Anarchy in USA, never mind the Black B-ul-locks

 

 

 

Par Gilles Falavigna

Une idéologie s’exprime sur 3 plans: intellectuel, factuel, moral.

La chaîne de restaurants Starbucks n’a pas fait le bon choix. Elle ne veut pas que son personnel s’affiche avec des T-shirts Black Lives matter (BLM) au sein des établissements recevant du public. Ce serait contrevenir à son règlement intérieur. La direction de l’enseigne a beau avoir fait la promotion LGBTQ, ne pas afficher BLM est inacceptable à la bien-pensance américaine de Gauche. Une immense vague de boycott s’est engagée envers Starbucks, qualifiée de réactionnaire blanche. C’est une des topiques les plus prononcées sur les réseaux sociaux cette semaine.

Pourtant, la direction a communiqué de manière explicite :

(Starbucks sur tweeter)

Starbucks dit qu’elle ne restera pas passive et s’engagera contre le racisme. Mais c’est largement insuffisant pour l’Intelligentsia gauchiste. « Qui n’est pas avec moi est contre moi ! » est de plus en plus le slogan exclusif de Gauche. Elle n’accepte aucun compromis. Il s’agit, pour elle, d’une situation de guerre qui ne souffre pas la tolérance.

L’intolérance est, intellectuellement, le déterminant de l’idéologie de Gauche. C’est facilement démontrable au-delà de cet exemple Starbucks.

A Seattle, la Gauche a pris le pouvoir de la rue.

Les groupes, armés de FM AK47, ont pris le contrôle de quartiers et en interdisent l’accès à la police. « Vous entrez dans la ville libre » affichent-ils aux check points. La ville libre s’entend cop-free, ce qui signifie interdite aux policiers. (Capitol Hill Autonomous Zone)

(check point Capitol Hill, un lieu traditionnel pour la liberté d’expression selon le Maire de Seattle, Jenny Durkan, qui ajoute que Trump ne comprend rien)

Les commerçants sont rackettés. Les habitants doivent produire leur identité pour justifier de leur domicile.

La presse parle de réunion festive. D’ailleurs, les manifestations sont toutes qualifiées de pacifiques.

La violence est, dans la pratique, le déterminant de l’idéologie de Gauche. L’Histoire le confirme.

De son côté, Donald Trump somme les autorités de Seattle de reprendre le contrôle de la situation. Sinon, il interviendra.

Black Lives matter. Sous l’impulsion du Président, le sénateur Tim Scott, du parti Républicain, propose un plan de réforme de la police en référence à l’affaire George Floyd. Ce plan prévoit le recrutement d’éléments représentatifs de la société ; le port de caméra systématique et obligatoire qui inscrive les interventions ; la garantie de justice ; un statut social pour les Noirs adultes et jeunes ; l’établissement d’une commission criminelle nationale ; des formations de « désescalade des situations ».

Il est notable que le sénateur Tim Scott est Noir. Il n’y a, d’ailleurs, que trois sénateurs noirs aux Etats-Unis. La presse de Gauche ne s’intéresse que de savoir si le Sénateur Scott est utilisé par Donald Trump comme une forme d’alibi et à quel point. La vie d’un Noir n’a d’intérêt pour la Gauche que si elle s’inscrit dans la pensée de Gauche, paternaliste pour son bien. Comme l’exprimait Joe Biden : « Un Noir qui ne vote pas pour moi n’est pas vraiment Noir. »

Sénateur Tim Scott (foxnews)

Le comble est que pour le parti Démocrate, le fait que Tim Scott soit Noir lui retire toute légitimité à organiser une loi au sujet de la question des Noirs aux Etats-Unis.

L’esclavagisme et la condescendance sont, moralement, les déterminants de l’idéologie de Gauche.

Si les masques doivent tomber, la mystification de la Gauche qui se prévaut de détenir l’intelligence, le cœur et le Bien doit apparaître. Or, ce n’est pas que la Gauche n’en a pas le monopole. C’est qu’elle n’en a pas.

On serait tenté de croire qu’il ne faut pas généraliser, que la situation aux Etats-Unis est particulière, que les Américains sont fous. Il ne faut pas s’y tromper. Le Parti Démocrate américain est membre de l’Internationale Socialiste et, fort de ses 44 millions de membres, le parti socialiste le plus influent au sein de cette organisation mondiale.

Par ©Gilles Falavigna

1 COMMENTAIRE

  1. « Celui qui proteste est un ennemi. Celui qui s’oppose est un cadavre ». Pol Pot.
    Je vous ressers une petite louche d’idéologie de gauche ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.