JForum avait décidé de ne pas parler d’une mascarade communautaire, qui est une insulte aux Juifs de France, à savoir les pseudo élections pipées du Consistoire de Paris. Malheureusement il faudra s’y faire, tant qu’il n’y aura pas un élan nouveau partant de la base pour refonder complètement la Communauté, avec des bénévoles capables d’initier les assises de la Communauté et la rebâtir sur des bases nouvelles en prenant bien soin d’en écarter les fossoyeurs actuels.

Lors des précédentes élections, une liste bidon, menée par David REVCOLEVSCHI, qui n’avait même pas fait campagne a vu ce dernier, seul élu de sa liste, rejoindre M. Mergui le jour même de son élection. Quatre ans plus tôt, le même simulacre avait eu lieu avec Philippe MEYER. Tous les fichiers sont mis à disposition de l’équipe Mergui, ce qui permet l’envoi de mails, de SMS sur les portables, mêmes de personnes non adhérentes et non électeurs.

Ces pratiques sont tellement écœurantes, que nous voulions les passer sous silence. Mais voilà, il y a deux personnes courageuses qui font l’effort de se battre. Evelyne GOUGENHEIM qui est une militante communautaire et mène un combat quasi solitaire, et François SITRUK Président de Saint-Brice sous-forêt qui a décidé sans grande illusion de se porter candidat.

Nous leur souhaitons bonne chance, sachant que même s’ils sont élus, les complices de M. Mergui sont suffisamment nombreux, qu’ils n’auront aucune chance de changer les choses. Mais cela ne nous interdit pas de les soutenir.

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Et en cadeau, le somptueux discours, non, un appel à la mobilisation générale de Me Richard Malka,  lors de la Remise du Prix de la Laïcité où il fut salué par une impressionnante standing ovation.

https://www.tribunejuive.info/2021/11/13/richard-malka-prix-de-la-laicite-aujourdhui-cest-le-temps-de-laction-de-lengagement-et-du-combat-cest-le-temps-du-reveil/

Elections, pour une meilleure Communauté.

Force est de constater que ces élections sonnent le glas des dernières illusions. Un candidat interdit par les statuts, puisque son restaurant est sous contrôle du Beth Din ( Titre II, article 7 des statuts ACIP)  figure toujours dans la liste du gérant candidat cumulant toujours la présidence d’une dizaine d’associations qui collectent des millions d’euros et souhaite continuer à «  gérer » en toute opacité avec son candidat illégitime et illégal.  Il y a aussi l’autre candidate qui avait défrayé la chronique des faits divers : était-il vraiment nécessaire de la recoller là ?

https://www.liberation.fr/france/2019/01/22/justice-elle-fracasse-la-porte-et-saute-sur-moi_1704720/

La classe, vraiment. Pitoyable, nul, honteux, foutage de gueule, il n’y a pas assez de mots et ceux qui conviennent sonnent durement aux oreilles. Et pas un mot des larmoyants toujours prêts à faire les chiens de garde autour de celui qui leur jette leur pitance.

La seule partie du programme qui se réalisera, sans aucun doute, est l’accroissement continu des déficits, de synagogues laissées en déshérence par de mystérieux acheteurs et la persistance d’un climat malsain qui éloigne tous ceux qui en ont le choix. La multiplication des oratoires non–consistoriaux en témoigne, à Paris comme en banlieue.

Lord Rabbi Jonathan Sacks (Z’l) dans le commentaire de Vayichla’h, mentionne les conséquences du pouvoir, glissant naturellement à l’abus de pouvoir. «  Le pouvoir est comme un virus, une maladie, qui, une fois inoculé, va graduellement, mais inexorablement se généraliser et s’imposer.  Seul le pouvoir peut lutter contre le pouvoir ». Le viol de Dina est à l’origine de la violence qui s’enchaînera, sa parole mortellement étouffée. Un viol la chosification d’un être humain, sa réduction à rien.

L’absence d’écoute et de dialogue est la première violence qui ouvre le chemin à toutes les autres.

Alors que nous disons et répétons Chema Israël, nos institutions ont oublié d’écouter : les femmes en attente de Guett, les Communautés sans Rabbin, les Rabbins dont la parole est sous contrôle, les appels à l’aide de victimes de l’antisémitisme qui cherchent désespérément à quitter leur logement, leur quartier, les familles en détresse.  A tous, une seule et même réponse : la porte fermée. Sans aucun doute, tel était le but recherché : éloigner les fidèles, les désespérer, les écarter pour qu’il ne reste qu’une chose : les collectes dont le produit reste soustrait à la vue de tous, dans des associations non-consistoriales.

Qui sont les candidats ?

Ceux qui se présentent sur la liste du gérant, ont pour beaucoup déjà huit ans, certains seize ans de mandats. Quel est leur bilan ?

