40 millions de déficit cumulé, ça se fête ! Week-end pour tous

Les quelques chiffres transmis par le Consistoire de Paris sont édifiants. A fin 2020 le déficit cumulé (Report à Nouveau) était de  – 39 989 014 € et avec le million cent de déficit pour l’année 2021, les 40 millions sont largement dépassés. Quant à savoir à qui l’attribuer, c’est assez simple: un seul président depuis la mise en place d’un bilan. Soit depuis 2005, un peu plus de 2 millions de déficit/an. On a du mal à comprendre que personne n’envisage son départ, à moins que de petits arrangements. Bien sûr, il y a aussi près de 9 millions de dettes sociales, l’URSSAF.  M. Bertrand Weil, administrateur du Consistoire Central a failli s’étrangler en voyant ce chiffre, indigné qu’une institution importante du judaïsme français non seulement ne contribue pas à la solidarité nationale, mais se rende incapable de rembourser de telles sommes. On ne peut que constater que loin de quelconques économies, la ligne Entretien des synagogues progresse. Il est vrai que les nouvelles structures sont plus coûteuses que les synagogues traditionnelles. Accueil, électricité, chauffage, etc… Mais quelle importance le Consistoire de Paris paiera.

Construire, construire, le prix du silence

Que la population juive ait baissé de 25% ne remet rien en cause, construire est toujours intéressant, surtout sans aucun contrôle, sans appel d’offres, etc…. Quant aux actionnaires des SCI,ceux qui ne sont pas consistoriaux, le jour venu, sans avoir contribué à rien, ils encaisseront le fruit de leur sordide patience. Ces nouvelles structures sont détenues par des SCI dont bien sûr personne ne voit les comptes. Un mélange des genres douteux.  On se souvient de l’augmentation de capital de la SCI du XVIIème de 8 900 000€, effectuée dans les derniers jours de l’absence de mandat du Président du Central, qui aurait dû partir dix-huit mois plus tôt mais qui, par un tour de passe-passe, bafouant les statuts de cette institution plus très honorable, resta en fonction. Car, il fallait le bon moment pour cette augmentation de capital dont personne n’avait entendu parler et qui ne comporte qu’un seul et unique signataire pour  les différentes personnes morales.
Pendant que les petites Communautés se meurent, pendant que des personnes subissent des menaces antisémites dans leur logement , sans qu’un quelconque fonds d’aide ne vienne leur porter un secours juif, il semble que le seul souci soit de  choisir les revêtements de sols, les moins chers bien sûr et qui n’expliquent pas le coût faramineux au m2 de ces constructions

Donc pour fêter ces 40 millions de déficit cumulé, un week-end à la campagne.

C’est sous le nom de Campus, cela fait plus sérieux, mais un peu compliqué avec le Chabbat, que le Consistoire a invité avec insistance et largement au Country Club d’Etiolles. Pas d’ordre du jour, mais un « avant–goût des vacances estivales » « Après deux années d’interruption de ce grand rendez-vous des leaders communautaires pour cause de pandémie, nous sommes très heureux de renouer avec ces retrouvailles annuelles qui nous offrent une occasion unique d’échanger, de débattre, d’apprendre et de passer un moment agréable en toute convivialité et amitié dans un cadre confortable et verdoyant, avant-goût des vacances estivales.

La thématique générale de ce séminaire s’articulera principalement autour de : « LA RELANCE APRES LA CRISE »

Quant au prix, 280€/ personne, il sera pour la très grande majorité un cadeau qui assure un minimum de reconnaissance. Bref, un petit week-end à 30 000€ pour le Consistoire de Paris pour fêter les 40 millions de déficit et s’assurer quelques présences amies à l’Assemblée générale du dimanche 19 juin Selon l’expression consistoriale, 30 000€ c’est « dans l’épaisseur du trait ». Bref, entre un Chabbat se terminant à 23h et un dimanche d’élections, on imagine.
Mais s’il y avait eu un ordre du jour, quelques suggestions
  1. Après Covid, quelle  synagogue souhaitent les fidèles

 A l’image de ce qui s’est fait au Royaume-Uni, une grande enquête auprès de 5.000     personnes, a permis de cerner les nouvelles attentes dans ce monde d’après- Covid. Mais évidemment pour faire cela, il faut donner la priorité aux hommes et non au béton.
  1. Renforcer l’identité juive

    notamment par le renforcement de l’enseignement de l’histoire récente d’Israël, ses fondateurs, ses réalisations, etc…. Dans les Talmud Torah et dans les écoles juives. Un des moyens efficaces pour lutter contre les antisémites
  2. Concernant le Guet : de nombreuses innovations ces derniers temps.                  

