Derrière Eric Zemmour, les cinquante lieutenants d’une campagne de droite.

Une génération entière l’a fantasmé, Eric Zemmour l’a fait. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, un candidat à la présidence fait voler en éclats la digue qui séparait la droite républicaine de l’extrême droite, rassemblant dans la même équipe des représentants de ces deux familles, autrefois violemment antagonistes, et agrégeant plusieurs de leurs composantes. Vingt ans après le choc du 21 avril 2002, de jeunes militants encartés chez Les Républicains font campagne pour un candidat qui a déclaré la guerre à l’islam au côté de frontistes, d’identitaires, de royalistes et de néonazis.

Pour faire la lumière sur cet étonnant syncrétisme, Le Monde a enquêté sur le parcours des 55 collaborateurs les plus proches du polémiste. Une garde prétorienne largement masculine (49 hommes pour six femmes) qui donne une place aux principales familles de la droite, de l’extrême droite et de la « droite hors les murs », qui ne se retrouvait jusqu’alors dans aucun parti.

LES GROGNARDS DU RN

Eric Zemmour n’a réussi à attirer aucune des têtes d’affiches du Rassemblement national (RN) à ce jour, en particulier celles que son entourage attendait, comme le sénateur Stéphane Ravier ou l’eurodéputé Nicolas Bay. Mais il peut compter sur une large délégation de transfuges du RN : outre les 12 qui occupent des postes-clés en tant que conseillers ou référents régionaux, pléthore d’anciens frontistes ont investi les comités locaux de la campagne.

Ces anciens élus, militants ou hommes de l’ombre sont issus de la frange la plus radicale du parti frontiste. Ils ont été déçus par les revers électoraux et la stratégie de dédiabolisation engagée par Marine Le Pen au lendemain de l’élection présidentielle de 2017, renforcée après l’échec aux régionales de juin 2021. Ils sont désormais galvanisés par le discours transgressif d’Eric Zemmour, qui leur promet rupture et « reconquête ». Les outrances du polémiste devenu candidat à la fonction suprême leur rappellent le Jean-Marie Le Pen des années 1990. C’est sans nul doute à ce souvenir qu’est venu s’accrocher le soutien de Lorrain Saint Affrique, l’âme damnée du fondateur du FN.

Pour tous, l’idéologie est le principal moteur de leur ralliement. Certains l’affichent bruyamment, comme Paul-Marie Coûteaux, chantre de l’union des droites devenu conseiller du candidat, ou Jean Messiha, énarque déçu de Marine Le Pen, revigoré par le candidat à la présidentielle. D’autres œuvrent plus discrètement à la diffusion d’idées qu’ils portent de longue date, par l’entremise des principaux think tanks et revues d’extrême droite. C’est le cas de Grégoire Dupont-Tingaud, un spécialiste de l’intelligence économique passé par le FN dans les années 1990, qu’Eric Zemmour a chargé de « structurer le maillage territorial » de sa campagne.

Nationalistes, souverainistes ou patriotes revendiqués, ces ralliés ont en commun le rejet de l’immigration, dont ils fantasment la menace à travers la théorie du « grand remplacement ». Ils veulent une « France aux Français ». Un programme musclé et pugnace. « (Marine Le Pen) se chiraquise, et donc, là, elle le paie cash », avait lancé l’élu de Côte-d’Or Franck Gaillard, après trente ans au FN, au lendemain de l’échec du parti aux régionales. Il est aujourd’hui responsable de Reconquête, le nouveau parti d’Eric Zemmour, en Bourgogne-Franche-Comté.

Ces anciens frontistes retrouvent en M. Zemmour l’incarnation de la figure du chef, qu’ils estiment avoir perdue dans la mue de Marine Le Pen. D’autres avaient quitté le navire frontiste bien avant, comme Philippe Schleiter, le neveu du négationniste Robert Faurisson, parti à l’époque du schisme mégrétiste de 1999. Ce consultant, qui appelle notamment au « retour des chefs » dans l’entreprise comme dans la société, se voit confier la préparation des élections législatives de juin 2022. Plusieurs militaires ou proches de l’armée passés par le RN se retrouvent d’ailleurs dans l’équipe de campagne, au premier rang desquels le général Bertrand Houitte de la Chesnais, ex-numéro deux de l’armée de terre, promu directeur de campagne. Mais aussi Michel Loussouarn, ancien officier reconverti dans l’intelligence économique, ou Antoine Mellies, caporal dans la réserve militaire opérationnelle.

