Raisi et Biden dans le contexte de la centrale nucléaire de Bushehr.

De nouvelles informations reçues en Israël suscitent des inquiétudes quant aux plans américains pour l’Iran.

L’administration Biden est déterminée à parvenir à un accord dans un proche avenir ‒ même au prix d’une levée presque totale des sanctions et d’un assouplissement considérable de la surveillance du programme nucléaire. Et en même temps d’accélérer l’option militaire.

Cet accord risque d’ailleurs de ne pas être validé par le Congrès. En levant les sanctions américaines contre l’Iran, l’administration Biden risque de renforcer un gouvernement iranien chancelant. De plus, si un tel accord américano-iranien devait voir le jour, cela ne pourrait qu’entraîner le gouvernement israélien à agir seul militairement ‒ sans les américains.

Le chef d’état-major Aviv Kochavi a débattu jusqu’à la dernière minute pour savoir s’il devait se rendre à Washington maintenant ou repousser son voyage. En fin de compte, Kochavi a décidé d’y aller, et c’était bien qu’il l’ait fait. Des problèmes plus importants sont en jeu ici avec l’Iran plutôt qu’à Gaza. Les États-Unis, semble-t-il, sont déterminés à conclure ‒ dès le renouvellement de l’accord nucléaire ‒ pour retirer la question de l’ordre du jour. Les informations parvenues à Israël ces derniers jours indiquent une volonté de supprimer presque complètement les sanctions économiques américaines contre l’Iran, et simultanément de faire de considérables concessions concernant les activités de supervision de son programme nucléaire.

L’élection d’Ibrahim Raisi à la présidence de l’Iran annonce que la ligne belliciste menée par l’Iran dans les négociations sur l’accord nucléaire à Vienne se poursuivra à l’avenir, et il est donc douteux que l’affaire soit close dans les prochains jours. Cela donne à Israël une fourchette de temps limitée pour essayer d’influencer l’administration Biden et, à travers elle, l’accord émergent.

Un accord problématique vaut mieux qu’un mauvais accord

Kochavi sera le premier responsable israélien à attaquer la mission. Cela se produira dans le cadre d’un changement dans la politique du gouvernement israélien.  Alors que Benyamin Netanyahou a jugé que l’accord était fondamentalement invalide et a interdit aux principaux négociateurs politico-sécuritaires de discuter des détails avec les Américains, Naftali Bennett a décidé d’adopter une approche différente selon laquelle un accord problématique vaut mieux qu’un mauvais accord, en d’autres termes: faire le maximum pour sortir de « ce jus de citron aigre en  ajoutant un peu de limonade ».

À première vue, il semble que les chances de Kochavi ‒ et d’autres hauts responsables qui devraient débarquer dans les prochaines semaines à Washington ‒ dont le président Robbie Rivlin et le chef du nouveau Mossad, Dedi Barnea, ne soient pas élevées. Et pourtant, l’effort en vaut la peine. L’Iran est beaucoup plus proche de la bombe aujourd’hui qu’il ne l’était lorsque les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018; en l’absence de motivation américaine pour continuer à exercer une pression maximale sur Téhéran ‒ et certainement pas pour le menacer militairement ‒ Barnea doit rechercher d’autres progrès alarmants dans l’ensemble de la recherche et du développement nucléaires.

L’Iran est beaucoup plus proche de la bombe qu’il ne l’était lorsque les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018; en l’absence de motivations américaines pour continuer à faire pression sur Téhéran, il est nécessaire de rechercher d’autres moyens de retenir ses progrès constants et alarmants

Mais les mesures contre Washington ‒ qui seront probablement présentées au cabinet qui doit se réunir aujourd’hui pour la première fois ‒ ne sont que quelques-unes des décisions que le nouveau gouvernement doit prendre sur l’Iran et la question nucléaire. En plus d’accélérer l’option militaire ‒ qui nécessite l’approbation de plans et d’un budget désigné ‒ Israël doit établir des plans d’action pour s’assurer que l’accord est prolongé et renforcé comme promis par les Américains, tout en définissant les lignes rouges au cas où l’Iran le violerait. Celles-ci nécessitent également une coordination étroite avec l’administration américaine, notamment concernant toutes les tentatives de l’Iran de s’établir en Syrie et ses efforts pour armer le Hezbollah au Liban.

De leur côté les Américains sont susceptibles de chercher à interpeller le nouveau gouvernement sur la question palestinienne. Il est douteux que le gouvernement à plusieurs têtes réussisse à faire avancer la question politique sur une ‒ à priori ‒ paix en Judée et en Samarie, peut être achetée avec de l’argent, des projets et des plans à long terme, et avec le Hamas à Gaza. Israël a besoin d’une légitimité internationale dans des négociations quasi ouvertes au Caire, et alternativement de frapper à nouveau, si le lancement des ballons incendiaires depuis Gaza se poursuit.

Le gouvernement ferait bien d’éviter les discussions inutiles

Sous Netanyahou, le cabinet sécuritaire se réunissait rarement, une tendance qui risque de changer maintenant. Le gouvernement ferait bien d’éviter les discussions inutiles et de se concentrer sur la stratégie et la prise de décision. Au-delà de l’Iran et de l’arène palestinienne, il existe un certain nombre de défis qui nécessitent une réponse dans toutes les options possibles, y compris l’arène interne du budget de la défense, la structure de Tsahal et ses plans à long terme, à la réduction des activités dans le Néguev, exacerbant la crise quant à la motivation de service sécuritaire.

JForum ‒ Israel Hayom

3 Commentaires

  1. Tous nos copié-colleurs journalistes ne nous DISEN RIEN DU PROJET US ET CE QU’IL RECOUVRE DE JUTEUSES MANIPS CACHEES :::DONC NOUS NE SAVONS RIEN ET CE N’EST PAS LES JOURNAUX QUI NOUS LE DIRONT!
    Pardon pour les majuscules inutiles!

  2. « Faire le maximum pour sortir de « ce jus de citron aigre en ajoutant un peu de limonade »,dixit Benett,- un benêt, c´est quelqu´un de simplet! C´est en tous cas la nouvelle position d´Israel!? Eh oui, on y est, les compromis dans tous les domaines s´annoncent, pour l´instant au niveau des mots; c´estl´alignement sur la politique « humaniste » des Nations! On est dans la fin des temps! Vivement que le Temple soit reconstruit, alors, tout se mettra en place très très vite…

  3. Le plan tordu de l’ordure Obama est en place depuis pas mal de temps.
    Une capitulation sans conditions des Etats-Unis est prête à être signée avec les enturbannés.
    Le cinéma de Joe la marionnette ventriloque envers l’UE n’est pas dû au hasard, il permettra de constituer une alliance de tous les tocards pour finaliser la reddition sans conditions.
    La phase deux est aussi tordue que la capitulation face à l’Iran : solution à deux Etats.
    Tout est déjà en place depuis longtemps, le moment propice est arrivé, tout est prêt.
    Seul Bibi savait se faire respecter par l’ordure Obama, il l’a même écrit dans son bouquin.
    Au moment où Israël doit être fort et uni pour faire face à cette situation dramatique, un gouvernement de pieds nickelés prêt à tout, acceptera tout ce que Barak Obiden leur demandera de faire, Gantz est déjà parti aux USA pour discuter de ce merdier, sauf qu’apparemment, il n’a pas réussi grand chose, sinon, ça se saurait…

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