Tou Bichevat: le Nouvel An des arbres (1)
ouriel-Post n° 112, Jforum  Tou Bichvat 2021: jeudi 28 janvier

Plus qu’une simple célébration de la nature, Tou Bichevat est le temps de la réflexion sur l’évolution personnelle de chacun.
On trouve mention pour la première fois de Tou Bichvat dans la première Michna du traité de Roch Hachana : « Quatre dates marquent le commencement de l’Année…Pour l’Ecole de Chamaï, le nouvel an des arbres est le premier du mois de Chevat, pour Hillel et ses disciples c’est le 15 Chevat. Or c’est seulement à l’époque du Rabbin Haï Gaon (933- 1038) que la Halakha fut fixée selon les enseignements de Hillel. »
Jusqu’à Tou Bichvat, les arbres vivent des pluies de l’année qui précède, après Tou Bichvat, ils vivent des pluies de la nouvelle année. (Talmud de Jérusalem, Traité de Roch Hachana, 1,2).

Ce rappel des origines nous aide à nous souvenir du lien étroit qui existe entre le peuple juif et la terre d’Israël, la nature et les rythmes saisonniers propres à cette terre. Ce jour est essentiel pour déterminer les Troumot et les Massarot que l’on prélève sur les fruits des arbres. A Tou Bichvat, il est interdit de jeûner et de prononcer une oraison funèbre.

Au XI ème siècle, à l’époque où le mouvement de la Kabbale mené par HaAri Hakadoch( Itzhak Louria) à Safed, était en pleine force, l’usage de manger des fruits à Tou Bichvat fut institué comme symbole de la participation des hommes à la joie des arbres et pour s’identifier avec cette terre et les fruits qu’elle produit. Usage qui s’est répandu dans toutes les communautés de la diaspora.

Les Usages du Seder :
– Nous consommons quatre coupes de vin blanc et rouge, pour nous souvenir des saisons et de la splendeur des terres de Galilée, de Judée et du Néguev.
– Nous lisons les prophéties, les poésies et les midrachim qui louent Eretz Israël et annoncent son renouveau.
– Nous chantons pour que Tou Bichvat soit l’hymne de AM Israël et d’Eretz Israël.

Avec la célébration du Séder, nous renouvelons notre engagement pour Sion.
« Voici des jours vont venir, dit l’Eternel, où le laboureur rencontrera le moissonneur, celui qui foule le raisin et qui répand les semences…Ils planteront des vignes et en boiront le vin…cultiveront des jardins et mangeront les fruits… » (Amos9 :13-15)
« Je multiplierai le fruit des arbres et la production des champs, pour que vous ne subissiez plus l’humiliation de la faim parmi les nations » (Ezéchiel 36 : 30)

Les sept fruits d’Israël

« Car l’homme est comme l’arbre des champs » est une phrase de la Bible, plus précisément du Deutéronome, Dvarim, Paroles en hébreu. Le poète Nathan Zach est parti de cette phrase pour écrire un poème poignant sur la destinée de l’homme. Ce poème  a été mis en musique par Shalom Hanoch et est devenu un classique de la chanson israélienne.

Car l’homme est comme l’arbre des champs :
Comme l’homme, l’arbre pousse également
Comme l’arbre, l’homme est émondé
Et moi je ne sais pas
Où j’ai été et où je serai
Comme l’arbre des champs.
Car l’homme est comme l’arbre des champs :
Comme l’arbre, il aspire aux cîmes
Comme l’homme, il flambe dans l’incendie
Et moi je ne sais pas
Où j’ai été et où je serai
Comme l’arbre des champs.
Car l’homme est comme l’arbre des champs :
Comme l’arbre, il est altéré
Comme l’homme il reste assoiffé
Et moi je ne sais pas
Où j’ai été et où je serai
Comme l’arbre des champs.
J’ai aimé et j’ai détesté
J’ai goûté à tout, un peu,
On m’a enterré dans un lopin de terre
Et j’ai dans la bouche un goût amer
Comme l’arbre des champs,
Comme l’arbre des champs.

Poème de Nathan Zach traduit par Francine Kaufmann

 

Car l’homme est comme l’arbre du champ, כי האדם עץ השדה

Les paroles du poète israélien Nathan Zach sont interprétées par Shalom Hanoch

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