PeSSaH -3: une Haggada pas comme les autres (vidéos)

UNE HAGGADAH PAS COMME LES AUTRES
TRADUCTION et COMMENTAIRES DE ELIE WIESEL ,
ILLUSTRATIONS MARK PODVAL

L’histoire de la Haggada est tout entière contenue dans le plateau du Séder, dont chacun des six éléments symbolise un aspect de l’Exode.

ZEROA, un os rôti qui évoque l’agneau pascal que nos ancêtres offrirent à D’ieu.

BETSA, un œuf dur dont la forme symbolise le cycle de la vie et de la mort.

MAROR, une herbe amère qui nous rappelle l’amertume de la servitude en Egypte.

HAROSSET, un mélange de noix, de dattes, de vin et d’épices, qui caractérisent le mortier dont nos ancêtres firent usage pour construire les pyramides d’Egypte.

KARPASS, du persil ou en autre légume vert qui représente l’espoir et le renouveau.

HAZERET, l’herbe amère pour le sandwich que nous mangeons afin d’honorer la coutume établie par Hillel l’Ancien, laquelle rappelle que nos ancêtres consommaient de la matsa et les herbes amères (ainsi que de l’agneau) ensemble.

LE SEDER « Voici le pain de misère qu’ont mangé nos ancêtres dans le pays d’Egypte. Que celui qui a faim vienne et mange… »
Ainsi débute le Séder, cette cérémonie familiale, par lequel tous les juifs du monde communient en revivant un événement qui s’est déroulé il y a trente siècles.

Afin que cette invitation qui ouvre la Haggada (récit de la sortie d’Egypte) soit comprise de tous, le texte ne commence pas en hébreu mais en araméen, le langage que nos ancêtres parlaient au quotidien. Plus tard les sages du Moyen Age insistèrent pour que le Séder soit conduit dans la langue de ceux qui le célèbrent, car la compréhension de son texte est vitale. Le grand ouvrage de la Kabbale, le Zohar, fournit une autre raison au fait que la Haggadah débute en araméen. Cela nous indique que D’ieu aime à entendre ses enfants relater la sortie d’Egypte. Aussi commençons-nous en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas, et qui nous permet de nous adresser à D’ieu sans intermédiaire.
Le Séder est avant tout une histoire. Notre histoire. Elle appartient à chacun de nous. A New York, à Paris, à Casablanca et à Jérusalem, partout où les juifs sont juifs, le même rituel est observé cette nuit. Nous évoquons les mêmes images, nous mangeons les mêmes matsot et accueillons ensemble un illustre visiteur, le prophète Elie.


A travers les siècles, le Séder a intégré les coutumes et usages de nombre de traditions. Certaines communautés orientales ouvrent la soirée avec une émouvante reconstitution du récit : un homme vêtu comme un vagabond entre, en portant un sac sur ses épaules. Quelqu’un parmi les convives- un enfant probablement- lui demande d’où il vient. « Du pays d’Egypte, répond-il. « Où allez-vous ? – Vers le pays de mes ancêtres. « Alors tout le monde s’exclame : L’année prochaine à Jérusalem !». Il est ensuite invité à prendre place, et c’est alors seulement que le Séder commence.

INTRODUCTION

 

QUELQUES COMMENTAIRES QUI JALONNENT LES ÉTAPES DU SEDER :

KADECH

Dans la tradition juive chaque cérémonie commence avec le Kiddouch. Le vin est sanctifié au début du repas de fête et rappelle aux juifs la nécessité d’être saints, à l’image de D’ ieu qui est Saint.
Pour Pessah le kiddouch est récité sur la première des quatre coupes que l’on boit durant le Séder. Le nombre est symbolique. L’Ecriture fait usage de quatre termes pour désigner la libération d’Egypte. Ce sont quatre exils que le peuple juif traversera avant la rédemption. Ainsi le devoir de boire les quatre coupes est aussi important que celui de manger la matsa et les herbes amères.
D’après certains également les quatre coupes correspondent aux quatre lettres du tétragramme. Le nombre est symbolique mais uniquement symbolique. Les sages ont quantifié le nombre des commandements pour nous indiquer que les symboles seuls, les sentiments seuls, le cœur seul ne servent pas la mémoire si l’élan qu’ils impriment ne trouve pas de véritable concrétisation ici –bas, à travers les actes. Et cela vaut tout particulièrement cette nuit –là.