    Un Guett – Zoom quatre ans après un divorce civil pour un mari attendant l’heure du Guett ( ci-dessous l’article complet)

https://lphinfo.com/arretee-a-sa-descente-de-lavion-elle-accepte-enfin-son-guett/

  • Plus près de nous en France , à Paris devant le Beth Din de Paris, une femme jugée comme « récalcitrante » trois mois après son divorce civil, alors qu’une procédure d’appel est toujours en cours, donc TROIS MOIS après le prononcé du jugement en 1ère instance du divorce civil , elle apprend que son Guett a été prononcé. Elle n’a pas été  convoquée, elle n’était pas présente. Quelle diligence, rondement menée l’affaire. Mais quelle est la validité de ce Guett?

Dans les deux cas , le ZOOM-Guett et le Guett ultra sons, on peut noter que c’est au bénéfice des hommes

Il est tout de même plus que curieux que pour les hommes qui, s’ils ont des enfants,  ne rencontrent pas le problème de Mamzer, des solutions soient trouvées aussi rapidement audacieuses – Zoom – , révolutionnaires – sans la présence de la femme non convoquée. Quelle asymétrie, quel mépris. Pour les femmes, vingt ans après le divorce civil, certains appellent un Guett, une victoire. N’est-ce pas  là la définition de l’indifférence, de l’inégalité voulue, maintenue par ces instances,(je cherche une rime). On me dit que les prix ont baissé depuis le scandale du Guett . A l’époque, en 2014, c’était 90 000€. Suite à cette gestion calamiteuse des Guett où les femmes enchaînées doivent attendre et subir, de préférence silencieusement, depuis tant d’années. De plus, nul chiffre pour donner une idée de l’ampleur des dégâts quant au nombre de Mamzer en France, une irresponsabilité écrasante. Et toujours rien sur l’accord de contrat pré nuptial qui permettrait de régler ce problème dramatique. Quels intérêts sont à l’oeuvre pour que ce ne soit pas fait? Quels intérêts pour traiter les femmes avec tant d’inégalité et de mépris?
  1. Cacheroute

Clarifier la différence entre les restaurateurs ayant un certificat avec la mention Beth Din de Paris et ceux ayant l’affiche BADATZ. N’y a-t-il pas de Chomer dans les restaurants ayant la pancarte Beth Din ? Est-ce une sous-cacheroute, comme à Fleg où la date de validité affichée est régulièrement dépassée ?

  1. Ecole Rabbinique

 Il semblerait qu’une Ecole Rabbinique de Colmar ait décerné un diplôme de  Rabbin,    il y a quelques années. Y a-t-il d’autres heureux diplômés de cette école dont personne n’a entendu parler?

  1. Economies

Quelles mesures seront prises tant pour réduire les coûts de fonctionnement de cette administration, tout en améliorant le service rendu au public, ce qui serait plus que nécessaire ? Ce qui s’appelle la gestion, le contraire de l’absence de gestion.

Chavoua tov;

Evelyne Gougenheim

4 Commentaires

  1. La partie de l’article traitant des questions de guet est à nuancer, car il y a de tout.
    Se souvenir qu’un mariage juif ne se termine que par la mort de l’un ou l’accord des deux ! Ceux qui préfèrent une union plus « kleenex » peuvent s’orienter vers un Pacs, personne n’est obligé de faire une houpa.

  2. Ahurissant ces 40 millions de déficit cumulé
    Je n’arrive pas à le croire, pensant qu’une institution miroir d’une communauté ancestrale se devait de présenter une gestion équilibrée !

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