Le commandant de l’aéroport militaire syrien de Mennegh tué

0
18

Le commandant de l’aéroport militaire de Mennegh, l’un des derniers encore aux mains de l’armée dans le Nord syrien, a été tué lors de combats, a indiqué dimanche une ONG. « Le général Ali Mahmoud a été tué samedi avec deux de ses gardes du corps dans l’enceinte de l’aéroport, où les combats se poursuivent.

Les rebelles ont bien avancé mais n’en ont pas encore pris le contrôle », a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

En début d’année, les rebelles se sont lancés dans la « bataille des aéroports d’Alep » pour priver le régime de son principal atout, visant l’aéroport international, ceux militaires de Jarrah et Kouweiris à l’est, Mennegh au nord et Nairab dans le sud. Ils ont pris pour le moment le contrôle de Jarrah.

Ils détiennent aussi la quasi-totalité des aéroports de la province d’Idleb (nord-ouest).

Par ailleurs, l’aviation syrienne a mené dimanche un raid sur Jobar, un quartier de l’est de la capitale, et sur la ville rebelle de Raqa (nord), selon l’OSDH.

Des bombardements sporadiques ont visé la région agricole du sud de Banias (ouest), majoritairement sunnite, a ajouté cette organisation qui s’appuie sur un large réseau de militants, de médecins et de sources militaires à travers le pays.

Samedi, au moins 62 corps avaient été découverts dans un quartier sunnite de Banias pris d’assaut la veille par les forces du régime, avait rapporté l’OSDH.

L’opposition a estimé que la multiplication de ces atrocités relevait d’une politique de « nettoyage ethnique » menée par le régime de Bachar al-Assad, issu de la minorité alaouite.

La ville portuaire de Banias compte 40.000 habitants dont 50% de sunnites et 45% d’alaouites.

Mais la province où elle est située est peuplée à 80%
d’alaouites.

Dans la province de Homs (centre), frontalière de la Syrie, l’armée bombardait Qousseir et les combats ont gagné la lisière de cette ville,bastion de la rébellion désormais théâtre de violents affrontements entre insurgés et soldats syriens appuyés par des combattants du Hezbollah chiite libanais, selon l’OSDH.

La violence a causé la mort samedi de 148 personnes — 40 civils, 74 rebelles et 34 soldats –, selon l’OSDH.

BEYROUTH, 05 mai 2013 (AFP)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here