qui ne sont pas celles de leurs parents. Nous ne parlons là que de ceux qui pourront rester juifs par leur pratiques, la majorité restante étant vouée à disparaitre dans une assimilation qui leur tend les bras.

La France

La France dans tout cela. Celle des années 80, n’est plus celle des années 2020. La France dégringole, et perd de son importance un peu partout.

L’industrie française passe de la 6è à la 22 è place. Les rapports PISA mettent la France à la 23e place. En recherche et Développement la France reste moins bien placée. La capacité de mettre au point des vaccins est en chute libre, là où la France avec l’Institut Pasteur était l’une des meilleurs au monde elle se trouve à présent un objet de risée du monde. Des gouvernants incapables de gouverner paralysés par le principe de précaution, un truc inventé par les écolos.

Avec 9,3 chercheurs pour 1 000 actifs, la France se place derrière la Corée du Sud et le Japon, mais devant le Royaume-Uni , l’Allemagne et les États-Unis. Plusieurs pays moins peuplés se situent aux premiers rangs mondiaux, notamment Israël (N°1), la Finlande, la Suède et Taïwan.

Le président Charles de Gaulle donne une conférence de presse dans la grande salle du palais de l’Elysée, le 25 mars 1959. Certains commentateurs et chroniqueurs rapportent cette saillie assassine de de Gaulle : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche. »

Enfin dernière comparaison là où en Israël le produit national brute par habitant est de 41.614 $, en France il est de 40.494 $, au japon 39.287 $. Avec ces chiffres Israël est placé au 38e rang avec le Vatican, Monaco, Liechtenstein, et Luxembourg en tête et qui sont des micro-états mais devant la France et surtout un taux de croissance du triple de la France.

Les musulmans.

Le principal point de fiction en France et pas seulement avec la communauté Juive, c’est la population musulmane, du moins sa partie réfractaire à la République.

Le Pew Research Center a publié le 29 novembre dernier une vaste étude sur la croissance attendue de la population musulmane en Europe d’ici à 2050.

Le Pew Research Center est un organisme américain indépendant et non-partisan faisant autorité qui publie des statistiques et des études portant principalement sur la société américaine, mais dont les recherches portent de temps à autre sur d’autres sociétés. Il a publié le 29 novembre 2020 une étude détaillée sur la population musulmane présente en Europe et son évolution possible d’ici à 2050. Cette étude, titrée Europe’s Growing Muslim Population, n’a pas, à ma connaissance, été reprise ou commentée dans la presse française. Il ne s’agit pas de prévisions, mais de projections de ce qui pourrait se produire selon différentes hypothèses. Dans l’étude, sont considérés comme musulmans ceux qui ont répondu « musulmane » à la question « Avez-vous une religion et si oui, laquelle ? »(“What is your religion, if any?”). Cf. Annexe méthodologique citée à la Note 12.

 

Le premier graphique rend compte de la présence musulmane en Europe en 2016, tant en valeur absolue dans les différents Etats européens, qu’en valeur relative, c’est à dire la part de la population musulmane dans le total de la population de ces Etats. Comme on peut le voir, l’étude estime que le nombre de musulmans présents en Europe en 2016 était de 25.8 millions, ce qui représentait 4.9% de la population totale résidant en Europe. En raison de l’immigration régulière, mais aussi de l’afflux de réfugiés, principalement musulmans, au cours des dernières années, cette fraction a connu une croissance importante depuis 2010 (où elle n’était que de 3.8%), et même depuis 2015 (où elle atteignait 4.6%). Fin 2017, il est probable que cette fraction aura dépassé 5%.

On constate que la France est le pays qui compte le plus grand nombre de musulmans : 5.72 millions d’après l’étude (mais comme en France la politique de l’autruche est la politique d’état, on casse le thermomètre pour être sûre de na pas avoir de fièvre. Ainsi il est interdit de recenser la population par religion ou ethnie). Exceptés Chypre et la Bulgarie, c’est également le pays où la proportion de musulmans est la plus élevée : 8.8% en 2016. La Suède suit la France avec 8.1% de musulmans, devant un groupe de pays tels que l’Allemagne, le Royaume Uni, la Belgique, l’Autriche et la Suisse où cette fraction est comprise entre 6 et 7%. A l’inverse, les musulmans ne représentent qu’une très faible fraction de la population des pays d’Europe orientale (Chypre, Bulgarie et Grèce exceptés). Elle est même inférieure à 0.1% en Pologne.

