« Une plus grande association du Quartet et de l’Union européenne » aux négociations directes entre Israéliens et Palestiniens « permettrait de renforcer ses chances de succès », a estimé mardi le ministère français des Affaires étrangères.
« Une plus grande association du Quartet et de l’Union européenne au processus en cours permettrait de renforcer ses chances de succès », a souligné lors d’un point-presse le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero. « Nous ne pouvons pas être les bailleurs de fond et ne pas participer… », a renchéri plus tard le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, en souhaitant « profondément le succès » des pourparlers de Charm el-Cheikh (Egypte).
L’Union européenne ne doit pas être seulement « un tiroir-caisse », a-t-il observé. Ces pourparlers réunissent le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.
« Les Egyptiens nous ont affirmé leur intention de nous inviter à Charm el-Cheikh, s’ils le pouvaient. Apparemment cela n’a pas été le cas », a précisé le ministre, ajoutant : « Cela faisait un peu de difficultés aux Américains d’après mes sources ».
Début septembre, à la reprise aux Etats-Unis de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, le Quartet, qui réunit les Etats-Unis, la Russie, l’Onu et l’UE, était représenté par son émissaire, Tony Blair. La France avait en revanche critiqué l’absence d’un représentant de l’Union européenne en tant que telle à ces premiers entretiens. « Il est dommage que l’Union européenne n’ait pas été représentée (…) c’est un mauvais signe », a insisté Bernard Kouchner.
Selon un responsable français s’exprimant sous couvert d’anonymat, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton n’a pas été invitée par les Etats-Unis à assister à la reprise du dialogue israélo-palestinien.
« Dans l’immédiat, la poursuite du processus passe par une prolongation du moratoire israélien sur la « colonisation », ainsi que par des gestes à même de renforcer sur le terrain la crédibilité des négociations », a ajouté Bernard Valero. « Les parties doivent également s’abstenir de tout geste ou déclaration de nature à enrayer la poursuite du dialogue », avait-il aussi estimé.
NDLR – L’Europe est surtout le bailleur de fonds des Palestiniens, et un allié peu fiable des Israéliens.
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Le clown Kouchner veut pouvoir justifier son existence en mettant son grain de sel (ou de riz…) dans les négociations israelo-palestiniennes. Le problème, c’est que l’avis de la France en la matière n’intéresse personne et celui de Kouchner encore moins. Il a pourtant de quoi s’occuper par ailleurs : otages français en Afghanistan, otages français au Mali etc, etc. Notons au passage qu’il n’a jamais bougé le petit doigt pour Guilad Shalit…