OUREHATS :

La coutume de se laver les mains avant de consommer un aliment trempé dans un liquide, remonte aux temps bibliques, à l’époque où d’exceptionnelles précautions étaient prises pour préserver leur pureté au temps des prélèvements des récoltes offerts aux prêtres. De cette coutume, il ne reste que le devoir de se laver les mains avant de manger du pain. Mais aussi le soir du Séder où nous trempons nos aliments.

YAHATS

On casse la matsa intermédiaire des trois matsot du plateau et une partie est mise de côté pour l’afikomane qui sera consommée à la fin du repas. Cela en souvenir du Temple où le sacrifice de l’agneau pascal était consommé après avoir été rassasié. Signe d’opulence et de Liberté. Le mot lui-même semble d’origine grecque et veut dire « dessert ». Nous terminons le repas sans dessert et dans la sobriété pour ne pas nous associer à l’esprit et aux habitudes des grecs qui terminaient leurs agapes avec excès et souvent orgiaques.

MAGUID LE RÉCIT

Ici commence véritablement le récit de la sortie d’Egypte. Nous sommes au cœur de la mitsva accomplie ce soir-là. La famille réunie autour de la table doit raconter selon le verset : » Et tu raconteras à ton fils… ». La Haggadah signifie récit.
Il faut savoir que dans la tradition juive, le récit ne tient pas lieu d’agrément ou de fioriture. Il est partie intégrante de l’héritage juif. Par-delà son caractère éminemment législatif, le Talmud est émaillé de récits et d’anecdotes qui ajoutent aux professions de foi des sages, le sceau de l’intensément vécu et de l’humain.
Ce soir-là, raconter est un devoir dont on s’acquitte avec joie et rigueur.
La Matsa est appelée pain du pauvre car elle symbolise en premier lieu la misère des juifs. C’est une pâte qui n’a pas monté vu la précipitation du départ. Mais elle a aussi une résonnance morale. Cette pâte qui n’a pas monté est une invitation à l’humilité. Une invitation à rejeter les valeurs gonflent notre cœur d’orgueil et de suffisance et par là même à exclure autrui de notre horizon.
Parmi les nombreuses raisons qui recommandent d’inviter des indigents à notre table, il y a le fait que le tsédek (la charité pour rétablir la justice) est par-dessus tout la mitsva qui nous fera sortir de l’exil. Plus esclave en exil mais libre sur notre terre.
Quant au fait que la hagaddah est en Araméen, la langue courante parlée alors, c’est pour qu les femmes et les enfants comprennent le contenu du récit.
Au sujet des femmes et des jeunes filles, elles sont astreintes à la mitsva du Séder au même titre que les hommes. Les sages mettent à l’actif des femmes juives l’essentiel des mérites qui valurent aux enfants d’Israël d’être délivrés d’Egypte. Leur abnégation et leur sens du devoir familial et conjugal ne se démentirent jamais au plus profond de la détresse. Elles sont les invités d’honneur de la soirée.
En parallèle au récit de la Hagaddah et pour corroborer les réflexions énoncées juste avant :
Elie Wiesel évoque des souvenirs d’enfance à Sighet, sa ville naTALE,
EN Transylvanie (RoumaniE), lors d’un soir de Séder :

Jamais notre Seder ne se déroulait sans un étranger à notre table. Je me souviens que nous allions d’une synagogue à l’autre, d’une maison d’étude à une autre, à la recherche d’’un étranger sans lequel notre fête n’était pas entière. C’était du reste le cas de la plupart des juifs de notre ville et probablement de la plupart des juifs des autres villes. La veille de Pessah, les pauvres les déshérités et les malheureux étaient les gens les plus recherchés et hôtes les plus choyés. C’était pour eux que nous récitions : « Cette année nous sommes encore esclaves, l’année prochaine nous serons libres ». Si elles n’avaient pas contribué à réconforter notre invité indigent, nos richesses nous auraient fait honte. Aussi nous étions-nous reconnaissants.
Dans certaines à l’approche de Pessah, certains juifs collectaient de l’argent de la façon la plus discrète : ils entraient dans une pièce de la maison communautaire, où ils trouvaient un plat rempli d’argent. Ceux qui avaient de l’argent en déposaient et ceux qui en avaient besoin y puisaient. Personne ne savait combien avait été donné ni combien avait été ôté. Ainsi prenait-on soin des nécessiteux avec dignité.

