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Covid-19 : le Dr Zelenko a t-il soigné 699 patients à 100% de succès?

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Le Dr Vladimir Zelenko aurait maintenant traité 699 patients atteints de coronavirus avec 100% de succès en utilisant du sulfate d’hydroxychloroquine (type Plaquenil), du sulfate de zinc et du Z-Pak [MISES À JOUR]


Mercredi dernier, nous avons publié l’histoire du succès du Dr Vladimir Zelenko, un médecin de famille certifié par le conseil d’administration de New York, qui avait alors traité avec succès 350 patients atteints de coronavirus avec un succès à 100% en utilisant un cocktail de médicaments : l’hydroxychloroquine, en combinaison avec l’azithromycine (Z- Pak), un antibiotique pour traiter les infections secondaires et le sulfate de zinc. Le Dr Zelenko a déclaré avoir vu le symptôme de l’essoufflement disparaître dans les quatre à six heures suivant le traitement.

Maintenant, le Dr Zelenko fournit des mises à jour sur le traitement après avoir traité avec succès 699 patients COVID-19 à New York. Dans une interview exclusive avec l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, le Dr Vladmir Zelenko partage les résultats de sa dernière étude, qui a montré que sur ses 699 patients traités, aucun patient n’est décédé, aucun patient intubé et quatre hospitalisations.

Le Dr Zelenko a déclaré que l’ensemble du traitement ne coûte que 20 $ sur une période de 5 jours avec un succès à 100%. Il définit le succès comme le moyen de «ne pas mourir». Le Dr Zelenko a publié pour la première fois son message vidéo sur Facebook la semaine dernière, appelant le président Trump à «conseiller au pays de prendre ce médicament».

Il existe de nombreuses autres réussites concernant l’hydroxychloroquine à travers le pays. La semaine dernière, le Dr William Grace, oncologue au Lenox Hill Hospital de New York, a déclaré qu’il n’y avait eu aucun décès dans leur hôpital grâce à l’hydroxychloroquine. « Grâce à l’hydroxychloroquine, nous n’avons pas eu de décès dans notre hôpital » , a déclaré le Dr Grace.

En outre, une étude menée par le National Institute of Health (NIH) a  également confirmé certaines des conclusions du Dr Zelenko. L’étude du NIH a montré que la supplémentation en zinc diminue la morbidité des infections des voies respiratoires inférieures chez les patients pédiatriques des pays en développement. Une deuxième étude  également menée par le NIH intitulée: « Activité antivirale in vitro et projection d’une conception de dosage optimisé de l’hydroxychloroquine pour le traitement du syndrome respiratoire aigu sévère Coronavirus 2 (SARS-CoV-2) », a également montré que l’hydroxychloroquine était plus puissante pour tuer le virus in vitro (dans le tube à essaiet non dans le corps).

Ci-dessous, une vidéo de sa dernière interview expliquant le succès du traitement.


Plus de 600 patients new-yorkais ont-ils été guéris du Covid-19 en mars grâce à l’hydroxychloroquine ?

Par Florian Gouthière 
Vladimir Zelenko, le 30 mars à Monsey (New York).
Vladimir Zelenko, le 30 mars à Monsey (New York). Photo Bryan Derballa. NYT. Redux-Rea

Cette allégation, relayée sur les réseaux sociaux, repose sur les résultats cliniques d’un médecin qui n’ont pas été évalués par ses pairs. CheckNews s’est entretenu avec l’auteur des essais, le docteur Vladimir Zelenko.

Bonjour,

Depuis la mi-mars circule sur Internet plusieurs documents, écrits et vidéos, émanant d’un médecin de famille résidant dans l’Etat de New York. Celui-ci affirme avoir soigné des centaines de patients «Covid+» à l’aide d’un traitement combinant hydroxychloroquine, azithromycine, et zinc, dont il détaille la posologie.

Ce médecin, Vladimir Zelenko, est bien l’auteur de ces documents. Le premier d’entre eux avoir eu un écho notable sur les réseaux sociaux est une lettre ouverte datée du 23 mars, dans laquelle il fait plusieurs affirmations marquantes :

«Depuis [le 19 mars], mon équipe a traité environ 350 patients à Kiryas Joel [un village de l’État de New York majoritairement habité par une communauté juive ultraorthodoxe, ndlr] et 150 autres patients dans d’autres régions de New York avec cette posologie. Selon les informations qui m’ont été fournies par les équipes médicales affiliées, nous avons eu ZÉRO mort, ZÉRO hospitalisation et ZÉRO intubation dans ces groupes.»

Allégations

Ce document n’est, hélas, accompagné d’aucun élément permettant d’assurer la véracité des déclarations. A en croire Zelenko, ce traitement aurait été administré, hors du cadre d’utilisation autorisé de l’hydroxychloroquine, dans son réseau de patients. Les modalités du diagnostic initial, la réalité des soins prodigués ou la réalité du suivi ne sont alors ni détaillés ni démontrés.

