L’Ordre contre la médecine de 1er niveau et le mieux-être des patients.

Interview du Dr Jean-Jacques Erbstein

  • Bonjour Dr Jean-Jacques Erbstein, vous faites partie de ces médecins qui avez décidé de chercher un traitement du Covid-19, qui ont des résultats… Et maille à partir avec l’Ordre des médecins.

Expliquez-nous pourquoi ce bras-de-fer et ce qui dysfonctionne dans la médecine de France.

D’abord, quelle expérience préalable de ce genre de maladie pulmonaire infectieuse avez-vous, au moment où surviennent les premiers symptômes du Covid19 ?

  • Ici en Moselle, se situe le grand bassin minier lorrain, et à Créhange, les puits n° 1 et 2 de Faulquemont (l’exploitation a cessé en 1974), donc nous sommes habitués aux pathologies pulmonaires « classiques » des anciens mineurs de fond, à la silicose, aux maladies pulmonaires associées à la mine.
  • Il est fréquent qu’on ait traité ces pathologies pulmonaires avec de l’Azithromycine, pour le traitement des maladies au long cours (qu’on peut prescrire pour tous les jours), qui est un antiviral et un anti-inflammatoire. Un médicament d’autant plus « autorisé » qu’il est recommandé par la SPILF (Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française)… Sur le plan statutaire, si vous voulez, je suis médecin salarié d’une Maison Médicale Carmi-Est. Donc, quand certains ensuite nous reprochent d’avoir voulu nous faire de la pub, redorer nos carrières, ça ne tient pas debout… On nous reproche d’avoir voulu partager des connaissances…

2) Où en est-on quand éclate ce qui n’est pas encore une « pandémie » ?

  • Alors comment ça survient ? Déjà courant janvier, je remarque que la Chine, qui est quand même la seconde puissance économique mondiale, en plein boom ces dernières années, met trois villes en quarantaines (Province de Hubei, le 22 janvier), alors qu’ici, on parle encore de « grippette ». Et je me dis, cette histoire-là, ça ne sent pas bon. Donc oui, de façon presque « réflexe », je commence à me masquer (début-mi février), parce que j’avais conservé des masques de la période du H1N1 et à faire le ménage dans le cabinet, en instaurant une distanciation sociale entre mes patients.
  • Et par contre, en ce qui concerne les « recommandations », au niveau de la Doxa officielle, au début de la pandémie, il n’y a rien du tout. Ce sont les 3D (dodo, doliprane… et je ne me souviens plus du 3ème, mais de même acabit !) et « faites le 15 » en cas de gros problèmes.
  • On a suivi ce programme les tous premiers temps, en bons petits soldats, mais au bout d’un moment, on a vu les personnes complètement immunodéprimées, tomber comme des mouches, avec des symptômes et une aggravation subite et des gens âgés qui allaient bien la veille et dont on nous dit qu’ils sont morts de la « grippe ». D’autant plus suspect que la grippe est passée presque comme une lettre à la poste, cette année, on n’en a pas entendu parler. Mais là, les gens âgés meurent du jour au lendemain à leur domicile.
  • La dernière semaine de mars, après une semaine de vacances obligatoires, comme je suis salarié, on observe une accélération de l’infection et du nombre de cas… On comprend que c’est viral, que c’est inflammatoire, qu’il s’agit d’une infection grave.

3) Vous êtes plusieurs médecins à constituer un groupe de réflexion pratique ? Indépendamment de la fameuse « affaire Raoult », très médiatisée ?

