Yom Kippour, le jour le plus saint du judaïsme
Yom Kippour commencera ce mardi soir au coucher du soleil et durera jusqu’à la tombée de la nuit mercredi. Pendant cette journée, Israël sera quasiment à l’arrêt, sans voitures sur les routes ni émissions de radio ou de télévision.
Yom Kippour, le jour des expiations, tombe le dixième jour du mois de Tishri, le septième mois de l’année hébraïque.
Yom Kippour et Rosh Hashana, qui a lieu dix jours avant, sont connus comme les « Grands Jours Saints » du judaïsme. Les jours entre ces deux fêtes sont appelés les « dix jours de pénitence » car ils constituent une période de repentir.
Durant Yom Kippour qui dure 25 heures, les Juifs pratiquants s’abstiennent entre autres de consommer toute nourriture ou boisson, de se laver, d’appliquer des lotions ou crèmes et de porter des chaussures en cuir.
Ils passent la journée à prier à la synagogue, car c’est traditionnellement le jour où Dieu décide du sort de chacun pour l’année à venir.
Yom Kippour est l’un des deux jeûnes majeurs du judaïsme avec celui de Tisha Beav, qui marque la destruction des Temples de Jérusalem.
Également connu sous le nom de « shabbat des shabbats », l’utilisation d’appareils électroniques ou toute forme de travail, comme pendant le shabbat traditionnel, sont interdits.
Il est important de noter que si l’on doit manger ou boire pour des raisons médicales, on y est autorisé, conformément à la loi juive. De nos jours, de nombreuses caisses de santé israéliennes travaillent avec des conseillers rabbiniques pour aider ceux qui ne peuvent pas jeûner.
Le premier Yom Kippour a eu lieu après que Moïse, descendant du mont Sinaï alors qu’il venait de recevoir les Dix commandements, a vu les anciens Israélites se prosterner devant un veau d’or, commettant ainsi le péché d’idolâtrie. Selon le texte biblique, les Israélites se sont ensuite repentis et Dieu leur a pardonné leurs péchés.
Cinq services de prière sont organisés pendant Yom Kippour avant que le shofar (sorte de cor fabriqué à partir de la corne d’un animal casher) ne retentisse, marquant la fin du jeûne.
Coutumes
Les jours précédant Yom Kippour, de nombreuses personnes effectuent des kapparot, qui se traduisent par « expiations ». La tradition veut que l’on se passe un poulet au-dessus de la tête trois fois en récitant une prière avant que celui-ci ne soit abattu conformément aux lois alimentaires juives.
Toutefois, il est plus courant aujourd’hui d’effectuer les kapparot en passant de l’argent au-dessus de sa tête et en faisant ensuite un don à une organisation caritative.
Nombreux sont ceux qui choisissent de porter du blanc à Yom Kippour en symbole de pureté.
En outre, une charité supplémentaire (Tsedaka) est donnée avant Yom Kippour, et deux repas de fête sont pris avant le début du jeûne. Enfin, comme pour la plupart des fêtes juives, des bougies sont allumées avant que celle-ci ne débute.
Dans les jours précédant le jeûne, les Juifs demandent traditionnellement pardon aux personnes qu’ils ont offensées, dans le cadre d’un processus appelé selichot, car ils sont encouragés à faire amende honorable. On se souhaite également d’être « inscrits dans le Livre de la Vie ».
En Israël
Pendant Yom Kippour en Israël, la vie quotidienne s’arrête. Tous les commerces ferment, les transports s’arrêtent et c’est le seul jour de l’année où l’aéroport Ben Gourion cesse de fonctionner. Par conséquent, même dans des villes majoritairement laïques comme Tel Aviv, on constate une absence quasi totale de voitures et de commerces ouverts.
Bien que la loi ne l’interdise pas, la plupart des gens s’abstiennent de conduire pendant Yom Kippour, sauf en cas d’urgence. Comme les rues sont généralement désertes, les enfants en prennent possession avec leurs vélos. Une étude a révélé que les niveaux de pollution de l’air à Yom Kippour tombent presque à zéro en raison de l’absence de véhicules.
Toutes les émissions de radio et de télévision israéliennes sont également suspendues et ne reprennent qu’à la fin du jeûne.
En outre, si la plupart des Juifs d’Israël ne sont pas pratiquants, c’est le seul jour où beaucoup respectent la tradition : alors qu’un sondage réalisé en 2007 par l’Institut israélien pour la démocratie a révélé que seuls 27 % des Juifs israéliens observent le shabbat, 60,5 % des Juifs israéliens disaient avoir l’intention de jeûner à Yom Kippour lors d’une enquête d’opinion effectuée en 2019.
54 % d’entre eux déclaraient en outre qu’ils assisteraient à certains offices à la synagogue pendant le jeûne.

