Réflexions sur la question islamiste- Ici et Là-bas

L’ambition d’une ère nouvelle où la guerre n’aurait plus sa place s’est développée dans la conscience collective des jeunes générations, ébranlées par la barbarie de la dernière guerre mondiale et les profondes blessures endurées. L’Union Européenne a vu le jour dans l’espoir que de pareilles atrocités ne voient plus jamais le jour.

Cette aspiration aussi vertueuse soit-elle, a entrainé l’oubli du fait que l’impérialisme, source des guerres, n’a pas disparu et qu’il faut parfois choisir entre se défendre et survivre, ou tendre la joue gauche, et disparaitre. La guerre en France est aujourd’hui enclenchée non par un état ou une structure visible mais par les forces cachées d’une idéologie implantée au cœur de la France. L’ennemi intérieur s’attaque au bien le plus précieux de ce grand pays, sa civilisation.

J’évoque, vous l’avez compris, le terrorisme islamiste totalitaire, endémique dans tous les pays du monde, qui avance main dans la main avec l’islamisation.

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C’est précisément au sein de cet oubli que l’impérialisme resurgit au grand jour, sous la forme terrifiante de l’Islamisme, et affronte un pays psychiquement désarmé pour qui la Guerre, c’est le Mal, la Paix, c’est le Bien. Si les Etat Unis ont pu, autrefois nous délivrer du fascisme nazi, la menace djihadiste qui se propage au jour le jour, ne peut être jugulée que par la France elle-même. Si la France est un grand pays capable de protéger ses citoyens et son territoire, qu’en est-il de sa civilisation éblouissante, qui plonge ses racines dans une longue Histoire digne de se perpétuer ?

La culture de la France, c’est l’identité de ses citoyens. La protéger est vital mais l’attachement profond du peuple français à son héritage mémorable se fait-il entendre et l’enjeu  ose-t-il se poser en ces termes?

Le politiquement correct noie le poisson en omettant trop souvent de citer le nom du Pays des Lumières, attribuant ses valeurs prestigieuses à une «République» dépersonnalisée, se voulant, universelle et adaptée à tout un chacun. L’amour de son pays se pare aujourd’hui de relents ringards de patriotisme guerrier.

Qu’est-ce que l’Islamisme ? 

L’Islamisme est une stratégie de conquête de territoires au service d’un mouvement politico-religieux impérialiste qui vise à la conversion complète et radicale à l’Islam et la soumission du Monde à cette idéologie mortifère. Là où l’Islamisme s’installe, la terreur règne dont l’objectif est la mise en place d’un nouvel ordre du monde. L’islamisme djihadiste partage en effet le monde entre le Bien et le Mal, entre les Bons, comprendre les adeptes de l’Islam, et les Mécréants, les autres. Entre les deux, aucun dialogue n’est possible. Tout est blanc ou noir, ni négociations, ni compromis ne sont possibles.

Française et Israélienne, je contemple les situations dont la préoccupation est commune à mes deux pays. Je soutiens, par exemple les déclarations répétées des gouvernements israéliens successifs sur le fait que leur pays n’était pas le seul à endurer la terreur islamiste et que tôt ou tard, celle-ci se propagerait, partout. Ces prédictions ont été largement confirmées dans les faits.

Les Lieux Saints du Judaïsme aux origines anciennes et solidement référencées, font l’objet d’une palestinisation mise en œuvre par des résolutions de l’UNESCO sous la houlette de l’ONU. Cette action ressemble étrangement aux activités d’islamisation en France.

Comment est-ce devenu possible ?

Lors des terribles attentats terroristes de 2015, Israël s’est immédiatement senti solidaire des Français. Puis nous avons vu arriver les experts de la défense civile désireux de prendre conseil de leurs homonymes israéliens, convaincus qu’il en découlerait un rapprochement de deux pays luttant contre le même ennemi : L’impérialisme islamiste. Mais tel n’a pas été le cas.

