Simone Barreto Silva, Brésilienne installée en France depuis 30 ans, tuée par un musulman dans l’attentat de Nice

Simone Barreto Silva avait 44 ans. Cette Brésilienne, installée en France depuis 30 ans, a lutté jusqu’au bout pour survivre. Mais, blessée grièvement dans l’attentat de Nice survenu jeudi matin dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, elle a perdu la vie. Le ministère des Affaires étrangères brésilien a annoncé la nouvelle dans la nuit. «, et étend sa solidarité au peuple et au gouvernement français», a-t-on annoncé dans un communiqué. Le ministre des Affaires étrangères, Ernesto Araújo, a ensuite personnellement pris la parole sur les réseaux sociaux, exprimé son «profond chagrin après la mort d’une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants, survenue aujourd’hui à Nice, en France».
Madame Simone Barreto Silva était Brésilienne et mère de 3 enfants. Aide soignante, elle a été assassinée par le terroriste tunisien dans l’attentat de la Basilique Notre-Dame à Nice. Ses derniers mots ont été pour ses enfants « dites leurs que je les aime »
Père Patrick DESBOIS : »Simone avait 44ans, elle était venue pour prier dans la basilique à Nice. Elle a réussi à sortir de l’église mais est morte suite aux blessures infligées par l’assassin terroriste. Elle est morte en pensant à ses enfants.
Les victimes avaient une histoire, une famille, un visage, un nom. Mon cœur et ma prière vont pour vous Simone et vos enfants victimes du terrorisme islamique, chez nous, dans notre église. »


Qui sont les deux femmes tuées à Nice?

Une mère célibataire brésilienne «symbole de joie de vivre» et une sexagénaire mère d’enfants adultes: voici le portrait dressé par les proches des victimes tuées jeudi lors d’un attentat jihadiste dans une église de Nice (Sud-Est).

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20min/afp
Nadine Devillers (à gauche) et Simone Barreto Silva, deux des trois victimes de l’attentat de Nice du jeudi 30 octobre, toutes tuées au couteau dans la basilique Notre-Dame.

Nadine Devillers (à gauche) et Simone Barreto Silva, deux des trois victimes de l’attentat de Nice du jeudi 30 octobre, toutes tuées au couteau dans la basilique Notre-Dame.

DR

Simone Barreto Silva

Les autorités brésiliennes ont confirmé le décès lors de l’attaque de l’une de leurs ressortissantes, dénommée Simone Barreto Silva, selon des proches que l’AFP a rencontrés à Nice. Elle est morte quelques minutes après s’être réfugiée blessée dans un restaurant à proximité de la basilique, où, selon BFMTV, elle a eu le temps de dire quelques mots avant de succomber à ses blessures. «Dites à mes enfants que je les aime.»

Âgée de 44 ans, elle vivait en célibataire à Nice avec ses trois enfants dont deux en bas âge selon ses voisins, dans le quartier populaire de Gambetta.

«Simone était une femme extraordinaire, toujours souriante, elle parlait bien à tout le monde, elle venait souvent manger chez nous avec sa famille et sa soeur, ce sont des gens bien», raconte à l’AFP Angela Tavarès qui tient un bar-restaurant cap-verdien au rez-de-chaussée de l’immeuble où vivait la victime.

Ancienne danseuse de samba, Simone Barreto Silva, s’arrêtait souvent prendre un café dans l’établissement de Mme Tavarès avant d’aller chercher ses enfants à l’école. «Elle aimait bien les picanhas, une spécialité brésilienne de viande bovine. L’autre jour, on a mis la musique et on était en train de danser avec elle», raconte la restauratrice, en pleurs.

«On l’avait accompagnée dans le cadre de notre projet «Des étoiles et des femmes», raconte Nathalie Moya, qui coordonne, au sein de l’association Forum Jorge François, à Nice, l’accompagnement des femmes vers un CAP cuisine. «Elle a réussi son diplôme il y a deux ans et voulait monter son restaurant», précise-t-elle, se souvenant d’une femme «solaire», «toujours en train de prendre les gens dans ses bras».