Certains de ces convertis trouvent aussi dans le soutien à Eric Zemmour l’occasion de prendre leur revanche sur un RN qui les a écartés ou tenus à distance de son exécutif. Voire simplement, pour les plus jeunes, l’occasion de faire carrière. C’est le cas de Damien Philippot, frère aîné de l’ex-numéro deux du FN Florian Philippot. Son avenir à l’IFOP avait été contrarié par sa proximité avec le FN ; il se voit à présent nommé consultant en analyse stratégique. Un nouveau départ pour ce patriote admirateur du général de Gaulle, furtif assistant parlementaire de Marine Le Pen en 2017. C’est aussi le cas de plusieurs référents régionaux, comme Hugo Gagnieu, passé du LR au RN puis du RN à Zemmour, promu, à 23 ans, secrétaire de l’association de financement de la campagne.

LA « MARÉCHAL CONNEXION »

Une autre frange du RN joue un rôle discret mais crucial dans la campagne du polémiste : c’est celle qui est restée fidèle à Marion Maréchal. Certes, l’ancienne députée, officiellement retirée de la vie politique depuis 2017, se refuse jusqu’à présent à choisir entre Marine Le Pen, sa tante, et Eric Zemmour, qui défend comme elle un programme économique libéral adossé à des valeurs ultraconservatrices. Mais plusieurs de ses proches gravitent autour de la campagne de M. Zemmour.

Il en va ainsi de Gérault Verny, un entrepreneur de la région lyonnaise, chargé de tisser des liens avec le monde des affaires – une fonction presque identique à celle qu’il occupe à l’Issep, l’école de sciences politiques fondée par Marion Maréchal. Plusieurs personnalités investies localement dans la campagne zemmourienne dispensent d’ailleurs des cours dans cet établissement lyonnais, à l’image des élus rhodaniens Antoine Melliès et Agnès Marion – en délicatesse avec le RN depuis plusieurs mois à cause de leur proximité avec Mme Maréchal. Le directeur des études de l’Issep, Pierre Meurin, avait même coordonné lors de cet été la campagne d’affichage « Zemmour président », avant de s’éloigner de la campagne.

D’autres proches apportent un soutien plus discret au candidat Zemmour, à l’image du chef d’entreprise Laurent Meeschaert, mécène de l’Issep, qui a annoncé qu’il financerait la campagne du polémiste, après celle de Mme Maréchal en 2015. M. Zemmour bénéficie aussi d’une grande bienveillance du nouveau média en ligne Livre noir, dont les deux cofondateurs, Erik Tegnér et François de Voyer d’Argenson, sont des proches de Marion Maréchal. Ce sont d’ailleurs eux qui avaient organisé en 2019 la « convention de la droite », lors de laquelle Marion Maréchal avait symboliquement transmis le flambeau de l’union des droites à Eric Zemmour. Eux encore qui avaient accompagné Marion Maréchal et Eric Zemmour au « sommet démographique », à Budapest, le raout de la droite identitaire européenne organisé par Viktor Orban en septembre 2021.

LES TRANSFUGES RÉPUBLICAINS

Eric Zemmour s’est heurté avec Les Républicains (LR) au même mur qu’avec le RN : il n’a réussi à attirer à lui aucune figure majeure de la droite républicaine. Sur les 219 parlementaires que comptent Les Républicains (LR), aucun n’a affiché de soutien public clair au polémiste d’extrême droite. Celui-ci n’a pour l’instant enregistré le soutien que d’une poignée d’élus locaux, comme le sulfureux Gérard Dézempte, maire LR de Charvieu-Chavagneux (Isère), connu de longue date pour ses positions droitières.

L’équipe de l’ancien polémiste compte toutefois de nombreux militants passés par les rangs de LR (ou de ses prédécesseurs, l’UMP et le RPR). Sa conseillère et compagne, Sarah Knafo, a fourbi ses armes auprès de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qu’elle a soutenu sans succès avant la présidentielle de 2017. Par ailleurs, les meetings et déplacements de Zemmour sont organisés par Olivier Ubéda, un spécialiste de l’événementiel et de la communication qui avait assuré les mêmes fonctions auprès de Nicolas Sarkozy en 2007.

Comme M. Ubéda, qui partage les analyses d’Eric Zemmour sur le « civilisationnel », la plupart des transfuges LR se situaient déjà clairement à la frange droite de leur parti. C’est le cas d’Erik Tegnér, un ancien frontiste qui a défendu pendant des années des positions droitières à l’intérieur des Républicains, avant de fonder en début d’année le média Livre noir.

