Palestinians and left wing activists protest against the expulsion of Palestinian families from their homes in east Jerusalem, in the East Jerusalem neighborhood Sheikh Jarrah. April 16, 2021. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** שייח ירח פלסטינים פלשתינים שייח ג'ראח יהודים ערבים שמאל ימין חברי כנסת שכונה

 

Sheikh Jarrah: Netanyahu et Gantz chercheraient à reporter l’audience de la cour. La Cour suprême devrait statuer sur l’appel au sujet des expulsions de ce quartier de quatre familles palestiniennes squattant des biens juifs lundi alors que des émeutes violentes secouent la capitale. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Benny Gantz cherchent à reporter une audience de la cour consacrée à l’expulsion en suspens de familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est – des expulsions qui ont attisé les violences récentes survenues dans la capitale, ont fait savoir les médias israéliens dans la journée de samedi.

 

Plus de 70 squatteurs palestiniens sont menacés d’expulsion et pourraient être remplacés par des juifs dans le cadre d’une bataille judiciaire actuellement livrée devant les tribunaux. L’affaire a été citée comme ayant été à l’origine des manifestations violentes qui secouent actuellement Jérusalem, et qui ont été marquées par les pires affrontements, vendredi, ayant eu lieu sur le mont du Temple depuis des années. L’audience de la Cour suprême consacrée à l’appel lancé par les familles menacées d’expulsion doit avoir lieu lundi – ce sera également la Journée de Jérusalem, où des dizaines de milliers de juifs devraient défiler dans la Vieille Ville pour marquer le 54e anniversaire de sa libération lors de la guerre des Six jours.

Gantz, qui est aussi ministre de la Défense, et Netanyahu ont évoqué la possibilité de tenter de reporter l’audience pour réduire les tensions, a fait savoir Kan. Ils ont demandé au procureur-général si une telle initiative était légalement envisageable.

Le département d’État américain a exprimé son inquiétude concernant ces expulsions. Jalina Porter, porte-parole du département, a déclaré au cours d’un point-presse téléphonique que « nous sommes profondément préoccupés concernant l’expulsion potentielle de familles palestiniennes dans les quartiers de Silwan et de Sheikh Jarrah, dont un grand nombre occupe ces logements depuis des générations ». Sauf que cette occupation est illégale.

Plus d’une demi-douzaines de Démocrates de la chambre ont également réagi, ces derniers jours, en condamnant la politique israélienne ainsi que la répression policière à l’encontre des mouvements de protestation dénonçant ces expulsions. « Les États-Unis doivent s’exprimer avec force contre les violences commises par les extrémistes israéliens alliés du gouvernement à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, et ils doivent affirmer clairement que les expulsions des familles palestiniennes ne doivent pas aller de l’avant », a écrit dans un Tweet le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, faisant apparemment référence au député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

The United States must speak out strongly against the violence by government-allied Israeli extremists in East Jerusalem and the West Bank, and make clear that the evictions of Palestinian families must not go forward. — Bernie Sanders (@SenSanders) May 8, 2021.

La sénatrice Elizabeth Warren, Démocrate du Massachusetts, a dénoncé les expulsions, les qualifiant « d’odieuses et inacceptables ». « L’administration doit dire clairement au gouvernement israélien que ces expulsions sont illégales et qu’elles doivent être immédiatement stoppées », a-t-elle indiqué.

Alexandria Ocasio-Cortez, représentante Démocrate de New-York, a elle aussi vivement critiqué l’État juif pour ces expulsions « inhumaines », écrivant sur Twitter que « les forces israéliennes obligent les familles les familles à quitter leur foyer pendant le ramadan et elles infligent des violences ».

We stand in solidarity with the Palestinian residents of Sheikh Jarrah in East Jerusalem. Israeli forces are forcing families from their homes during Ramadan and inflicting violence. It is inhumane and the US must show leadership in safeguarding the human rights of Palestinians. — Alexandria Ocasio-Cortez (@AOC) May 8, 2021

L’Égypte a aussi demandé à l’État juif de faire preuve de retenue sur la question des expulsions, selon Al-Arabiya. Le ministère israélien des Affaires étrangères a émis vendredi un communiqué accusant l’Autorité palestinienne de « présenter un conflit immobilier entre des parties privées comme une cause nationaliste pour inciter aux violences à Jérusalem », ajoutant que Ramallah assumerait la responsabilité de toutes les violences en découlant. Une cour israélienne avait ordonné aux familles de partir dans la mesure où les biens immobiliers qu’elles occupent appartenaient à une organisation religieuse juive avant 1948. Une loi israélienne de 1970 permet aux Juifs de revendiquer la propriété de biens immobiliers à Jérusalem-Est qui appartenaient à des membres de la communauté avant qu’ils ne tombent entre les mains des Jordaniens. En revanche, aucun texte similaire n’existe pour les Palestiniens.

Selon Ir Amim, un groupe de défense des droits de l’Homme de gauche – ceux qui défendent les « droits » de tous les ennemis d’Israël- qui travaille sur Jérusalem, ce sont environ 200 familles de la partie orientale de la ville qui sont actuellement menacées d’expulsion, leurs dossiers n’avançant que lentement au travers des instances administratives et des tribunaux israéliens. Environ 70 de ces familles résident à Sheikh Jarrah.

