le procès en destitution de Donald Trump est mal parti.

Le Sénat américain entamera mardi ses travaux pour décider si l’ancien président Donald Trump est coupable d’incitation à la sédition.

C’est celui qui dit qui y est : pour les adeptes de la stratégie judiciaire de rupture, rien ne vaut l’attaque pour se défendre. Dans le document de 12 pages que les avocats de Donald Trump ont envoyé cette semaine au Sénat, le fil rouge de leur argumentaire consiste à démontrer que ce sont les élus démocrates, et non le 45e président, qui ont violé la Constitution.

Donald Trump en meeting le 6 janvier à Washington, quelques heures avant l'assaut du Capitole par ses partisans.

Deux avocats controversés

Bruce Castor, 59 ans, un ancien procureur de Pennsylvanie, est connu pour avoir refusé d’inculper le comédien Bill Cosby, accusé de multiples agressions sexuelles. A l’époque, Donald Trump lui avait conseillé de tenir bon face au « viol de la police ». Cosby a fini par être mis en examen et condamné mais Bruce Castor, recruté à la hâte par l’ex-président alors que toute son équipe d’avocats se défilait, croit en l’innocence de l’ancien locataire de la Maison-Blanche.

Tout comme David Schoen, 62 ans, consultant judiciaire pour la chaîne de télé ultraconservatrice Newsmax et convaincu, de son côté, que son ami Jeffrey Epstein, homme d’affaires et prédateur sexuel condamné pour viols sur mineures, ne s’est pas suicidé dans sa cellule en 2019. Aujourd’hui, tout autant complotiste, il défend avec une assurance provocatrice son nouveau client, Donald Trump.

Le compte n’y est pas

Incitation à la sédition? Non, l’ancien président n’aurait fait qu’utiliser son droit à la libre expression comme le garantit la Constitution à tout Américain. Tentative d’inverser le cours de la démocratie en faisant pression pour obtenir des résultats électoraux favorables en Géorgie? Non, il n’a fait que se plaindre de certaines irrégularités en demandant si elles pouvaient être corrigées. Propagation de fausses nouvelles concernant le résultat final de l’élection tel qu’il devait être validé par le Congrès le 6 janvier? Non, il n’a fait qu’émettre des doutes sur une certification « suspecte » des scores obtenus au niveau national.

Et il y a un argument massue qui revient à chaque paragraphe du plaidoyer : le 45e président ne peut pas être jugé puisqu’il n’est plus président, ni même empêché de concourir à nouveau puisque le procès est nul et non avenu, anticonstitutionnel. Sur ce point central, Donald Trump et ses avocats savent qu’ils ont toutes les chances de l’emporter même si cinq des 50 sénateurs républicains maintiennent que le procès est légitime.

Il faut 67 sénateurs pour condamner Trump. Le compte n’y est vraiment pas et ce procès embarrasse Joe Biden, qui aimerait voir le Congrès passer à autre chose. Au vote de son plan de relance de 1.900 milliards, par exemple. Mais toutes celles et tous ceux qui ont vécu la journée du 6 janvier comme un coup de tonnerre, et qui craignent encore pour leur vie face aux élus du camp Trump, tiennent à cette séquence de vérité. Quoi qu’il en coûte. 

 

 

 

3 Commentaires

  1. Pourquoi l’auteur de cet article ne le signe-t-il pas ? il serait pratique de le savoir, ainsi, la prochaine fois qu’on tombera sur lui, on ne perdra pas de temps à lire de la propagande gauchiste (qui se veut) subliminale. Soit vous faites un article journalistique qui se veut impartial, ou qui cherche la vérité, quitte à la dire, même quand cela ne va pas dans le sens de ses opinions personnelles, soit vous cherchez une autre activité…

  2. Pour quelle raison avez-vous supprimé la mention « je n’aime pas – pouce en bas » des appréciations ?

    Vous êtes-vous alignés sur le site de la maison Blanche, tellement il y avait de  » je n’aime pas  » ?
    Est-ce cela votre ligne éditoriale de site d’information ?

    Je suis extrêmement perplexe et déçu.

    Michel

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