En France, la simple allusion à une critique de l’Islam atteint le sommet de l’indignation et ouvre les portes de l’horreur. On massacre au nom de caricatures, puis on étête ceux qui osent en parler à l’école. Par contre, quand le peuple français manifeste en masse, à la suite de ces abominations qui font plus de 263 morts depuis 2015, ce n’est pas pour s’indigner contre « la violence et les massacres » comme on pourrait le croire, mais pour défendre « la liberté d’expression », sur laquelle ne pèse aucune menace, mais qui néanmoins aboutit à l’auto-censure adoptée librement sous la contrainte réelle de sanctions sanguinaires. Le terrorisme a déjà gagné.

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La France vit dans une atmosphère de violence omniprésente traduite par le bel euphémisme d’incivilités qui elles se superposent aux violences et rendent le quotidien insupportable. La radicalisation s’accélère, on découvre que les Territoires perdus par la République sont reconvertis en Califats autonomes de la Oumma sur le mode de la conquête de l’Espagne et du Sud de la France par le califat omeyyade impérialiste du VIIème siècle. La Charia gagne du terrain.

Israël et la France, même combat ?

Si le combat armé des pays arabes contre Israël n’est plus à l’ordre du jour immédiat, (seuls l’Iran et le Hezbollah menacent ouvertement notre existence) , deux projets parallèles menés par l’Islamisme, chacun d’une ampleur pharaonique, l’ont remplacé avec succès visant tous les mécréants : Le premier est l’implantation généralisée du terrorisme, le second, la création de La Conférence Islamiste Mondiale (OCI), porte-parole commun de cinquante-sept pays musulmans, la seule organisation intergouvernementale confessionnelle qui a le privilège de siéger à l’ONU. Ce bloc permet le vote de toutes les résolutions anti-israéliennes. Le Panarabisme de jadis s’est converti en Panislamisme, et le terme arabe est remplacé par musulman. L’union fait la force.

Analyse : montée de l'islamisme, la mécanique du pire - Elle

 

Le premier objectif défini par la Charte de l’OCI est « le soutien à la Cause Palestinienne et la coordination avec les organisations internationales de la mobilisation d’un appui international favorable au peuple palestinien ».

Un exemple de la manipulation du discours, l’ancienne appellation du conflit « israélo-arabe », considéré comme dénonçant trop visiblement la disproportion des forces entre un petit état d’Israël de 9 millions d’habitants, et un Monde arabe comprenant 57 pays alliés, était visiblement trop en faveur d’Israel. Aussi, le département de la propagande a-t-il cru bon de transformer cette appellation en « Conflit Israélo-Palestinien » qui focalise sur la victimisation des Palestiniens, laissant dans l’ombre les actes de terrorisme chroniques, et le pouvoir d’influence des budgets illimités de l’OCI.

Un autre objectif de l’OCI adresse « la protection des droits des minorités et des communautés musulmanes dans les pays non membres, la sauvegarde de leur dignité et de leur identité religieuse et culturelle ». Ce dernier objectif explique, fort bien le succès exemplaire de l’islamisation galopante en France, le point de mire dont l’Islam est continuellement l’objet, la visibilité des termes à charge du discours ambiant, tel qu’Islamophobie et dénonciation des Français qualifiés de racistes, lorsqu’ils tentent vainement de protéger leur mode de vie.

La liberté religieuse est récupérée déloyalement pour condamner à grands cris les mesures destinées à endiguer la prolifération des signes religieux et culturels ostentatoires. Le narratif permet de déformer les concepts les plus flagrants et de les détourner au profit du camp des Vertueux, éternelles victimes des mécréants. La pseudo-victimisation des Musulmans, citoyens à part entière, égaux en droit et profitant de tous les services sociaux, en France, est tout aussi cautionnée que celle des Palestiniens auto-administrés depuis 1995 par l’Autorité Palestinienne, mais toujours prétendus victimisés par Israël. N’est-ce pas le même mythe ?

Il est si facile de se laisser prendre au piège du discours et de condamner la surveillance sécuritaire de territoires autonomes depuis longtemps, mais servant toujours de base terroriste contre Israël. Le terme d’occupation toujours répété à l’envi, ne correspond plus depuis longtemps à la réalité.