Plus étonnant, certains jeunes soutiennent activement Eric Zemmour en conservant leur carte d’adhérent LR. Comme Baptiste Laroche, un militant parisien qui a lancé l’été dernier une tribune de soutien au polémiste signée par plusieurs dizaines de jeunes LR, et qui participe désormais au groupe de travail informel des « LR avec Zemmour ». « On a eu des pressions, mais la direction du parti n’a pas intérêt à nous exclure : ce serait un très mauvais signal envoyé à la jeunesse », met en garde le jeune homme. Lui estime son engagement dans la branche évènementielle de la campagne « compatible avec LR ». De fait, les mesures de rétorsion ont pour l’instant été rares. Seule exception : le bordelais Matthieu Louves, écarté récemment de la présidence des jeunes Républicains de Gironde du fait de ses sympathies zemmouriennes, mais toujours conseiller national des Républicains.

LES ORPHELINS DE LA DROITE CATHOLIQUE

La droite catholique et traditionaliste s’est retrouvée orpheline en 2017, après la défaite de son champion, François Fillon. Après avoir porté ce dernier à la victoire lors de la primaire LR, puis pleuré sa cuisante défaite dès le premier tour, elle a trouvé en Eric Zemmour un nouveau candidat aux positions socialement conservatrices, opposé à la GPA et à la PMA, mais aussi capable de faire revivre une France à l’identité chrétienne magnifiée, défendant « l’histoire millénaire de la France ». Le polémiste compte bien, en retour, s’appuyer sur ces réseaux politiques déjà constitués et implantés sur le territoire pour pallier l’absence d’un parti structuré disposant d’un ancrage local.

Eric Zemmour a déjà reçu le soutien officiel des deux principaux partis de la droite catholique : le Mouvement conservateur (ex-Sens commun), une structure issue de La Manif pour tous, autrefois rattachée aux Républicains, et VIA, le successeur du Parti chrétien-démocrate, dont le président, Jean-Frédéric Poisson, a rejoint l’équipe de campagne de M. Zemmour.

Le candidat a aussi placé à des postes-clés de son organigramme des figures qui ont émergé dans le combat contre le mariage pour tous, en 2013. Albéric Dumont, le vice-président de La Manif pour tous, chapeaute ainsi sa sécurité, tandis que Samuel Lafont, un spécialiste des réseaux sociaux passé par l’équipe Fillon en 2017, pilote une cellule « riposte » chargée d’animer la campagne en ligne. Son chef de cabinet, Jean-Paul Bolufer, a, quant à lui, été formé dans les milieux intégristes, où il militait notamment contre l’avortement.

L’OMBRE DE L’ULTRADROITE

Il est des soutiens plus encombrants que d’autres. Des royalistes de l’Action française aux catholiques intégristes de Civitas, du youtubeur nationaliste Papacito à l’écrivain antisémite Hervé Ryssen, en passant par les militants de la Famille gallicane, groupuscule d’ultradroite, qui s’amusent à tirer sur des caricatures racistes, beaucoup de figures d’ultradroite voient d’un bon œil la candidature d’Eric Zemmour, qui a placé la théorie du « grand remplacement » au cœur de sa campagne. Une extrême droite extraparlementaire, radicale et parfois violente, qui ne se reconnaissait pas dans le RN « dédiabolisé » de Marine Le Pen.

Officiellement, toutes ces personnalités sulfureuses sont tenues à l’écart de la campagne. Pourtant, des ponts existent avec la droite identitaire la plus radicale. Eric Zemmour s’appuie, par exemple, discrètement sur Tristan Mordrelle, proche des milieux révisionnistes, pour sa recherche de financements, comme l’a révélé Libération. Mais aussi sur Philippe Milliau, père de la chaîne de « réinformation » TV Libertés, qui supervise la campagne dans l’Ouest. M. Milliau est ancien dirigeant du Bloc identitaire, un groupuscule récemment dissout – mais défendu par Eric Zemmour – pour avoir contribué à « justifier ou encourager la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane », selon les mots du Conseil d’Etat.

Sur le terrain, les comités locaux de la précampagne avaient déjà été investis depuis longtemps par des militants royalistes, nationalistes et identitaires aux casiers judiciaires parfois fournis, comme l’avait montré en octobre une enquête de Mediapart. C’est particulièrement vrai au sein de Génération Z, l’organisation de jeunesse d’Eric Zemmour : on y retrouve, par exemple, le militant identitaire aixois Jérémie Piano, condamné à deux reprises pour incitation à la haine raciale ; mais aussi plusieurs militants aux penchants néonazis membres du canal Telegram « Les Vilains Fachos », qui étaient présents lors de l’inauguration du QG de campagne du candidat, comme l’a révélé Arrêt sur images.

