Quels sont les moyens de l’Iran pour attaquer Israël

Après la frappe aérienne israélienne à Damas le 1er avril, la République islamique d’Iran a promis des représailles contre l’État hébreu. Cette riposte pourrait emprunter diverses formes, allant des attaques indirectes par milices interposées aux frappes directes avec missiles balistiques et drones.

Bien que menaçant régulièrement Israël, Téhéran préfère souvent agir dans l’ombre, par l’entremise de ses nombreux supplétifs répartis au Moyen-Orient. Cette stratégie du « bras long » offre à l’Iran un déni de responsabilité tout en attisant les tensions régionales.

Au rang des options directes, l’Iran dispose d’un vaste arsenal de missiles balistiques de diverses portées et propulsions. Certains à combustible solide peuvent être tirés rapidement tandis que d’autres nécessitent plus de préparatifs. Téhéran a déjà utilisé ces vecteurs par le passé, comme lors des frappes de représailles contre des bases américaines en Irak en 2020 suite à l’élimination du général Soleimani.

Plus récemment, l’Iran a testé avec succès ses nouveaux missiles balistiques Kheibar Shekan de longue portée (1450 km) contre des cibles en Syrie et au Pakistan, sous couvert d’opérations antiterroristes. Un message d’avertissement à Washington et Tel-Aviv selon les médias iraniens.

L’Iran mise également beaucoup sur ses drones kamikazes à faible coût, grande autonomie et signature radar réduite. Il en a exporté des centaines à la Russie pour la guerre en Ukraine. Téhéran pourrait s’en servir directement contre Israël, comme lors de la spectaculaire attaque contre les installations pétrolières saoudiennes d’Abqaiq en 2019.

Mais la carte maîtresse de l’Iran reste son vaste réseau de milices chiites alliées, stationnées aux portes d’Israël en Irak, Syrie et Liban. Récemment, plusieurs de ces groupes ont proféré des menaces contre l’État hébreu et revendiqué des tirs de drones et roquettes vers le territoire israélien.

Le Hezbollah libanais, véritable armée parallèle aux ordres de l’Iran, possède des milliers de roquettes prêtes à être tirées sur Israël. Dans la bande de Gaza, le Hamas et le Djihad islamique restent également des courtiers de l’influence iranienne.

Les rebelles houthis au Yémen, eux aussi armés par Téhéran, disposent de missiles et drones à longue portée pour menacer Israël. L’Iran cherche ainsi à encercler l’État hébreu d’un « feu » convergent sur plusieurs fronts.

Dans un passé récent, le régime des mollahs a déjà visé à l’étranger des cibles liées à Israël, via le Hezbollah ou ses propres services. La possibilité d’attentats contre des diplomates ou communautés israéliennes ne peut être écartée.

Bien que privilégiant les actes de représailles indirects, Téhéran conserve l’option d’une riposte directe contre Israël avec ses missiles et drones. Une confrontation majeure dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et nucléaires.

Une frappe iranienne contre Israël serait imminente

Selon des sources bien informées, les services de renseignement israéliens et américains s’attendent à une attaque iranienne contre l’État hébreu dans les prochains jours. Cette riposte de Téhéran viserait à venger l’élimination récente d’un haut commandant des Gardiens de la Révolution.

Les analystes prédisent que cette offensive pourrait emprunter deux vecteurs. D’une part, l’Iran dispose de missiles balistiques de haute précision, susceptibles de frapper des cibles stratégiques et militaires en territoire israélien. Mais Téhéran pourrait également actionner son vaste réseau de milices et supplétifs régionaux pour mener des opérations contre Israël.

Ce scénario d’attaque sur « plusieurs fronts » fait l’objet de vives discussions au sein des sphères décisionnelles américaines et israéliennes. Les services anticiperont notamment d’éventuels tirs de roquettes par le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, deux mouvements armés proches de l’Iran.

D’autres groupes chiites sous influence iranienne, stationnés en Irak ou en Syrie aux portes d’Israël, pourraient également prendre part aux hostilités. Sans compter la menace représentée par les rebelles houthis au Yémen, eux aussi renforcés militairement par Téhéran.

Face à cette menace multiforme, Israël et ses alliés occidentaux restent en éveil maximum. Une escalade demeure très probable dans les prochains jours, malgré les appels au calme de la communauté internationale. Une nouvelle confrontation armée d’envergure avec l’Iran et ses bras armés semble désormais inévitable au Proche-Orient.

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victor nizard

on espère que les dolphins sont en place, Popeye armés. Les terminaux pétroliers, centrales electriques et de production d’eau sont des cibles de choix. Les F35 s’occuperont des centrales nucléaires et le reste de l’armée des gardiens de la revolution

dslred

le nom de l’auteur de cet article ne semble pas disponinble mais pourquoi diable parle t-il toujours de TEL AVIV comme capitale d’Israel ? (cf l’iran lance un avertissement a washington et TEL AVIV). la captiale d’Israel est Jerusalem, meme si cela deplait à ce journaliste. a moins que ce journaliste s’arroge le droit de decider pour Israel oú se situe sa capitale ??? j’ai arrêté de lire l’article. de grace expliquez lui !

Asher Cohen

Quels que soient les moyens dont ils disposent, les iraniens n’ont pas réagi rapidement après l’attaque de leur consulat, attribuée à Israël, ce qui montre qu’ils n’avaient pas de plan prêt pour attaquer l’État Juif. De plus, leurs missiles balistiques de  » haute précision  » n’utilisent même pas le GPS, à la différence des bus parisiens.

Netanyahou cherche un prétexte pour bombarder les sites nucléaires iraniens. C’était prévu, et même annoncé de longue date. Israël attribue à l’Iran l’attaque du hamas du 7 octobre dernier, et conformément au Judaïsme, œil pour œil, frappe ce pays et ses proxis en retour. Une question est de savoir si Israël a produit assez de missiles et drones pour bombarder un territoire aussi étendu, mais on parle d’intervention conjointe avec les US.