Qu’ont-ils fait, qu’ont-ils dit lorsque le Consistoire, non pas le Consistoire mais le gérant, soucieux de ses intérêts, a signé le 7 avril 2017, le communiqué félon déclarant que  l’assassinat de Sarah Halimi (Z’l) n’avait « pas de caractère antisémite avéré ». Ils peuvent, tellement plus tard, tellement trop tard, venir verser une larme visible sur la photo, oubliant leur terrible part de responsabilité dans ce naufrage judiciaire.

Qu’ont-ils fait pour contrôler que le Centre du XVIIème ne puisse, en plus d’accaparer les budgets, vampiriser les autres synagogues ? Qu’ont-ils fait pour dénoncer l’opacité du Secours juif, qui collecte sur le site du Consistoire, privant les Communautés de ressources destinées à la solidarité, sans qu’il n’y ait la moindre traçabilité d’actions menées. Qu’ont-ils fait pour relancer les mouvements de jeunesse, là où se tissent les amitiés et où naît le goût de l’action collective ?

Une trahison de la mission du Consistoire, pire un détournement, une prise d’otages. Ceux qui veulent s’opposer en connaissent le prix : campagnes diffamatoires, menaces, pressions, exclusions relayées par des dizaines de sbires qui, soucieux de miettes, font ce qu’on leur dit de faire. Le Consistoire n’est plus qu’une succession de renoncements, de replis, d’abandons face à un abus de pouvoir permanent qui valorise la carence éthique et l’entre-soi malsain. Malheureusement, ceux qui se taisent contribuent au malheur et le rendent possible, Elie Wiesel(Z’l).

Pour une « meilleure Communauté »

Que serait une «  meilleure Communauté » ? Ce serait d’abord une Communauté attentive, plus juste et plus solidaire. Alors que les Communautés vivent de façon quasi autonome – elles aussi savent que le Consistoire ne les aidera pas – pourquoi garder une structure centrale, lourde, inopérante, qui n’est plus adaptée. Cela permettrait de libérer de nouvelles énergies dans les Communautés, de remobiliser.  Recentrer le Consistoire sur ses missions d’état-civil, de contrôle budgétaire.

La question de la cacheroute qui représente 50% des recettes du Consistoire nécessiterait une complète remise en perspective, les habitudes de consommation, la multiplication des cacheroutes, tout cela augure d’une nécessaire remise en question.

Le Guett, dont le service n’a pas été transformé après le scandale  qui l’a secoué, pourrait, comme en Israël, faire intervenir des femmes au Beth Din afin d’assurer la diligence  pour laquelle il est requis.

Limiter les mandats de tous les administrateurs à une durée maximale de huit ans, par deux mandats de quatre ans, la nécrose s’installant rapidement et les dérives progressant exponentiellement.

Ouvrir des espaces de dialogue intra communautaire et extracommunautaire.

Tout est à faire, la liste est longue, le temps court, le silence sinistre.

Chabbat Chalom.

Evelyne Gougenheim

PS/ Dimanche, ne votez pas ou ne cochez qu’une case et non pas sept, cette règle de 7 ne figurant ni dans les statuts, ni dans le règlement intérieur. La Commission électorale, si elle existait, se serait préoccupée du candidat « interdit » et non pas de faire cocher sept cases. Une règle bidon. En votant dimanche, vous cautionnez le système en place, son opacité et son absence de gestion. N’oubliez pas que le Consistoire Central, à cause de cette gestion, a perdu  l’immeuble où se trouvait son siège social, gagné des dettes et se retrouve locataire , son nom ne figurant nulle part, bref en chemise et chaussettes. Si néanmoins, vous tenez à «  voter » dans cette grande usine à Cerfas, demandez-vous si vous votez pour des Cerfas de complaisance avec espèces sonnantes et trébuchantes, des travaux surfacturés et sans appel d’offres, ou bien sûr, pour la fermeture programmée de synagogues, car le non remplacement des Rabbins mène à la fermeture. Suit la vente «  au fil de l’eau », ni vu, ni connu, pas d’urgence surtout lorsqu’on ne sait pas qui achète. Bon appétit, bon vote. Il y a 13 postes à pourvoir et 15 candidats dont 13 de la liste du gérant , 12 plutôt, l’un étant éliminé d’office. Quelque soit le vote durant les dix ou vingt prochaines années rien ne changera, le gérant ne bougera pas, sauf si les élections sont annulées. Elles le seront.

1 COMMENTAIRE

  1. Nous ne pouvons qu’être admiratifs devant des gens comme madame Gougenheim. Nous voyons cependant que malgré toutes les dénonciations de faits avérés, on n’empêche pas ce système de continuer en toute impunité.ahbmoins que la communauté est satisfaite comme ça…
    Peut-être qu’une action devant les tribunaux pourrait remettre de l’ordre?

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