  • On est plusieurs à s’être retrouvés avec les mêmes observations. Je suis parti de mes propres constats et, d’autre part, en je me suis entretenu avec des collègues de médecine de ville, Denis Gastaldi (de Morhange, Moselle), et Olivia Vansteenberghe (Wormhout- Flandres, Nord), issus d’un forum qui s’appelle « le Divan du Médecin », qui regroupe 15.000 praticiens. Et tous les trois, on fait les mêmes observations.
  • Et on est, effectivement, à un moment où éclate « l’affaire Didier Raoult ». De mon côté, je ne prescris pas la Chloroquine que j’ai plus tendance à fuir comme la peste, elle n’a rien de si miraculeux,
  • Mais on la remplace d’abord par l’Azithromycine, L’azithromycine a l’avantage d’être un antibiotique, mais d’avoir aussi une action sur les virus et une activité anti-inflammatoire sur le parenchyme pulmonaire (NDLR : le tissu fonctionnel des poumons). »,
  • On y ajoute du Zinc , deux gélules d’Effizinc,
  • Et de manière empirique, toujours, on a ajouté du Singulair, un antiasthmatique de la famille des antileucotriènes, donné en complément d’une corticothérapie utilisée chez les personnes asthmatiques, pour son rôle d’anti-inflammatoire sur les tissus interstitiels pulmonaires
  • Ensuite, pour les cas graves on ajoute un anti-coagulant, de l’héparine à faible dose, qui est un anti-inflammatoire et anti- oedémateux, pour prévenir les thromboses, les phlébites et les embolies pulmonaires, fréquentes avec le coronavirus. C’est un inhibiteur de ce type de complications. Tout ceci repose sur des produits qui ont fait leurs preuves.
  • Mais, ça va très vite, la question c’est de savoir de quel bord le patient va verser : va-t-il vers une amélioration ou, au bout de 7 jours, se trouve t-il au plus mal avec risque de finir en réanimation ? C’est extrêmement brutal et on connaît un pic épidémique avec dix « appels Covid 19 » par jour.
  • Là, on suit nos patients nuit et jour, moi je les appelle au moins deux fois par jour, à tel point ça va vite… Fréquemment, comme je dors peu, à une heure du matin, il est fréquent que je sois sur réseau social, messenger ou instagram avec eux, savoir si ça va mieux, « à toute heure du jour et de la nuit ».
  • Le traitement a des résultats parfois très rapides, à tel point qu’une patiente me demandait si elle avait bien eu le Covid 19, parce qu’elle se sentait complètement rétablie. Mais je l’ai constaté, parce qu’elle avait été très fatiguée, terrassée, et qu’elle avait encore des petites lésions du système respiratoire, sa fille avait aussi les symptômes des fameuses lésions cutanées, ressemblant à des engelures (signes identifiés comme symptomatiques).
  • Notre hypothèse est de donner ce premier traitement le plus précocement possible et de couper court à l’installation des symptômes.
  • Très vite on s’est retrouvés face à 200 cas.

4) Finalement, est-ce le résultat d’une certaine médiatisation qui vous a attiré des ennuis ?

  • Comme on constatait des résultats, que la prise en charge permettait d’éviter l’hospitalisation, et qu’on ne va pas rédiger des articles scientifiques dans Le Lancet ou les grandes revues scientifiques, on s’est dit : éthiquement, il faut le communiquer. On s’est tourné vers l’Est Républicain, comme j’y avais un ami, afin de partager. Et très vite, on a eu des coups de fil du Maroc, de Bulgarie, enfin bref, des quatre coins du monde : « comment vous faites et ça donne quoi », bref.
  • Et là, après l’article du Parisien, qui a été déclencheur (13 avril 2020), on s’est fait littéralement lynchés : « vous êtes des charlatans, vous faites des « expérimentations »,
  • à tel point qu’un jeune collègue s’est permis de m’envoyer le « Code de Nuremberg », moi qui m’appelle Erbstein, dont la famille a péri à Auschwitz. Là j’ai haussé le ton, je lui ai écris : « je pourrais porter plainte », et j’étais à deux doigts de consulter une instance de protection. Ca a été assez virulent, mais, le confrère ne m’a jamais répondu.
  • Après l’article du Parisien, l’ordre a commencé à nous contacter : tout ce qui vous intéresse, c’est de vous faire de la pub », etc.

5) Quel est le problème ? Vous leur cassiez « le marché » ?