Le meeting du 5 décembre à Villepinte a confirmé l’engouement que suscitait Eric Zemmour auprès des mouvements les plus extrêmes, comme les Zouaves Paris, un groupuscule d’ultradroite violent proche des sphères néonazies, dont plusieurs membres ont participé aux violences contre les militants de SOS Racisme. Etaient également présents à ce meeting de lancement de campagne des représentants de plusieurs partis identitaires situés à la droite du RN, comme le Parti de la France, de Thomas Joly ; le SIEL, de Karim Ouchikh ; ou le Parti des Européens, de Thomas Ferrier.

LES RÉSEAUX D’INFLUENCE INTELLECTUELS

La candidature d’Eric Zemmour offre la possibilité d’une revanche à une frange de la vieille garde de l’extrême droite française, favorable à une union des droites, toujours avortée durant ces dernières décennies. Notamment convaincu de se lancer dans la course à la présidentielle par son ami souverainiste Paul-Marie Coûteaux, l’ancien journaliste a depuis multiplié les déjeuners avec Jean-Yves Le Gallou, l’inventeur du concept de « préférence nationale », qui participa à la diffusion des idées identitaires de la Nouvelle droite au sein du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece), avant de lancer la Fondation Polémia. Si M. Le Gallou n’est pas impliqué directement dans la campagne d’Eric Zemmour, deux de ses très proches ont hérité de postes stratégiques : Grégoire Dupont-Tingaud, au maillage territorial du nouveau parti Reconquête, et Philippe Schleiter, à la préparation des élections législatives.

Charles Millon est sans conteste une autre donnée majeure de l’équation intellectuelle qui a favorisé l’émergence d’Eric Zemmour, même s’il se refuse pour l’instant à le soutenir officiellement. Premier homme de droite à briser le tabou d’une alliance avec le Front national pour remporter une élection, lors des régionales de 1998, l’ancien ministre défend depuis longtemps un rapprochement de la droite républicaine avec l’extrême droite, par le biais de son think tank L’Avant-garde, mais surtout par celui de la revue L’Incorrect, proche du polémiste.

Son fils, Thomas Millon, est l’un des créateurs de l’Institut de Formation Politique (IFP), une école parisienne qui sert depuis quinze ans de laboratoire à l’union des droites, dont sont issus plusieurs jeunes militants zemmouriens – comme le consultant Garen Shnorhokian, qui porte régulièrement la parole du candidat sur les plateaux de télévision ; Stanislas Rigault, le président du mouvement de jeunesse Génération Z ; ou René Boustany, chargé des « relations avec la société civile ».

Mécène incontournable de la droite « hors les murs », le chef d’entreprise Laurent Meeschaert a déjà annoncé depuis plusieurs mois qu’il soutiendrait Eric Zemmour. Il avait auparavant soutenu financièrement Marion Maréchal, Livre noir et L’Incorrect, ainsi que la « convention de la droite » de septembre 2019, qui peut être interprétée avec le recul comme le véritable point de départ de la carrière politique d’Eric Zemmour. Sur scène, dans un discours d’une rare violence, le polémiste y avait passé en revue l’ensemble des thématiques défendues par les théoriciens qui constituent le socle idéologique de sa future campagne, de la préférence nationale au « grand remplacement », en passant par la dénonciation de l’islam.

S’il se dit ostracisé par les journalistes, Eric Zemmour n’en bénéficie pas moins de l’appui plus ou moins subtil de plusieurs médias. A commencer par les chaînes de l’empire Bolloré, CNews en tête, qui, après lui avoir offert une tribune quotidienne pendant deux ans dans l’émission « Face à l’info », martèlent à longueur de journée ses thèmes de campagne.

Eric Zemmour peut aussi compter sur la bienveillance de son ami Geoffroy Lejeune. Sur les neuf derniers mois, le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles a consacré pas moins de six couvertures au polémiste. Le journaliste vient d’ailleurs de rééditer son roman de politique-fiction, qui imaginait dès 2015 Eric Zemmour conquérir l’Elysée, aux Editions Ring – connues pour publier de nombreux auteurs d’extrême droite, comme Marsault ou Laurent Obertone, et dont est issue Diane Ouvry, l’attachée de presse d’Eric Zemmour.

LES « TECHNOS »

Eric Zemmour se plaît à pourfendre les élites, et à taxer les technocrates de la macronie de « nouvelle aristocratie » au cœur de l’Etat. Dans le cockpit de sa campagne siège pourtant une petite dizaine de « technos » aux profils très similaires à ceux qui ont accompagné Emmanuel Macron vers la victoire en 2017.