A partir de cette estimation de la population musulmane en Europe en 2016, l’étude établit ensuite des projections jusqu’en 2050 selon trois scénarios distincts :

  1. A) un scénario dans lequel toute migration vers l’Europe et en provenance de l’Europe est stoppée, autrement dit les soldes migratoires sont supposés être égaux à zéro
  2. B) un scénario haut dans lequel l’afflux de réfugiés musulmans continue au même rythme que durant la période 2014-2016 (4) en sus des flux d’immigration régulière communément observés jusqu’ici
  3. C) un scénario intermédiaire dans lequel les flux migratoires réguliers continuent comme par le passé mais où le flux de réfugiés cesse. Les résultats de ces trois projections pour l’ensemble de l’Europe sont résumés par le graphique ci-dessous :

Le premier constat est que même si les soldes migratoires tombaient à 0 jusqu’en 2050, la part de la population musulmane en Europe augmenterait néanmoins d’environ 50%, passant de 4.9% en 2016 à 7.4% en 2050. Ce résultat résulte quasi-exclusivement de la plus forte fécondité des femmes musulmanes que celle des non musulmans et de l’âge moyen beaucoup plus faible des premières (Cf. Infra). Si l’on suppose que les flux d’immigration régulière conservent les mêmes tendances que par le passé mais que l’afflux de réfugiés cesse, la part de la population musulmane en Europe atteindrait alors, en moyenne, 11.2% en 2050. Enfin, si ces migrations se poursuivent à ce rythme et que simultanément des réfugiés musulmans continuent à parvenir en Europe au même rythme qu’en 2014-2016, alors cette proportion atteindrait 14.0% en 2050. Une première conclusion que l’on peut tirer est que les musulmans vont donc représenter une fraction certainement croissante de la population européenne et qu’en 2050, celle-ci se situera à un niveau qui pourrait être le double, voire davantage, du niveau actuel. Une autre conclusion est que la taille de la population musulmane en Europe en 2050 dépendra surtout de l’ampleur des mouvements migratoires jusqu’à cette date.

Scénario A : soldes migratoires égaux à zéro jusqu’en 2050

Ce scénario suppose une rupture complète avec l’évolution passée : il n’y a plus d’immigration régulière de populations musulmanes en Europe d’ici 2050, et pas davantage de flux de réfugiés musulmans comme ceux constatés entre 2014 et 2016 ou avant. Dans ce scénario, c’est donc essentiellement la croissance démographique des musulmans déjà installés aujourd’hui en Europe et celle des non musulmans qui détermine la part de la population musulmane en 2050 dans les différents Etats européens. Les résultats de cette projection sont les suivants :

Dans ce scénario, le nombre des musulmans en Europe atteint 35.7 millions (soit environ 10 millions de plus qu’aujourd’hui) et la proportion de musulmans résidents en France est la plus élevé d’Europe (après Chypre). Le nombre de musulmans vivants en France est également le plus élevé : 8.6 millions, loin devant le Royaume Uni ou l’Allemagne. Cette représentation de la présence musulmane en Europe en 2050 est peu ou prou celle prévalant en 2016, majorée de 50%, excepté le fait que la fraction de la population musulmane à Chypre et en Bulgarie, les deux Etats où cette fraction est actuellement la plus élevée, demeurerait presque constante.

Scénario B : poursuite de l’immigration régulière mais arrêt des flux de réfugiés

Ce scénario intermédiaire est celui ou l’immigration régulière se poursuit au même rythme qu’antérieurement mais où l’afflux de réfugiés cesse jusqu’en 2050. Entre la mi-2010 et la mi-2016, cette immigration régulière traditionnelle a représenté 5.4 millions d’immigrés, dont 2.5 millions de musulmans (soit 46% du total). La projection repose sur l’hypothèse que ce flux (soit 0.9 million de migrants réguliers par an), sa composition et les destinations par pays demeurent inchangés jusqu’en 2050. Au cours de la période 2010-16 (5), ces migrants musulmans réguliers ont représenté environ les deux tiers du nombre total de migrants musulmans arrivés en Europe, l’autre tiers étant composé de réfugiés (6).

Il y aurait alors près de 58 millions de musulmans en Europe en 2050 (contre 25.8 millions en 2016) et ceux-ci représenteraient alors 11.2% de la population en Europe (contre 4.9% en 2016). Le pays comptant le plus grand nombre de musulmans serait le Royaume Uni (13.0 millions) devant la France (12.6 millions). Mais (excepté Chypre) c’est en Suède que la part de la population musulmane serait alors la plus élevée : 20.5% (contre 8.1% en 2016). La France se classerait au deuxième rang avec 17.4% de musulmans, soit une proportion presque doublée par rapport à 2016 (8.8%). Suivent le Royaume Uni (16.7%) et l’Italie (12.4%). L’Allemagne compterait 10.8% de musulmans (contre 6.1% en 2016). La forte croissance de la part des musulmans au Royaume Uni (16.7% contre 9.7% en 2016) résulte en particulier du fait que ce pays a connu un flux important d’immigration régulière ces dernières années et que ce scénario repose sur l’hypothèse que cette immigration régulière continue au même rythme jusqu’en 2050.