«Elle aimait tout le monde et elle était aussi très croyante. Si on avait envie de toucher un symbole, celui de la joie de vivre, on ne pouvait pas mieux trouver», note Mme Moya.

Nadine Devillers

La troisième victime est une femme de 60 ans, Nadine Devillers, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier confirmant une information du quotidien Nice-Matin. Mariée et mère d’enfants aujourd’hui adultes, elle fréquentait régulièrement l’église, selon une source proche du dossier.

Le procureur du parquet antiterroriste Jean-François Ricard a indiqué que son corps avait été trouvé à l’entrée de la basilique: «Elle présentait un égorgement très profond de l’ordre d’une décapitation».

Que s’est-il passé?

A 08H29, l’auteur des faits «entre dans la basilique et y restera un peu moins d’une demi-heure, période durant laquelle il s’attaque à trois victimes», a relaté le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard. Vincent Loquès, Nadine Devillers et Simone Barreto Silva.

A 08H54, une des victimes, une Brésilienne, qui succombera peu après à ses blessures, s’enfuit.

La police municipale, alertée par un témoin, intervient et se retrouve face au tueur.

«Cet homme s’était avancé vers eux de manière menaçante en criant «Allah Akbar», les contraignant alors à faire usage d’abord d’un pistolet à impulsions électriques puis en faisant feu à plusieurs reprises avec leur arme de service», a rapporté M. Ricard.

Le suspect est un Tunisien de 21 ans, arrivé en France courant octobre depuis l’Italie. Son pronostic vital «est toujours engagé» (vendredi soir), il est «inaudible et pas conscient», selon une source proche du dossier.

Trois hommes, soupçonnés d’avoir eu des liens avec l’auteur présumé de l’attaque, ont été placés en garde à vue. Le troisième homme, un proche du suspect, a été interpellé vendredi soir.

20min.ch/fr/


Vincent Loquès, le sacristain de Notre-Dame de Nice, égorgé par un islamiste la veille de son anniversaire

Vincent Loquès / Photo: Facebook
Vincent Loquès / Photo: Facebook

L’une des trois victimes de l’ attentat terroriste dans la basilique Notre-Dame de Nice, est Vincent Loquès, le sacristain de l’église, fort apprécié par toute la communauté paroissiale et au-délà.

Les pensées et prières des membres de la communauté catholique de Nice et de toute la France vont vers Vincent Loquès, père de deux filles majeures, âgé de 54 ans, qui se trouvait dans la basilique Notre-Dame lorsqu’elle a été prise d’assaut par un terroriste islamiste, qui l’a égorgé et a tué deux autres personnes dans l’attaque au couteau.

Pensées pour Vincent Loquès, sacristain de la basilique Notre Dame de Nice lâchement assassiné par un terroriste islamiste“, a déclaré l’homme politique niçois Eric Ciotti dans un tweet.

Il était extrêmement dévoué à son église, je pense à sa famille, à ses proches et à toute la communauté catholique“, a-t-il ajouté.

Le maire de la ville Christian Estroisi lui a rendu l’hommage sur les réseaux sociaux. “Il s’appelait Vincent Loquès, il était le sacristain de la Basilique Notre-Dame, et c’est l’un des trois sourires que le barbare islamiste a effacé pour toujours. Les fidèles de la Basilique le connaissaient tous, notamment pour son immense cœur et sa générosité.

Vincent Loques était en train de préparer l’église pour la prochaine fête de la Toussaint lorsque le suspect, identifié comme étant Brahim Aouissaoui, un clandestin tunisien âgé de 21 ans, a pénétré dans l’église.

Le terroriste a été abattu par la police alors qu’il criait “Allahu akbar!” après avoir tué une paroissienne sexagénaire, retrouvé quasi-décapitée gisant sur le sol de l’église, égorgé Vincent Loquès (qui s’est probablement porté au secours de la première victime) et grièvement blessé Simone Barreto Silva, une mère de famille brésilienne, aide-soignante âgée de 44 ans, morte peu après de ses blessures.

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