Son équipe rapprochée ne compte pas moins de quatre énarques. A commencer par sa compagne et principale conseillère, Sarah Knafo, qu’il a encouragée à intégrer l’Ecole nationale de l’administration (ENA), quarante ans après y avoir lui-même échoué. Deux anciens préfets, Jean-Paul Bolufer et Gilbert Payet, travaillent aussi dans l’ombre du candidat, veillant aussi bien à son agenda qu’à la bonne tenue de ses comptes de campagne.

Le financement de la campagne est supervisé par Julien Madar, un ancien banquier de chez Rothschild reconverti dans le monde des start-up, et Vincent Uher, un haut fonctionnaire énarque détaché à la Commission européenne. Etrange tandem, quand on sait qu’en 2017 le premier s’était engagé derrière Emmanuel Macron, tandis que le deuxième travaillait pour Marine Le Pen.

Une interrogation demeure : Eric Zemmour est-il suffisamment entouré pour bâtir un programme électoral crédible ? La tâche est supervisée par Jonathan Nadler, un autre banquier de 30 ans passé par les grandes écoles. Sous sa responsabilité, pas moins de 350 experts seraient mobilisés pour souffler des propositions au candidat, à en croire Europe 1. Mais très peu de noms ont pour l’instant filtré, à l’exception de figures proches de l’armée, comme l’ex-directeur du renseignement extérieur Pierre Brochand, ou Caroline Galacteros, une ancienne enseignante à l’Ecole de guerre, bombardée conseillère diplomatique du candidat.

A ce stade, aucune figure économique majeure ne s’est publiquement affichée derrière Eric Zemmour, à part l’ex-patron Loïk Le Floch-Prigent, tombé en disgrâce après sa condamnation à cinq ans de prison dans l’affaire Elf, et Jean-Baptiste Danet, l’ancien président du lobby patronal CroissancePlus.

A propos de cet article

Le Monde a décidé de s’intéresser à ces 56 personnalités, parce qu’elles apparaissent à ce stade comme les plus influentes dans la campagne d’Eric Zemmour. Cette liste regroupe 45 lieutenants opérationnels qui occupent les premières places de l’organigramme de campagne, ainsi que onze personnalités politiques importantes qui ont apporté leur soutien au candidat. Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive.

Le Monde

 

 

7 Commentaires

  1. Article du monde à la recherche du moindre indice contre Zemmour, comme la récente condamnation de Zemmour pour incitation à la haine sont là pour dire à quel point le pouvoir et ses sbires en places « se chient dessus » face à l’ascension de Zemmour.
    Cette bien-pensance sans cervelle n’a pas l’intelligence d’avoir de l’objectivité et de l’égalité vis à vis d’autres candidats! Tétanisez par la peur de se voir détrôner elle joue son va tout contre Zemmour.
    Combien même c’était le cas, Personnellement et comme des millions de Français, j’en ai que faire de savoir s’il y a 2 pelés et 3 tondus néo-nazis en voie de disparition. Des pourris il y en a et il y en a de tout bord et ils sont souvent les plus planqués dans les bons establishments.
    Zemmour est le seul capable de réunifier la France autour de son histoire et de son avenir: pour le pire et le meilleur !!!

  2. « L’immonde » énumération des anti déchets, pro ZEMMOUR, oublie volontairement d’inclure, les plus de 90% de Juifs encore en francekipu, définitivement dégoutés, par le crif et ses crifards, les gochiottes pseudo intellos juives, mais ça, ça dure depuis presque 50 ans, les radios prétendues juives et leurs ineffables propagandistes, en tête desquels caracole la petite crotte haziza, et le fleuron de ce ramassis d’ordures, le grand larbin KORSIA, lui-même. Le premier GRF à prendre partie dans le débat politique français, en qualifiant « d’antisémite » un bon juif lucide et pro israélien, dans le pire organe de propagande antijuive de francekipu : fange2.

    • Tout à fait d’accord, et n’oubliez pas les klarsfeld, qui ont oublié pendant 50 ans de chasser le bousquet qui fut un des organisateur de la rafle du vel dhiv !
      oublié aussi les attentats anti juifs de l’envahisseur musulman, puisque le fameux klarsfeld continue à accuser la seule droite d’antisémitisme.
      jforum a t’elle aussi la mémoire sélective?

  3. Il ne faut pas oublier que l’iMonde est alimenté par l’Agence France Pourriture.
    Nous méritons mieux que ces sources d’infaux aux odeurs de poubelles…

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