Scénario C : poursuite de l’immigration régulière et poursuite de l’afflux de réfugiés

Dans ce scénario, outre la poursuite de l’immigration régulière, l’afflux de réfugiés, avec la même proportion de musulmans et la même répartition par pays d’accueil se poursuit jusqu’en 2050 au niveau constaté entre 2014 et 2016. Ceci représente un flux de 480 000 réfugiés par an, dont 78% de musulmans (390 000 par an). Ce flux est quatre fois supérieur à celui de la période immédiatement antérieure (7). Le nombre des musulmans en Europe dépasserait alors 75 millions en 2050 et ces derniers représenteraient 14% de la population européenne. Conséquence de la localisation des flux de réfugiés en 2014-2016, la poursuite de cette tendance ferait alors de l’Allemagne le pays comptant le plus grand nombre de musulmans (17.5 millions en 2050), suivi par le Royaume Uni (13.5 millions) et par la France (13.2 millions).

S’agissant de la France, ce scénario diffère peu du scénario intermédiaire en raison du fait qu’elle a accueilli peu de réfugiés entre 2014-16 et n’est donc que faiblement affectée par la poursuite de ce type de mouvement migratoire. Il en va tout autrement des trois pays qui ont accueilli le plus grand nombre de réfugiés en proportion de leur population entre 2014-16, c’est à dire l’Allemagne, la Suède et l’Autriche.

Quelles conséquences ?

En France , Marine Le Pen voit ses chances de parvenir au pouvoir grandir de plus en plus. Dans les derniers sondages elle est créditée 48/52 contre Macron. Une étude comme celle ci-dessus est passée sous-silence par tous les médias (lien : . https://www.pewforum.org/2017/11/29/europes-growing-muslim-population/). Si de telles études étaient dévoilées cela changerait les scores de manière non, négligeables.

Mais au-delà de ce constat, quelles seraient les réactions de la population dont les nerfs sont déjà à fleur de peaux. Nul ne peut plus écarter la possibilité de confrontations directes entre les populations. Le gouvernement ne pourra plus faire dans le bricolage sur les séparatismes, et tous les verbiages actuels devront trouver des solutions.

L’intégration des musulmans ou de la partie radicalisée est un échec. Il y a un terrorisme d’ambiance nous dit-on avec des jeunes qui par simple mimétisme prennent des initiatives individuelles d’attentat ( près de 3 par mois sont actuellement déjoués) . Les Juifs en sont les victimes – non collatérales mais principales.

La France, ses Juifs et ses musulmans est un problème potentiellement explosif, si on y ajoute une possibilité de conflit au Moyen-Orient, il semble que l’on soit sur un baril de poudre. On a vu lors des deux intifadas ce qui s’est passé. Ou encore les émeutes à Sarcelles en Juillet 2014 et les manifestations contre l’islamophobie.

La division n’est pas qu’entre les musulmans radicalisés et le reste des français, mais aussi avec les islamo-gauchistes et le reste de la France.

C’’est une vraie fracture qui traverse la France, mais aussi l’Europe.

L’objet n’est pas de mettre de l’huile sur le feu, de repousser le dialogue entre Juifs et Musulmans. Il existe et on s’en félicite. Comme on se réjouit des accords d’Abraham qui espérons le donnera une autre perspective que celle de l’affrontement, voire celle de la coexistence. On le voit en Israël où des arabes israéliens semblent vouloir voter pour Bibi en se disant que ce qui possible à Dubaï est possible à Nazareth.

Il n’en demeure pas moins que le danger existe, et autant le traiter « à froid ». Car le jour où un problème surgira, avec un éventuel soulèvement des banlieues, nul ne sait ce qui se passera.

Il faut en prendre vraiment conscience aujourd’hui avant qu’il ne soit trop tard.

COHEN SABBAN

5 Commentaires

  1. L’arrivée des Arabo musulmans entraîne des catastrophes (voire Stockholm devenu capitale du viol). Mais, que personne ne si’inquiète. L’Europe restera un continent peuplé de Blancs de confession chrétienne. Les minorités ethniques, raciales, nationales religieuses vont vite l’apprendre à leurs dépens.

  2. Le vrai problème des juifs français c’est qu’ils n’ont d’autres représentants qu’une petite caste qui ne s’autorise que d’elle-même.
    La maladie du judaïsme français, depuis très longtemps, est la conséquence d’une relation quasi incestueuse de cette caste dirigeante avec les gouvernements successifs auxquels ils se sont toujours assujettis.
    En deux mots comme en 100, les musulmans ont bien de la chance, en France, d’avoir des représentants qui refusent de se mettre à plat ventre.

  3. Les français ont conscience de cela, ils en ont marre, mais c’est Micron et sa politique minable , sans compter les quons d’orsay qui ont contribué à ces beaux bordels, au lieu de richesse c’est misère absolue, un changement radical de politique face à ces radicaux muslims qu’il faut mettre en place , avec une politique de retour au bercail en Afrique pour que l’on respire un peu ….

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.