  • Voilà, alors c’était d’autant plus  sans fondement que Gastaldi a 65 ans et qu’il n’en a plus rien à faire de se construire une réputation et une carrière, qu’Olivia est au fin fond des Flandres et moi idem, comme salarié, bref. Ça a continué à monter en pression avec un médecin vedette de Fr2, contre lequel j’ai porté plainte au CSA
  • A l’inverse, on recevait des tonnes de coups de téléphone pour nous encourager, nous dire qu’on allait dans le bon sens, un vrai élan de solidarité. Comme Gérald Kierzeck, consultant pour TF1, pour nous interroger, de façon très positive : « alors comment vous procédez, avec l’azithromycine, c’est intéressant… »
  • Après l’article de l’Est Républicain, c’est remonté jusqu’au Ministre Olivier Véran, qui a pensé qu’il y avait une piste à creuser, on a été cités par l’APHP (hôpitaux de Paris). Et du coup, notre méthode a commencé à être testée, dans le cadre d’une procédure qui s’appelle Prep-Covid, avec autorisation de l’ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament), le 10 avril : [L’essai à trois bras vise à évaluer, versus placebo, l’impact de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine sur la prévention de la contamination par le SARS-CoV-2 chez les personnels hospitaliers de l’AP-HP à 40 jours de traitement].
  • Et les contacts ont continué, alors (le Dr) Guy Bellaïche, de Paris, est arrivé vers nous : « Oui, comment ça se fait ? Vous me plagiez, etc. » et on s’est rendu compte que, pas du tout, « les (grands) esprits se rencontrent »…
  • Tout est parti du fait qu’on ne pouvait pas laisser aller des embolies pulmonaires, ou n’agir, comme beaucoup de confrères uniquement sur « recomm », recommandations, parce que les cas se démultipliaient en Moselle-Alsace, et on continuait de nous parler de « grippette », il suffisait d’attendre et au bout d’un certain temps, les patients « guérissaient tout seul »… Ou ils mouraient. On avait des formes sévères, donc l’idée c’est d’être près d’eux. En communication fréquente sur Messenger, etc. Grâce à notre traitement, parfois au bout de 72h, ça allait déjà mieux.
  • 6) Mais, avec les premiers essais cliniques, avec l’Agence de la Sécurité du Médicament, l’Ordre a continué à vous chercher noise ?
  • L’Ordre fonctionne comme une chambre disciplinaire, absolument pas là pour épauler la médecine de terrain. Vous savez comment cet Ordre est apparu? Voilà, sous Vichy, sur ordre du Maréchal Philippe Pétain. Çà laisse des marques. Il devrait être représentatif auprès du Gouvernement. Ce n’est pas le cas.
  • Et parce qu’il y avait une pression locale, de tous ces médecins, comme je vous le disais, qui nous interpellaient, comme des « charlatans », sur le mode de la concurrence déloyale.
  • Et puis c’est beaucoup aussi à cause de la polémique suscitée par Raoult, qui est soutenu par des pontes comme Perronne, ou comme Douste-Blazy qui a atteint depuis longtemps son seuil d’incompétence, mais qui fait de la lèche à Macron, pour retrouver le poste. Quand on sait qu’il a été le pire Ministre de la Santé, ou qui fait partie de ces médecins officiels qui cherchent un « placard doré », comme un poste de secrétaire-général à l’OMS (il a été Secrétaire-Adjoint des Nations-Unies)
  • Mais Raoult s’appuyait sur des études …, oui voilà, sur 24 patients ou sur de plus grands nombres, mais qui posent question, alors que notre démarche est tout le contraire : on a eu de bonnes intuitions et on ne demandait que ça, que ça puisse être vérifié. Raoult a commencé par dire qu’il avait le remède miracle, et c’est ça qui a généré la polémique, nous pas du tout. On est resté très modestes, en espérant que ça marche. On attendait des résultats rétrospectifs, pas d’imposer une méthode.
  • Et ça a déclenché (aussi) un énorme élan de solidarité, ce que je disais quand je suis passé chez André Bercoff (« dans tous ses états » Sud-Radio : https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=3-9Nf35QInI)
  • Et comment tout cela s’est fait ? Grâce à la solidarité. Dans ma structure, on avait juste 5 surblouses, ce sont les patients, des gens travaillant chez Liddle, qui nous ont amené des surblouse, des charlottes pour portéger les cheveux, des anciens mineurs nous ont amené des masques…
  • Et celles qui ont morflé, ce sont les infirmières libérales, on parle des personnels hospitaliers, mais elles les infirmières libérales se sont trouvées à faire des toilettes mortuaires, sans matériel, presque sans masques, certaines ont décédé quelques temps après, et toute la médecine de premier niveau est totalement laissée à elle-même, abandonnée.
  • Beaucoup de médecins de l’Est sont morts, parce qu’ils n’avaient pas de masque. Alors il se construit une sorte de hiérarchie de l’héroïsme, mais moi j’y mettrais tout en haut la médecine dite de « 1er niveau ». Or, elle est complètement transparente, inexistante dans la représentation nationale…
  • Si vous voulez, qu’est-ce qu’on a fait exactement ? Rommel pendant la guerre, a détourné le canon de 88 anti-aérien pour en faire une arme anti-char. Bon, là l’azithromycine, vous l’appliquez contre des maladies pulmonaires ou contre le Covid. Voilà, C’est une « adaptation ». On se bat avec les moyens du bord. Et on n’a jamais tué personne, vous trouvez ça à 10 € en pharmacie sur ordonnance, tout ce qu’on prescrit ce ne sont que des génériques. Donc aucun bénéfice à se faire auprès d’une marque, on n’a d’actions nulle part !
  • Je conçois une vraie amertume, parce qu’au lieu de n’être qu’une commission disciplinaire, l’Ordre ferait mieux de construire un accompagnement réel, de monter des réunions de concertation pluridisciplinaires, en local, départemental, régional…
  • Tout dernièrement, un vrai scandale, une dizaine de médecins internistes a constaté qu’ils avaient moins de patients fumeurs, et du coup, ils ont décrété que le tabac préservait du Covid-19 et des dizaines de personnes se sont précipités dans leur bureau de tabac, y compris en se remettant à fumer. Et là, l’Ordre… ou personne, personne n’a rien dit, on s’intoxiquer mais c’est pas grave…
  • 7) Comment est-ce que vous envisagez la sortie de crise, le déconfinement ?