Par i24NEWS

Kippour -1: Kol Nidré (les vœux) et Êth Ratson (vidéo)

LE KOL NIDRE est la cérémonie par laquelle débute l’office du soir de Kippour. Le texte en araméen, est répété à 3 reprises, dans le but d’annuler tous les vœux qui auront pu être prononcés parfois involontairement, et que nous restons redevables d’accomplir. Les vœux, dans le judaïsme, sont pris très au sérieux
; et c’est la raison pour laquelle, il est extrêmement important de s’en préoccuper justement avant Kippour, date à laquelle dirons-nous familièrement, on remet les compteurs à zéro, et nous nous apprêtons à recommencer une année nouvelle, dans l’espoir d’être pardonnés de nos erreurs passées, et de tenter de ne plus en commettre !

Kippour -1: Kol Nidré (les vœux) et Êth Ratson (vidéo)

Nous entendons souvent dire, que tel jour à telle heure et pendant x minutes, ce sera un êth ratson’ spécial, rare, où nos tefiloth seront agrées…

Mais qu’est-ce que ce êth ratson’ ? Que signifie-t-il ? Quand a-t-il lieu ? Que devons-nous faire ?

En fait il y en a deux : l’un qui est « kavouâ » ou fixe, et qui est à minuit exactement chaque jour. Et l’on spécifie que quiconque prie avec ferveur et humilité, a de grandes chances de voir réaliser ses vœux.
Le deuxième êth ratson, se situe vers « tsa’haré ‘hayom » ; c’est-à-dire vers le milieu de la journée, et celui-ci change ou varie de quelques minutes d’un jour à l’autre, tout comme l’heure de l’aube change. En fait, l’on définit d’après l’heure de la pointe du jour et celle du coucher du soleil le nombre d’heures où il fait réellement jour, et on divise par le nombre d’heures où le soleil luit, et ces « heure-là », dites de soleil, ne comptent pas 60 minutes, mais parfois plus ou parfois moins : une heure de soleil peut compter 53 minutes, ou 64 minutes….
D’après la Cabale, à certains moments de la journée, les portes des Cieux s’ouvrent pour recevoir les prières, et pour déverser sur nous l’abondance et la miséricorde par les « tuyaux » célestes.
D’après un ouvrage cabalistique paru il y un peu plus d’un millénaire, « brith menouha », il est expliqué que tous les cinquante ans, a lieu LE VÉRITABLE ETH RATSON’ (par excellence) le neuvième jour du neuvième mois de la neuvième année du Jubilé. Et, en dehors de cela, on peut aussi trouver le êth ratson’ chaque année, le neuvième jour du neuvième mois, à la neuvième heure.
Dans la tradition rabbinique, l’on dit qu’il y a chaque jour un moment où l’on peut s’adresser à D. avec une ferveur particulière et demander à D. d’exaucer nos prières (santé, zivoug – mariage -, parnassa etc…). En dehors du êth ratson’ du milieu de la journée et du milieu de la nuit, il est indiqué aussi de prier avant minha de shabbat. La prière dans ces moments est introduite par : ואני תפילתי Vaani tefilati.

HASHEM BEKOL SHOFAR !!!

Yom Kippour approche à grands pas et des questions se posent encore à nous avant d’aborder ce grand jour. Nous tenterons de faire une rapide « révision générale » :
LA BENEDICT ION DES COHANIM (prêtres) :
C’est avec un zèle tout particulier que à l’office de Néïla se pressent femmes et enfants pour tenter de se rapprocher du père/grand-père ou autre parent pour recevoir la bénédiction pontificale or, cette façon de procéder comme on avait coutume de le faire il y a des dizaines et des dizaines d’années a encore cours dans certaines communautés et il est bon de souligner qu’il est absolument interdit de se mélanger hommes et femmes en cet instant particulièrement solennel. Pour ceux et celles qui prient régulièrement et qui fréquentent les synagogues la bénédiction des Cohanim a lieu chaque jour lors de la prière de la Amida ou Shemoné Essré prière pendant laquelle le fidèle se trouve exclusivement debout devant HaShem et, c’est lors de la répétition de cette prière qu’a lieu la bénédiction pontificale, pour rassurer les fidèles, la bénédiction de la Néïla n’est pas la seule de l’année !!! Elle a lieu chaque jour et deux fois lors des offices où il y a un office de moussaf. De plus, vous en tant que Juif vous avez la possibilité à chaque instant de bénir vos enfants/petis-enfants, et même vos parents ou vos conjoints/frères/sœurs/neveux/nièces etc… (et même vos voisins!!!!)

2 -SONNERIE DU SHOFAR : EST-CE OBLIGATOIRE ET POUR QUI ?

