Actuellement, la formation des pilotes de chasse grecs commence par une phase initiale avec des avions légers T-41 ou Tecnam P2002 Sierra, puis elle se poursuit sur la base aérienne de Kalamata, avec des turbopropulseurs T-6 Texan II pour se terminer sur réacteur, avec des T-2 Buckeye, dont la conception remonte à la fin des années 1950. Mais des changements notables vont y être apportés prochainement.

En effet, confirmant des informations parues il y a quelques jours dans la presse grecque, le groupe israélien Elbit Systems a été désigné par Athènes pour moderniser cette formation, via un contrat d’une valeur de 1,47 milliard d’euros sur vingt ans, dans le cadre d’un accord de défense entre Israël et la Grèce, approuvé le 4 janvier.

Dans le détail, ce texte prévoit la création et l’exploitation, à Kalamata, d’une école de pilotage par Elbit Systems. Le groupe israélien équipera dix avions d’entraînement M-346 « Master » qui seront acquis auprès de Leonardo Spa ainsi que des simulateurs. Il assurera égalmeent le maintien en condition opérationnel [MCO] des T-6 Texan II actuellement en service au sein de la force aérienne grecque.

En clair, la formation des pilotes de combat grecs sera quasiment similaire à celle de leurs homologues israéliens. Du moins, ils feront leurs premières armes sur des appareils du même type, ce qui ouvrira des perspectives de coopération plus larges pour la suite. D’autant plus que les deux forces aériennes sont dotées de F-16… et qu’elles auront peut-être en commun le F-35A de Lockheed-Martin. Ce dernier, déjà en service au sein de Tsahal, pourrait en effet être acquis par Athènes.

« À l’avenir, les parties examineront également des domaines de coopération entre les écoles de pilotage israélienne et grecque », a d’ailleurs précisé le ministère israélien de la Défense.

« Cet accord reflète les relations excellentes et en développement que nous entretenons avec Athènes. Il s’agit d’un partenariat à long terme qui servira les intérêts d’Israël et de la Grèce, créera des centaines d’emplois dans les deux pays et favorisera la stabilité en Méditerranée », s’est félicité Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense, qui n’a pas manqué de remercier son homologue grec, Nikolaos Panagiotopoulos, pour « son implication personnelle dans l’avancement de ce projet. »

Les relations militaires entre la Grèce et Israël sont en effet excellentes. Surtout depuis 2007, quand celles de l’État hébreu avec la Turquie commencèrent à se détériorer. En outre, et face à Ankara, les deux pays ont des intérêts communs à défendre en Méditerranée orientale, étant donné leur implication dans le projet de gazoduc EastMed?

L’an passé, le ministère grec de la Défense a annoncé un accord pour l’achat en crédit-bail de deux drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] Heron spécialisés dans la surveillance maritime auprès du constructeur israélien IAI. Puis les deux pays se sont engagés dans le projet Themistocles, qui, porté par le grec ONEX Neorion et l’israélien Israel Shipyards, vise à développer une nouvelle classe de corvettes.

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