LES QUATRE Fils DU SEDER

LE SAGE : Que dit-il ? « Que sont ces règles, ces lois et ces préceptes, que l’Eternel notre D’ieu vous a ordonnés
LE PERVERS : Que dit-il ? « Qu’est donc ce culte pour vous ?
LE SIMPLE : Que dit-il ? « Qu’est ceci ? »
CELUI QUI NE SAIT PAS QUESTIONNER : Il ne sait pas interroger, alors c’est toi qui prends les devants, car il est dit : « Tu raconteras à ton fils en ce jour… »
Pour Rabbi Samson Raphaël Hirsch, le grand maître de l’orthodoxie allemande, les quatre fils caractérisent quatre générations. La première suit les préceptes du père, la seconde se rebelle contre eux, la troisième s’y soumet sans les comprendre et la quatrième, elle n’a pas même conscience de les ignorer. En d’autres termes, cette suite des quatre fils caractérise la régression et la déperdition. Plus les générations sont éloignées du Sinaï, plus elles deviennent ignorantes et suffisantes.
Suffisants, les Juifs l’étaient rn Egypte. Ils s’étaient habitués à la peine et aux tourments quotidiens. Un Midrach raconte que le pharaon eut à les chasser et les forcer à choisir la liberté. En fait, la tradition rapporte qu’un cinquième seulement des enfants d’Israël suivit Moïse et Aaron.
Le fils pervers est coupable d’autre chose encore que la suffisance. Il est condamnable pour son insolence. Dans le texte l’expression « Kafar Beïkar » est remarquable ; elle caractérise le fait de nier l’Essentiel, c’est-à-dire l’existence de D’ieu. « Kafar Beïkar » se dit non seulement de celui qui s’oppose à D’ieu, mais également de celui qui humilie son prochain. Le fils pervers n’a pas fait qu’insulter D’ieu en demeurant à l’écart, il a offensé son prochain.
Par quatre fois l’Ecriture évoque, une réponse que le père est censé donner à son fils lorsque celui-ci l’interroge. Les sages en ont déduit que les quatre réponses données s’adressent à quatre sortes de fils : quatre personnages dont les préoccupations diffèrent les unes des autres lorsque leur esprit est soumis à l’épreuve du souvenir de la sortie d’Egypte.

La place du fils « pervers » à côté du « sage » peut surprendre (d’autant que ce n’est pas dans l’ordre dans lequel ils sont mentionnés dans l’Ecriture). En fait, un double message est ici délivré au sage. Il doit en premier comprendre que c’est à lui que revient en grande partie le devoir d’apporter la rédemption au fils pervers. Qu’il ne doit pas être le seul à qui sa sagesse profite mais qu’il se doit de la faire rayonner autour de lui jusqu’à en irradier tous ceux à qui elle fait défaut. Il doit aussi comprendre que la sagesse ne porte véritablement son nom que lorsqu’elle est utilisée à bon escient et qu’en faisant un usage pernicieux il risque de devenir comme son voisin, lequel, pour être pervers n’en est pas moins intelligent. De tels exemples ne manquent malheureusement dans l’histoire.

MOÏSE ET LA HAGGADAH

Il est surprenant que le nom de Moïse ne soit mentionné qu’une seule fois dans la Haggadah. Le Midrach n’en met pas moins à son actif tous les événements relatés ici. Nous lisons sa rencontre avec le buisson ardent, sa solitude, son angoisse lorsqu’il entendit cette voix à la fois lointaine et proche, insistante et tenace. Et pourtant. Il fallut sept jours à D’ieu pour convaincre Moïse d’être son mandataire. Pourquoi moi ? disait Moïse. Pourquoi pas un ange ou mon frère Aaron ? Je suis un piètre orateur. Et que répondrai-je encore aux enfants d’Israël, quand ils me questionneront ? Alors D’ieu dit : « Dis-leur que c’est Moi D’ieu qui t’ai envoyé et que Je serai à leur côtés pendant leur oppression en Egypte et lorsque d’autres peuples les asserviront ». A quoi Moïse répondit : « Ils n’ont pas encore été délivré du présent exil et je devrais déjà leur parler des suivants ? Alors D’ieu lui répondit : « Dis-leur seulement que c’est moi qui t’ai envoyé. »

La tradition Kabbalistique explique que la Providence divine conduit l’Univers à travers des « mandataires » qui sont les « mondes spirituels », intermédiaires entre le D’ieu Absolu et la matière. Le texte vient ici nous signifier que, lors de la sortie d’Egypte, c’est D’ieu lui-même qui transcendant le cours naturel qu’il avait Lui-Même imprimé à la Création, se manifesta pour produire tous les prodiges relatés dans la Haggadah.