Cela fait longtemps que le quartier est un point de tensions entre Juifs et Arabes. Une petite communauté juive y vivait avant 1948, année où Jérusalem-Est était tombée sous le contrôle de la Jordanie. Parce qu’il accueille le tombeau de Shimon Hatzadik, un prêtre vénéré du 3e siècle avant l’ère commune qui est également connu sous le nom de Siméon le Juste, le quartier est souvent visité par des pèlerins juifs. Des groupes juifs ont cherché à acquérir des biens à Sheikh Jarrah qui, selon eux, appartenaient autrefois à des Juifs, y compris le complexe de l’hôtel Shepherd, le vignoble du Mufti, le bâtiment de l’école el-Ma’amuniya, le complexe Siméon le Juste / Shimon HaTzadik , et le quartier Nahlat Shimon.

En 2001, des israéliens ont emménagé dans une section scellée de la maison de la famille al-Kurd et ont refusé de partir, affirmant que la propriété appartenait à des Juifs. [27] En 2008, le tribunal du district de Jérusalem a statué que la propriété Shimon Hatzadik appartenait au comité communautaire séfarade. Les familles arabes avaient un statut de locataire protégé tant qu’elles payaient un loyer, mais plusieurs familles ont refusé de payer, ce qui a abouti à leur expulsion. Les al-Kurdes ont été expulsés en novembre 2008. Muhammad al-Kurd, le chef de famille, est décédé onze jours plus tard. La décision du tribunal était basée sur un acte de vente ottoman -era dont l’authenticité a été contestée en 2009 au motif que le bâtiment n’avait été loué qu’au groupe séfarade. Fawzieh al-Kurd a continué de protester contre l’expulsion et a emménagé dans un campement à Jérusalem-Est. Notons que la famille Al-Kurd n’est pas d’origine palestinienne. Elle est venu comme beaucoup d’autres, s’installer en Palestine, attirée par la croissance économique engendrée par la présence des juifs de l’époque. C’est ainsi que des libanais, des syriens, et des égyptiens ont été attirés par la Palestine. On trouve à Gaza une grande famille « Masri » et d’autres originaires d’Egypte.

Les avocats des familles juives ont fait valoir que les documents de l’Empire ottoman utilisés à l’origine pour prouver qu’une organisation juive séfarade avait acheté le terrain en question au 19e siècle sont en effet valides, tandis que les avocats palestiniens ont apporté avec eux des documents des archives ottomanes d’Istanbul indiquant que les l’organisation qui prétend posséder la terre l’a seulement louée, et en tant que telle n’était pas le propriétaire légitime, la famille kurde prétend que lorsqu’ils ont pressé le tribunal d’examiner les nouvelles preuves, on leur a dit « il est trop tard ». De plus, les familles palestiniennes et leurs partisans ont soutenu que les documents ottomans que la Cour suprême d’Israël avait validés étaient en fait des faux, et que la décision originale et donc les expulsions relatives à cette décision devaient être annulées. L’avocat des familles israéliennes a souligné que les titres fonciers étaient authentiques, selon de nombreux tribunaux israéliens. La décision du tribunal israélien (résultant des expulsions susmentionnées) a déclaré que le document présenté par les familles palestiniennes était un faux, alors que le document de propriété juive était authentique.

En août 2009, le tribunal a expulsé les familles al-Hanoun et al-Ghawi de deux maisons à Sheikh Jarrah et des familles juives ont emménagé sur la base d’une décision de la Cour suprême selon laquelle la propriété appartenait à des Juifs. Le coordinateur des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a condamné cette décision : « Ces actions aggravent les tensions et sapent les efforts internationaux visant à créer les conditions de négociations fructueuses pour parvenir à la paix. » En effet tout le monde sait qu’un grand nombre d’instance qui ont des millénaires durant procéder aux spoliations des juifs, regrettent de ne plus pouvoir le faire avec autant de facilité.

Le Département d’État américain a qualifié cela de violation des obligations d’Israël en vertu de la Feuille de route pour la paix qui va dans le sens indiqué plus haut. Négociateur palestinien Saeb Erekat »Ce soir, alors que ces nouveaux colons venus de l’étranger vont s’installer eux-mêmes et leurs biens dans ces maisons palestiniennes, 19 enfants nouvellement sans-abri n’auront nulle part où dormir. » Yakir Segev, du conseil municipal de Jérusalem, a répondu: « C’est une question de justice. C’est un différend civil entre les familles palestiniennes et celles des israéliens, concernant qui est le propriétaire légitime de cette propriété … La loi israélienne est la seule loi à laquelle nous sommes obligés d’obéir.

JForum et Times of Israël.

PS : on s’étonne que des médias juifs se croient obligés de recourir à la rhétorique de nos ennemis.

5 Commentaires

  1. Je ne comprends pas ces journalistes juifs qui nous disent sans cesse que cette loi n’existe pas pour les palestiniens . Pourquoi israel doit créer des lois pour les palestiniens. Quand les arabes auront le dessous , pourvu que cela n’arrive jamais , ils ne feront aucun cadeau aux juifs , même aux juifs de gauche .

  2. Expulser sinon ce sera un signe encore de faiblesse
    Il y va de Jérusalem réunifiée capitale d’Israël
    Ce sont toujours les mêmes qui attaquent Israël : les islamo gauchistes démocrates ou gauchistes européens c’est à dire la même racaille descendante des responsable de la Shoah

  3. Il ne faut surtout pas s’étonner, car la présidence de Biden n’est que le reflet de l’ère Obama. Haïssant les juifs.

  4. Ce sont de futiles prétextes. Les émeutes arabes sont monnaie courante et sont le résultat de la faiblesse ou du sentiment d’impunité des fauteurs de troubles.

    • Je suis d’accord avec vous: si l’on cède on est mal. Les palestiniens vont comprendre qu’ils sont au dessus des lois du pays.
      Mais ceux qui nous condamnent en europe mettent leur tête dans le sable: la même chose va leur arriver, comme l’ont annoncé les militaires en France

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