Shiloh, morte à 12 ans d’un cancer du sein : pour ses parents, les médecins refusaient d’y croire.

La jeune Shiloh, âgée de 12 ans, est décédée à cause d’un cancer du sein fin 2021. Un cas très rare, diagnostiqué trop tard à cause de son jeune âge, selon les parents de la jeune fille, qui veulent porter plainte contre des établissements de santé.
La jeune Shiloh a succombé en décembre 2021. Âgée de 12 ans, elle a été emportée par un cancer du sein. Un cas particulièrement rare, qui révolte aujourd’hui ses parents, persuadés qu’avec une prise en charge plus rapide, leur fille pourrait être encore en vie.

« Un cancer du sein à 12 ans ça n’existe pas »

C’est le Parisien qui rapporte ce drame lundi 23 mai, expliquant la colère de la maman et du papa de Shiloh, qui entendent porter plainte contre plusieurs établissements de santé et contre le médecin traitant. Pour eux, la découverte du cancer de la jeune fille aurait pu être plus rapide. « Quand je disais que c’était un cancer, on me disait : Mais, Madame, un cancer du sein à 12 ans, ça n’existe pas », explique sa mère au quotidien.
Tout commence en mars, quand la petite fille est emmenée chez le médecin après avoir indiqué des douleurs au sein gauche. Alors que sa maman réclame une mammographie, on lui explique que ce type d’examen n’est pas recommandé pour les publics si jeunes en raison de la grande sensibilité des glandes mammaires aux rayonnements à cet âge-là.

Tumeur maligne détectée

Après une échographie, qui ne permet pas de déceler le cancer, puis des visites dans divers hôpitaux et auprès de plusieurs dermatologues, la jeune préadolescente finit par être envoyée vers des urgences gynécologiques. Quatre mois après avoir ressenti les premières douleurs, le diagnostic est posé : il s’agit d’une tumeur maligne. La chimiothérapie engagée ne suffit pas à sauver Shiloh, qui décède du cancer le 8 décembre.

Ses parents pointent une succession d’erreurs de diagnostics qui ont mené au décès de leur enfant. « Elle a souffert le martyre, vécu une atrocité », témoigne Diane, sa maman, sur Europe 1. Le cas de la petite Shiloh alerte sur de nombreux cancers d’enfants qui sont eux aussi peu ou mal diagnostiqués. 

« Le cancer du sein à 12 ans ça n’existe pas ». Voilà ce qu’a entendu Diane, maman de Shiloh, décédée à 12 ans d’un cancer du sein en décembre 2021 après plusieurs mois d’errance médicale et de souffrance. Dès le début de la maladie, en mars 2021, la maman désemparée a rencontré plusieurs spécialistes les alertant que cela pouvait être un cancer du sein (Shiloh était une jeune fille réglée et donc avec une poitrine) mais personne ne la croyait.

« Si elle avait été détectée, elle était opérable »

Ce n’est qu’au bout de 4 mois, voyant le sein violet, complètement déformé, qu’un médecin lui prescrit une biopsie. Le couperet tombe : un angiosarcome mammaire qui a grignoté son sein gauche. Shiloh, 12 ans, meurt 9 mois après l’apparition des symptômes. Diane raconte son calvaire au micro d’Europe 1.
« Du jour au lendemain, on a vu une tache rouge au niveau de son sein, avec une éruption de boutons en bouquet avec des espèces de rayures, de nervures, telle une peau d’orange. Elle ne tenait pas debout quand elle marche à la maison, elle se tenait entre les murs. Il n’y avait pas d’amélioration. Ça devenait de plus en plus rouge. Notre médecin traitant nous a prescrit une échographie », raconte la maman de Shiloh.

« Shiloh est tombée sous le mépris et la maltraitance »

« Mon médecin me dit qu’il ne faut pas la mettre sous antibiotiques car on ne les mélange pas les anti-inflammatoires. Et au bout de quelques jours, il y avait toujours pas d’amélioration. Je retourne la voir et je lui dis oui, c’est un cancer du sein. Et là, derrière le comptoir, elle me méprise. Elle me dit ‘Madame, je vous ai dit que le cancer du sein n’existe pas chez les enfants de douze ans’. C’était juste parce qu’elle avait douze ans. On a refusé toute investigation de dépistage du cancer du sein, malgré que nous, les parents, disions que c’était un cancer. Si elle avait été détectée, elle était opérable. Elle a souffert le martyre, vécu une atrocité. On a les photos et les vidéos. Shiloh est tombée en France en 2001 sous le mépris et la maltraitance ».
La mère de la jeune Shiloh, victime d’un cancer du sein, envisage de porter plainte contre tous  les médecins qui n’ont pas prescrit d’examens à sa fille.
Le cas de la petite Shiloh, 12 ans, nous alerte sur de nombreux cancers d’enfants qui sont eux aussi peu ou mal diagnostiqués. 1 enfant sur 440 développe un cancer avant l’âge de 15 ans. Au total chaque année, en France, on estime qu’il y a 2.500 nouveaux enfants atteints d’un cancer et 500 en meurent chaque année. Mais ce chiffre est sous-estimé.

Une augmentation de 18% des cancers pédiatriques

Les données comptabilisées sont incomplètes. Les pouvoirs publics se basent sur les registres de 19 départements français. Et à partir des chiffres obtenus dans ces départements, une estimation est faite à l’échelle nationale. Même si ces chiffres sont sous-estimés, ils augmentent alerte Jean-François Corty chercheur à l’institut de relations internationales et stratégiques. « On a pu observer que entre 2003 et 2019, il y avait une augmentation de 18% des cancers pédiatriques. 90% d’entre eux sont liés à des facteurs environnementaux, c’est-à-dire des pesticides, des ondes électromagnétiques qui ont un impact sur la cancérogénicité des cellules »
Jean François Corty n’hésite pas à parler d’épidémie de cancers chez les enfants. Pour la stopper il faudrait selon le chercheur que tous les médecins soient alertés dès qu’il y a un cancer dans leur région. Ils seraient ainsi plus enclins à prescrire des examens pour rechercher des tumeurs.

AFP EUROPE 1

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