La justice a ordonné le retrait d’une banderole de soutien à un prisonnier palestinien sur le fronton de l’hôtel de ville de Stains, en Seine-Saint-Denis, au nom de la «neutralité des services publics», après une requête déposée par le préfet auprès du tribunal administratif de Montreuil, rapporte l’AFP. Cette banderole réclame la libération de Marwan Barghouti, un dirigeant du Fatah condamné par Israël à la prison à vie, citoyen d’honneur de Stains et de plusieurs autres villes communistes de la région parisienne. Azzedine Taïbi, maire PCF de Stains refuse de la retirer, car selon lui «la décision du préfet intervient six ans après la pose de cette banderole qui n’a créé aucun trouble public».

Pour démontrer la nature locale de cet engagement, le maire se déplacera en compagnie d’associations qui ont monté des projets de coopération avec le camp palestinien de Al Amari, jumelé avec Stains. La municipalité a aussi lancé «un appel à tous les Stanois attachés aux valeurs de paix et de coopération entre les peuples » à venir soutenir le maire. Elle mettra à disposition des habitants un car qui partira de la mairie à 10 heures pour rallier le tribunal administratif de Montreuil.

Stains n’est pas la seule ville à adhérer à la cause Barghouti. Aubervilliers, ville PCF, l’avait fait citoyen d’honneur. Elle a été condamnée le 7 juillet 2015 par le tribunal administratif qui a considéré que cette décision «n’est pas justifiée par un intérêt public local, mais porte sur une affaire relevant de la politique étrangère de la France ». Ce jeudi, la Ville communiste de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) s’est dite «solidaire » de Stains «dans son combat pour les prisonniers politiques palestiniens ». Elle aussi avait élevé Barghouti au rang de citoyen d’honneur en 2009. Elle organisera une délégation de maires en Israël en juin prochain afin d’obtenir une visite auprès du célèbre détenu.

AFP

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