Mal, je suis très pessimiste. Entre autres sur l’autodiscipline collective. Et sur la survenue d’une deuxième vague.

  • Je me suis trouvé face à un kiné, l’autre jour, qui s’en grille une à la sortie d’un service. Et je lui dis : « Attention, la fumée de cigarette transporte le virus sur une dizaine de mètres autour au moins » Il me rétorque : « Moi, je m’en fous, je fume, je ne l’aurai pas ! », Savoir s’il contaminait le monde, rien à faire…
  • L’autre grand problème qu’on a concerne les tests, les faux-négatifs, où, si vous êtes déclaré “négatif” ça veut dire que vous ne l’avez peut-être pas ou que vous l’avez quand même (mais que le test est insuffisant pour le déceler).
  • D’autre part, on ne sait pas si le fait d’avoir eu la maladie immunise ou pas. Le temps et le degré de rechute potentielle…
  • Quel est le niveau, le pourcentage d’anticorps qui est réellement protecteur ou pas ? On ne connaît pas encore les seuils.
  • Sibeth Ndiaye.Paris, FRANCE-13/06/2017
    //JACQUESWITT_maysuite042/Credit:Jacques Witt/SIPA/1706132125
  • A côté de cela, il est vrai qu’au niveau gouvernemental, on n’est pas aidé : quand vous avez Sibeth Ndiaye qui vous dit que, elle Secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement, ne sait pas comment mettre un masque… (pour excuser une pénurie constatée mais non corrigée depuis 2018)
  • C’est sûr, c’est comme des lunettes, une fois qu’on les a mises sur le nez !…

Voilà ! Vous savez tout ! N’hésitez pas, s’il vous manque des éléments…

Merci, (Merci), bon courage et bonne santé !

Le Dr Jean-Jacques Erbstein s’entretient avec Marc Brzustowski pour ©JForum.fr

20 Commentaires

  1. BRAVO UN MÉDECIN DOIT AVOIR DE L’INTUITION ET FAIRE APPEL À SON INTELLIGENCE ET À SA ROHMA
    ET PENDANT CE TEMPS DÉFILÉ DE PROFESSEUR ET DE MÉDECINS SUR LES PLATEAUX TV ENVOYER PAR LES LABOS POUR PROPAGER DES INFOS ET CONTRE INFOS LE SYSTÈME EST EN MARCHE POUR FAIRE TAIRE ET DÉSINFORMÉ

  2. On ne comprend pas pourquoi les “Ordres” hérités d’un gouvernement de collabos continuent d’exister. Cela accentue la concurrence et la zizanie.