D’ieu agit « d’une Main puissante et d’un Bras étendu. Et son glaive brandi, dans Sa Main tendue vers Jérusalem et par des visions terrifiantes. » C’est la révélation de la Cherina.
Pourquoi rappelons-nous soudain Jérusalem ? Parce que chaque fois que nous évoquons l’exil, nous nous souvenons de Jérusalem. Jérusalem est synonyme de Rédemption.

Dayénou : Cela nous aurait suffi…

Le nom de cette très belle prière est un chant de gratitude. Le Juif se définit par sa disposition à être reconnaissant. On demanda un jour à un philosophe juif : « Quel est le contraire du nihilisme ? » Il répondit : « Dayénou », l’aptitude à être reconnaissant pour ce que nous avons reçu, pour ce que nous sommes. Du reste « Juif » se dit en hébreu Yehoudi, qui dérive du mot Hodaah, qui signifie « reconnaissance ». La première prière que le Juif est censé réciter à son réveil exprime la gratitude pour être en vie. Cela vaut pour toutes les géné et le plus conséquent de cette soirée de grâces, chaque heure une offrande miraculeuse.

ET TU RACONTERAS A TON FILS…

En chaque génération, l’homme doit se considérer comme étant sorti d’Egypte.
Deux commentaires sur ce passage :
Le texte ne dit pas chaque juif mais chaque individu, ce qui accentue la dimension universelle de l’histoire juive. Après tout n’avons-nous pas partagé la torah avec les autres peuples bien qu’elle ait été donnée aux enfants d’Israël ?
En second lieu, le texte dit que chacun de nous à travers toutes les générations doit se considérer comme s’il était lui-même sauvé de l’esclavage égyptien. Non, je n’étais pas parmi ceux qui quittèrent l’Egypte, mais je dois penser « comme si » j’avais été parmi eux.

Certains textes talmudiques pensent que le verset se réfère à nos âmes : esclaves elles le furent toutes. Mais pour nous c’est le « comme si » qui est important. Leçon qui vaut particulièrement pour ceux de nos contemporains qui aiment à répéter que « nous sommes tous des survivants de la shoa ». Non, tous ne le sont pas. Seuls ceux qui connurent l’agonie de la Nuit peuvent dire qu’ils y ont survécu. Seuls ceux qui subirent l’horreur de Treblinka sont à même de témoigner. Quant à ceux qui sont nés ailleurs ou après, ils doivent penser et agir « comme si » nous tous avions connu cela. Ce « comme si » définit le rôle de la littérature d’aujourd’hui.

Avec cette parole de Rabbi Gamliel nous touchons à ce qui est, peut-être, le plus profond de cette soirée. C’est ce qui justifie chaque année notre présence à la table du Séder et notre enthousiasme à le célébrer. La sortie d’Egypte est certainement et avant tout un grand évènement historique mais elle n’est pas cela uniquement. Elle doit vivre en chaque juif qui l’évoque et par-delà le temps. Car l’Egypte est une force pernicieuse susceptible de gagner chacun de nous. C’est l’idéal de la matérialité, de puissance et de tout ce qui exile la noblesse du cœur et de l’esprit. Cette Egypte peut à tout moment germer en nous. Après tout, sortir constamment d’Egypte est peut-être tout simplement le meilleur moyen de ne pas y entrer.
Pour le reste du Séder, la narration ne consiste plus qu’en un chant de louange à D’ieu. Présent au début du récit, D’ieu le demeure jusqu’à la fin. Ainsi le Séder n’est pas uniquement le récit de notre souffrance en exil, mais c’est aussi l’expression de notre attente de la Rédemption.

LE PROPHÈTE ELIE

Après le repas et les actions de grâces, nous versons la quatrième coupe et une cinquième coupe est versée pour le prophète Elie.