Ecouter les 100 sonneries du shofar est une mitsva à Rosh HaShana et à la fin de Kippour nous sommes tous habitués à le faire aussi mais entendre le shofar en soit à la fin de Kippour nous met du baume au cœur mais cela n’est pas une obligation.
La mitsva d’écouter le shofar à Rosh HaShana est une mitsva positive (mitsvat âssé déorayta) de la Torah. Elle est donc obligatoire pour tous. Cependant, puisque c’est une mitsva qui doit se faire dans un laps de temps défini, normalement les femmes devraient en être exemptes (מצוות שהזמן גרמה) Les opinions sont diverses : par exemple, chez certains sefaradim, une femme qui n’aurait pas entendu le shofar trois années de suite serait dispensée, à moins que cela ne lui fasse plaisir, ou tout simplement qu’elle en manifeste le désir. S’il s’agit d’un vœu qu’elle a émis et qu’elle ne désire plus le faire, alors il faudra procéder à une annulation de vœux par trois rabbins.
S’il s’agit d’un empêchement involontaire et temporaire, il n’est pas nécessaire de procéder à une annulation de vœux.
En général, pour permettre soit à des personnes âgées, ou à des malades éprouvant quelques difficultés à se déplacer pour écouter les 100 sonneries, des bénévoles qui savent sonner du shofar, se déplacent pour permettre à ces personnes handicapées d’entendre ce son du shofar : ce sera une grande mitsva qui s’inscrira au compte du « baâl hatokéâ » ou sonneur de shofar. Il suffit en général de s’adresser au centre Habad le plus proche, pour que quelqu’un se rende à l’adresse indiquée, gratuitement.
Pendant la sonnerie du shofar selon les communautés, on se tient debout légèrement courbé dans une pose évoquant l’humilité, soit on s’assied, de manière à mieux concentrer nos kavanoth (pensées) et nos prières sur chacune des sonneries. Rappelons que c’est au son aigrelet mais puissant du shofar, que notre âme doit s’ouvrir à la repentance ; et nous prierons tous, pour que D. accorde à Son peuple une année excellente dans la joie, la santé, le respect des mitsvoth, l’amour du prochain, dans la paix de nos cœurs et de notre Nation, et qu’enfin vienne le Mashiah, qui doit nous délivrer du joug que nous imposent les nations étrangères qui ne nous aiment pas toujours.
Nota bene : s’il est permis de sonner du shofar le jour de fête et pas le shabbat, il est interdit de jouer d’un instrument quelconque le jour de fête (et shabbat).

Caroline Elishéva REBOUH

2 Commentaires

  1. Bonjour
    Vous commencez cet article, plus exactement au 2ème paragraphe, en affirmant : « Yom Kippour, le jour des expiations, tombe le dixième jour du mois de Tishri, le septième mois de l’année hébraïque. » Et juste après vous évoquez Rosh Hashana qui a lieu 10 jours plus tôt.
    Je me permet de vous demander des explications sur cette aberration : Le 1er jour de l’année tombe le 1er jour du…7ème mois de l’année !!
    Le 1er mois de l’année est le mois de Nissan dans la Bible. Par exemple dans Lévitique (23,5) il est clairement dit que Pessah est fêté le 14ème jour du 1er mois.
    Donc Rosh Hachana devrait être fêté au printemps, 2 semaines avant Pessah.
    Comment une telle méprise (si l’on peut dire sans ironie) de l’écrit a t-elle pu se produire et de surcroit pourquoi n’a t-elle jamais été rectifiée ?
    Cordialement

    • Bonjour,
      Tout le monde n’est pas obligé de connaître la Torah, mais peut donner son avis. C’est la démocratie. Il y a quatre « nouvel an » comme l’indique le Talmud.

      Le 1er Nissan, le 1er eloul, le 1er tishri et le 1er ou le 15 shevat.
      Tous ne revêtent pas la même importance : le 1er eloul et le 1er ou le 15 shevat sont essentiellement des dates comptables pour la dîme sur le bétail et les années de plantation des arbres fruitiers.

      Le 1er nissan et 1er tishri fixent les calendriers « religieux » et « civil » et sont en outre des jours de jugement sur la récolte et les actes de l’humanité, respectivement.

      Le 1er nissan détermine les années de règne des rois israélites et le cycle des fêtes. C’est à partir de lui que la Bible décompte les mois. Nissan est le mois de la délivrance, et de la sortie d’Egypte. Le juif connaît sa première expérience de Dieu, et il est capable d’attester de son existence à travers sa propre délivrance, d’où : «Je suis l’Éternel Ton Dieu qui t’es fait sortir du pays d’Égypte »

      Le 1er tishri est quant à lui appelé jour du Nouvel An pour les années. Il détermine les années de règne des rois non israélites et renvoie à la création du monde. Le Dieu qui délivre Israël et qui lui donne la Torah se révèle comme le Créateur de l’Univers. L’univers renvoie alors à l’universel.

      Quant à la nature, elle a son propre rythme. Notre Nouvel An n’est pas celui des arbres qui se réveillent à la fin de l’hiver. Le nouvel des Juifs libérés à nissan, n’est pas le Nouvel An de l’univers créé le 1er tichri. Chez les juifs on ne mélange pas les torchons avec les serviettes, ni la viande avec le lait, ni la lumière avec l’obscurité, ni le saint avec le profane, ni Israël avec le reste de nation. C’est en fait Dieu qui a instauré toutes ces séparations lors de la création du monde. Il a séparé la lumière de l’obscurité, les eaux d’en haut des eaux d’en bas et ainsi de suite, jusqu’à séparer l’homme de la femme. Ce qu’Il a séparé, l’homme n’a pas à les confondre.

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