“Il nous faut aller plus loin” : Emmanuel Macron a promis hier soir une lutte renforcée contre la haine raciste et antisémite qui prospère sur internet, lors du premier dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sous son quinquennat.

Devant un millier d’invités, le chef de l’Etat a dit vouloir mener “cette année” au niveau européen “un combat permettant de légiférer pour contraindre les opérateurs à retirer dans les meilleurs délais” les contenus haineux de la Toile.

En France, une mission sera confiée par le gouvernement à Gil Taïeb, vice-président du Crif, et à l’écrivain franco-algérien Karim Amellal sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet. Ce combat “doit non seulement impliquer les pouvoirs publics mais aussi la société civile et les plateformes”, a souligné Emmanuel Macron.

“Aucune piste ne sera écartée, y compris la possibilité de légiférer dans ce domaine”, a-t-il assuré, citant en “exemple inspirant” la législation allemande, qui menace les plateformes internet de lourdes amendes en cas de diffusion de messages de haine.

Emmanuel Macron répondait au président du Crif, Francis Kalifat, qui avait souhaité que les entreprises internet “assument les mêmes responsabilités que les éditeurs de presse”, soumis à un cadre juridique strict.

Francis Kalifat a confirmé que le Crif allait installer un “observatoire de la haine sur le net”. “Lorsque notre outil aura fait ses preuves, nous pourrons l’élargir au racisme, à la xénophobie, à l’homophobie, à la haine des musulmans et, aussi, à la haine de la France.”

(Avec AFP)

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