Une possible tentative d’islamisation ne se pose pas pour la simple raison que les israéliens tiennent trop à leur culture et leur identité pour être influencés.

Qu’en est- il des Français devenus frileux à l’évocation de toute religiosité et indifférents aux valeurs traditionnelles ? Qu’ont-ils à opposer à l’agresseur ?

Les Français ont reproché à leurs gouvernements successifs laisser- faire et complaisance envers l’islamisation galopante qu’il est impossible aujourd’hui de ne pas associer avec le projet conquérant et suprémaciste de l’Islam.

La situation n’a fait que s’aggraver sous la présidence d’Emmanuel Macron. Le terme islamiste longtemps occulté du discours ambiant, très discrètement évoqué de nos jours, est absent du grand « projet de Loi confortant le respect des principes de la République, dit « projet de loi contre le séparatisme ».

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Le mot France en est absent.

Ce double euphémisme qui fait allusion à une tentative de ralentissement du gallot Islamisant, cache un défi titanesque lorsque l’on mesure les forces en présence !

Ce projet de loi, voté au premier tour, a le mérite de s’immiscer dans de très nombreux secteurs dans lesquels se jouent les actes de propagation de l’islamisation et le mépris de la laïcité.

Ce texte est loin de faire l’unanimité, et les controverses ont souvent pour conséquences de devenir plus visibles que le sujet auquel elles s’opposent. Le texte amendé a déjà perdu de sa stridence. Les sujets qui fâchent ont été retirés au profit d’un rédigé plus consensuel. Et malgré tout, si tous les articles de la loi étaient mis en vigueur à la lettre, rapidement et efficacement par tous les intervenants, à tous les niveaux, le retentissement sur l’atmosphère ambiante pourrait amorcer un changement notable dans la société française et contribuer au ralentissement du phénomène.

Mais, quel budget est-il prévu pour la mise en place nécessaire au respect de cette loi ?  Quel esprit citoyen contribuera-t-il son application à la lettre ? 

Déjà se pointe l’accusation de discrimination. 200 personnes ont manifesté à Paris contre ce texte accusé de viser les Musulmans. La loi est destinée à contrer des comportements interdits par les lois du pays d’accueil.  Elle vise les délinquants, quelles que soient leurs origines ou leurs religions. Les individus respectueux des lois sont des citoyens égaux, et non auto-stigmatisés par leurs origines. Par contre, l’apparition d’Associations citoyennes issues de l’immigration, ou pas, qui lutteraient démocratiquement contre l’islamisation et le terrorisme, seraient à même de saper ce fameux amalgame, qui empêche toute mesure sérieuse de se mettre en place.

Le gouvernement sera-t-il capable de transmettre un tel message ? Saura-t-il trouver les mots ? Quelle pédagogie claire et définie pourra-elle convaincre que seule la stratégie qui consiste à condamner les transgresseurs réussira à établir le respect et l’amour de tous les Français pour leur pays?

Peut-être le temps est-il venu de cesser de confondre la charité avec la justice, de comprendre que toutes les civilisations ne se valent pas, qu’on ne se fait pas justice soi- même et qu’on ne peut pas imposer ses valeurs aux autres. Oui, on a le Droit de protéger sa civilisation. Mais pour cela, il faut développer un consensus, aider la société civile à fusionner en un rempart face au danger commun, laisser de côté les controverses et obéir aux instructions, quitte à ouvrir débats nationaux et commissions d’enquête une fois le danger passé. Israël est un excellent modèle de cette façon de faire. 

Les états d’urgence n’appellent pas seulement l’intervention des forces armées, mais aussi à une union nationale civile renforcée et un seuil de tolérance zéro.

Peut-être le temps est-il venu pour la France de revisiter ses valeurs, non pas à l’aune du code civil qui fait fort bien son travail, mais en fonction d’une vision morale oubliée, infiniment plus élevée, capable d’une analyse qui va bien au-delà de la justice.  

Francoise Hoffmann    Tel-Aviv, 23.3.2021 

Auteure du livre « À l’Ombre du Cumulonimbus » (2021, Dekel,Israel).

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