On ouvre la porte et on se lève pour accueillir celui qui demeure l’auteur des plus grands miracles parmi les prophètes. Il visite tous les foyers pour boire sa propre coupe. Elie qui, plus que tout autre prophète caractérise l’ultime Rédemption d’Israël. Cependant la délivrance vient de D.ieu, le départ en Terre Sainte vient de nous.
Le Prophète Elie est l’étranger mystérieux qui arrive à point nommé, pour apporter l’espoir aux désespérés.
Nous n’avons pas de meilleur défenseur céleste qu’Elie. Il est le témoin de toutes les souffrances endurées, il est la mémoire du peuple juif. Il est le pacificateur, détenteur de secrets, y compris de l’ultime secret. Il accompagnera la venue du Messie pour résoudre tous les problèmes et dissiper toutes les tensions. Il nous dira combien de coupes il faut boire au Séder ? Quatre où cinq, question restée en suspens lors d ‘une controverse rabbinique.

« ANI MAAMIM » :

Un Poème d’Elie Wiesel mis en musique par Darius Milhaud, et qui fut créé à Carnégie Hall le 13 novembre 1973.

Un camp.
Un interné.
Une créature sans nom,
Un homme sans visage,
Sans destinée.
C’est la nuit,
La nuit de Pessah.
Le camp est endormi,
Lui seul est éveillé.
Il parle lui-même
Sans bruit.
J’entends ses paroles,
Je capte son silence.
A moi, à lui,
Il dit :
Je n’ai pas de pris part aux matsot,
Ni au maror.
Je n’ai pas vidé les quatre coupes,
Symboles des quatre délivrances.
Je n’ai pas invité
Ceux qui ont faim
A partager mon repas-
Ou même ma faim.
Je n’ai pas de fils
Pour me poser
Les quatre questions-
Je n’ai plus la force
De répondre…
La parole de Had Gadya est trompeuse :
D’ieu ne viendra pas
Tuer l’égorgeur.

Les innocentes victimes
Demeureront sans vengeance
Le vieux souhait
Leshana habaa bi-Yérouchalaïm
Ne sera pas exaucé
Je ne serai pas à Jérusalem
L’année prochaine
Je ne serai pas
Aussi
Comment saurai-je
Que Jérusalem est là-bas,
Très loin,
Que Jérusalem n’est pas ici ?
Pourtant, je récite la Haggadah
Comme si j’y croyais.
Et j’attends le prophète Elie,
Comme je le faisais jadis.
Je lui ouvre mon cœur
Et dis :
Bienvenue, prophète de la promesse,
Bienvenue, héros de la rédemption.
Viens, partage mon histoire,
Viens, te réjouir avec les morts
Que nous sommes.
Vide la coupe
Qui porte ton nom,
Viens à nous en cette nuit de Pessah :
Nous sommes en Egypte
Et nous sommes ceux
Qui sont frappés par les plaies
Envoyées par D’ieu.
Viens, frère des malheureux,
Défenseur des opprimés,
Viens.
Je t’attendrai.
Et même si tu me déçois
Je continuerai d’attendre,
Ani Maamim. Elie WIESEL

Le Prophète Elie

Synthèse de cette Magnifique Haggadah avec un choix de commentaires et de dessins qui n’occultent ni la tradition du récit de la sortie d’Egypte, ni les persécutions, les souffrances et les horreurs de la shoah.

Réalisé par A. B  ….PESSAH 2021 OURIEL-POST N°114

Pessa’h 2021
De la soirée du samedi 27 mars 

À la soirée du dimanche 4 Avril

 

Radio JM Attyasse – Pessah, explication de la fête et de ses différentes appellations – 19/3/2021

Pessah est l’une des principales fêtes du calendrier juif. Mainte fois citée dans la Torah, cette commémoration porte différents noms : ‘hag ha-Aviv, ‘hag zman ‘hérouteïnou, ou encore ‘hag ha-Matzoth…, ses noms sont pluriels, chacun révélant un aspect singulier, à l’origine du ménage de Printemps qui la précède, du Séder des deux premiers soirs, ou encore des azymes qui sont consommés au cours des 8 jours que dure la « Pâque juive ». Patrimoine et culture du Judaïsme vous éclaire. Bonne écoute et à vos commentaires !

Emmanuel Attyasse 23 mars 2021

 

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