Méfiance d’Israël envers les États-Unis sur les négociations avec le Hamas

Des dissensions semblent avoir émergé entre Israël et son allié américain autour des récentes négociations pour un cessez-le-feu avec le Hamas à Gaza. Selon des responsables israéliens cités par le journaliste Barak Ravid, l’administration Biden aurait manqué de transparence sur les changements apportés à l’accord proposé par les médiateurs égyptiens et qataris.

Le sentiment prévalant à Jérusalem serait celui d’avoir été « joué » par Washington et ses partenaires régionaux. En cause ? Le fait que les États-Unis étaient au courant des modifications de la contre-proposition finale acceptée par le Hamas, sans en informer Israël au préalable.

« Lorsque les Israéliens ont lu la réponse du Hamas, ils ont été surpris de voir qu’elle contenait de nombreux éléments nouveaux qui ne faisaient pas partie de l’offre initiale », confie un haut responsable, évoquant « une toute nouvelle proposition ».

Un épisode qui aurait semé un profond malaise au sein de l’exécutif israélien quant au rôle joué par les Américains dans ces négociations pour la libération d’otages. Au point de remettre en cause la suite du processus.

« Cela a suscité une profonde déception et suspicion concernant le rôle des États-Unis », corrobore Barak Ravid, alors que William Burns directeur de la CIA était partie prenante de l’offre finalement entérinée par le Hamas selon le New York Times.

Les responsables israéliens iraient même jusqu’à suspecter les Américains d’avoir garanti au mouvement palestinien que l’accord déboucherait sur un arrêt des hostilités, une perspective que dément Washington.

« Nous pensons que les Américains ont transmis au Hamas que tout irait bien pour la fin de la guerre », lâche une source officielle à Jérusalem, distillant un sentiment de défiance.

Si les États-Unis assurent avoir négocié « de bonne foi » aux côtés d’Israël, ce dernier semble persuadé du contraire. Un climat de méfiance qui risque d’entacher la suite des pourparlers pour mettre un terme durable au conflit meurtrier à Gaza.

L’accord accepté par le Hamas n’était pas le même que celui entre les mains des Israéliens. Comme il y a trois parties impliquées – le Hamas, les Israéliens et les Américains – l’une d’entre elles ment probablement . Saurons nous un jour la vérité ? Cependant, la position d’Israël sur la demande de fin de la guerre à Gaza est restée inchangée : pas de fin des hostilités tant que le Hamas n’est pas éliminé.

Malgré l’implication de multiples acteurs dans les négociations, il semble y avoir un décalage entre l’accord tel qu’il a été accepté par Hamas et celui dont disposaient les autorités israéliennes. Cette divergence soulève des interrogations quant à la transparence des différentes parties prenantes vis-à-vis de leurs propres populations. L’une d’entre elles aurait-elle dissimulé certains éléments ?

Pour l’heure, ces zones d’ombre entretiennent le doute et nourrissent la méfiance, compromettant peut-être la conclusion d’un cessez-le-feu durable. Seule une clarification permettra d’établir les responsabilités et de rétablir la confiance indispensable à l’avancement du processus de paix.

Quoi qu’il en soit, Israël semble camper sur sa position de fermeté : tant que le Hamas ne sera pas neutralisé, l’État hébreu refusera de mettre un terme aux opérations militaires dans la bande de Gaza. Une ligne rouge infranchissable pour le gouvernement israélien dans cette crise régionale à haute tension.

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Damran

Voilà que Biden le sénile, associé au Qatar-Terroriste-Voyou, se fait balader et participe aux magouilles/mensonges liés aux prétendues négociations destinées à libérer les otages, alors que le but réel de ces manipulations, est de sauver la peau du hamas et de faire capituler Tsahal.
Biden la marionnette détraquée va jusqu’à mentir et déclarer des âneries.
Même William Burns le chef de la CIA a falsifié les prétendus accords acceptés par les ordures animalisées du hamas, pour forcer la main d’Israël.
Israël doit immédiatement cesser ce carnaval de dupes et abandonner les négociations trafiquées, organisées par des tricheurs sans foi ni loi.
Il est quand même étrange de voir l’ensemble de la planète se déchaîner avec autant d’hystérie dès que le mot Rafah est prononcé, preuve s’il en est, que les chefs du hamas sont cachés dans cette cité des rats, pas loin des otages….

Asher Cohen

Israël n’a probablement plus rien à négocier avec le hamas, d’abord parce que la majorité des otages sont probablement déjà morts, et ensuite parce que dès le départ Israël s’est juré de réaliser l’éradication de cette organisation terroriste. Le hamas sait pertinemment qu’il a le bâton en face, que Netanyahou l’a déjà utilisé, et que cela fait mal. Je ne vois pas comment ce hamas pourrait espérer obtenir par la négociation ce qu’il ne peut pas obtenir par la guerre ? La négociation c’est manœuvrer pour le pouvoir et la position, et Israël s’est placé dans une position rendant impossible pour le hamas de grignoter par la discussion. En fait, Netanyahou contrôle la dynamique et, conformément à la guerre diplomatique, ne  » négocie  » qu’en continuant à avancer. Cette prétendue négociation avec le hamas, c’est de la poudre aux yeux, puisque celui-ci ne fait que reculer.

joseph

en fait , les juifs américains ne font assez de bruit, , l’équipe de Biden entend la voix minoritaire des pro hamas , car , ils font du bruit. Les juifs eux sont plutôt silencieux, , , ils devraient se réveiller et hurler plus fort et ne pas hésiter à menacer de voter contre Biden, si ce dernier ne comporte pas en véritable allié, cela est valable pour l’Europe.

martin

les américains ne recherche que leur intérêt, comme en 45 ,il ont epargné de nombreux chercheur nazis , pour travailler a leur industrie de défense.
le hamas veut exterminer israel,et les nations arabes et occidentales veulent a tous prix le sauver.; etrange,non? peut-etre qu’elles reconnaissent leur penchant dans le hamas.

Asher Cohen

Le hamas prétendant exterminer Israël, avec 30.000 hommes, c’est un peu léger. On voit bien que même le hezbollah, ni l’Iran ne s’y frottent pas beaucoup, et ont compris que leur tour viendra. Il semble que Biden veuille sauver le hamas pour des raisons politiques, dans ses intérêts. Le problème c’est qu’Israël défend la peau de ses citoyens et donc ne peut pas se permettre de céder aux intérêts des démocrates américains.

Guidon

Mieux vaut tard que jamais. Plus il y a d’acteurs et il a d’intérêts divergents. Dans ce genre de « négociations » il faut faire appel à un cabinet d’avocats international specialiste de ses questions et rémunéré pour réduire les risques d’être dupé.