  3. Le zinc est utile au cours d’infections cutanées !!!! Or, ces infections cutanées se voient semble-t-il, sur certains patients ayant le covid19, donc il peut être plutôt utile !!!! Mais comme tout médicament, quel qu’il soit, il peut y avoir des effets secondaires !

  4. Les médecins de salon déconnectés seraient bien inspirés de se taire, gourmands de plateaux tv, ou dogmatiques de l’ordre mal placé. Ce que l’on demande à un médecin, c’est de soigner et surtout de guérir le patient. Sur ce point, on ne peut que saluer les initiatives autour du Dr Erbstein dans toute leur prudence.
    Mais il n’est pas utile de taper sur les confrères publiquement, qu’ils aient des protocoles différents ou non, dès lors qu’ils affichent des résultats probants. Dr Raoult surmédiatisé agace certes, mais il n’est pas nécessaire d’occulter son palmarès des plus illustres. Le Dr Bellaïche se bat aussi avec brio et sauve aussi des vies.
    La modestie ici affichée est louable, mais elle se contredit dès lors que sont opposés médecine de province profonde et médecine universitaire de renom sous le feux plus nourri des media.
    Serrez-vous les coudes, et puissiez-vous faire des émules car dans certains coins de Province que je ne citerai pas, les discours obtus laissent présager que les 3D (le 3ème : vitamine D ?? Ce serait déjà ça…) sont appliqués en toute obéissance. Un médecin de ville s’offusquait, mi-mars, que je lui demande tout bas si elle portait un masque en consultation, et qui élevant le ton dans une salle d’attente remplie d’ignorants du moment, s’est permis un “mais madame, je vais très bien, donc pas de masque. N’écoutez pas bêtement tout ce qui se dit” aux rires de quelques-uns d’autant que j’en portais un bricolé par mes soins. Alors oui merci Dr Erbstein, mais de grâce essayez de convaincre vos confrères avant toute polémique.

    • En l’occurrence, l’article tend à démontrer qu’ici il y a traitement. Merci de stopper ce défoulement gratuit contre cet article.

  5. Il agit (comme Raoult qui ne lui plait pas, mais on s’en fout des querelles de boutique!) en Médecin, tout simplement, un malade, le médecin le soigne du mieux qu’il peut, ne reste pas les bras croisés que le “protocole” sorte des mois et des centaines de morts plus tard!
    L’Ordre aurait il la nostalgie de Vichy?

    • Moins une querelle de boutique que de méthode. Et on sent, même, une monopolisation de l’attention autour d’un personnage haut en couleur, mais qui du coup, empêche d’autres propositions de percer, avec une espèce de “duel” au soleil (de Marseille), d’héroïsation visible du “chercheur solitaire contre l’Etat”. La France manque de pluralisme, de démocratie sanitaire, pour le coup, où on cherche “la flambe” même face à des pandémies aussi graves, en surfant sur la peur du monde… Là, ces médecins en sont vraiment le contre-modèle, mais avec des avancées intéressantes… et modestes. Raoult, ce sont les campagnes de Douste-Blazy and co comme décrit ici. Après, l’interview n’a pâs vocation à sur-développer cet aspect polémique qui relève plus du pipole (people) que de la préoccupation médicale.

      • Ok Marc, c’est le people qui vient à eux, et ils l’utilisent. Sur un autre registre ça rappelle l’Abbée Pierre qui lui aussi vrai homme de terrain, courait les plateaux télé pour ramener des fonds à sa cause. La com’ est un outil. Le folklore n’est pas le but recherché. Ensuite, vrai, le temps manque à ces médecins pour discuter entre eux mais cela semble primordial d’accorder leurs violons, sans pour autant accorder leur pratique.
        Cet entretien a aussi le mérite, en plus de ces précisions thérapeutiques, de nous rappeler les interrogations qui persistent et les manquements des officiels.

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