Dans les jours qui suivent, de nouvelles allégations sont faites, notamment au travers de vidéos WhatsApp (ultérieurement mises en ligne sur YouTube). Celles-ci trouvent un important relais dans les médias conservateurs américains, et dans les proches de Donald Trump. En effet, mi-mars, le président des Etats-Unis a lui-même pris position en faveur d’un usage de l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Des prises de position très largement contestées par la communauté scientifique et médicale, car reposant sur des éléments de preuves fragiles.

La 29 mars, c’est Rudy Giuliani, membre du Parti républicain et avocat de Donald Trump, qui a lui-même annoncé sur Twitter que le docteur Zelenko avait soigné «699 patients». La seule preuve apportée, là encore, est la parole du médecin, que Giuliani fait entendre au cours d’une interview fleuve sur sa chaîne YouTube. Aucune preuve indépendante n’est toujours fournie.

Notons dès à présent que, depuis le début de sa médiatisation, le docteur Zelenko a régulièrement fait montre de précautions oratoires. Dans le quotidien confessionnel The Forward, il a ainsi reconnu que son traitement était «nouveau et non testé, et qu’il était trop tôt pour évaluer son efficacité à long terme». Dans un contexte similaire, il a également rappelé que «la combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine peut causer de graves problèmes aux personnes souffrant de certaines maladies cardiaques».

«350 personnes traitées avec des médicaments»

Afin d’en savoir plus, nous avons directement contacté le docteur Zelenko ce mercredi.

«A la date du 30 mars, 911 [de mes patients] ont été diagnostiqués porteurs du coronavirus, et ont été traités. Quand je dis que 911 ont été traités, ce n’est pas nécessairement avec des médicaments. […] Je n’ai traité avec médicaments que 350 personnes, approximativement.»

La combinaison hydroxychloroquine, zinc et azithromycine («inspirée par des travaux chinois, sud-coréens et français») doit, selon lui, «être réservée aux patients diagnostiqués positifs et à risque élevé», à savoir «les plus de 60 ans, les [présentant des comorbidités] et les immunodéprimés», ainsi qu’à celles qui présenteraient des difficultés respiratoires. «Les autres doivent être pris en charge autrement, il n’y a aucun besoin d’initier un traitement médicamenteux pour eux.»

Sa première lettre aurait donc été «mal interprétée». Elle associait pourtant bien un traitement médicamenteux dont il détaille la posologie («regimen») et 500 bénéficiaires dudit «regimen». L’essentiel des personnes traitées par Zelenko ou sous sa supervision n’a donc pas reçu d’hydroxychloroquine.

A noter que le bureau de gestion de l’urgence épidémique du village de Kiryas Joel n’a pas encore été en mesure de nous confirmer ni d’infirmer le nombre de patients Covid+ à risque effectivement pris en charge par le docteur Zelenko.

Sept patients hospitalisés

Le docteur Zelenko insiste sur le fait que son traitement incorporant l’hydroxychloroquine, s’il est destiné aux patients «à risque élevé», est administré à des patients au plus tôt après l’apparition des premiers symptômes : «fièvre, douleurs musculaires, toux, perte du goût, diarrhées : s’il y a un de ces symptômes, j’initie le traitement. Je le fais également s’il y a des difficultés respiratoires.»

Nous revenons alors sur l’affirmation faite dans sa lettre du 23 mars, selon laquelle aucun de ses patients n’aurait été intubé, hospitalisé, ou serait décédé. Vladimir Zelenko nous explique que ces chiffres ont évolué. «Sur [désormais] 350 patients, cinq ont été hospitalisés pour pneumonie, et deux seulement ont été placés sous respirateur. Il n’y a toujours aucun mort.»

Selon lui, «pas besoin de faire de la science de haut niveau». «Regardez les statistiques : les gens à risque qui contractent le Covid-19 ont [un taux de mortalité élevé]. Je n’ai aucun mort.»

Ce raisonnement pose pourtant plusieurs problèmes. En effet, sans connaître la proportion de ses patients qui présente chaque facteur de risque, il est impossible d’estimer quel aurait été l’évolution «naturelle» de la maladie dans ce groupe. Sur seulement 350 patients présentant des symptômes légers ou modérés, rien ne garantit de complications fatales, même en présence de comorbidités.

Surtout, les 350 patients bénéficiaires de la combinaison médicamenteuse n’ont été suivis que durant quelques jours. La première annonce du docteur Zelenko («zéro intubé…») tirait des conclusions d’un traitement administré durant seulement quatre jours à une fraction d’entre eux. Or, ce n’est qu’avec la prise en charge de nouveaux patients et avec un recul temporel plus important qu’un quelconque bilan aura du sens.

A noter que, selon le docteur Zelenko, moins de 300 personnes sur les 911 diagnostiqués Covid+ l’ont été via un test biologique. Le reste des diagnostics a reposé (comme c’est fréquemment le cas du fait de la faible disponibilité des tests) sur un examen clinique, autrement dit par l’identification des symptômes suggérant fortement l’infection.

«Troisième Guerre mondiale»

Lorsque nous faisons remarquer au docteur Zelenko que les informations sur le profil de ses patients sont indispensables pour que ses confrères et que la communauté scientifique puisse évaluer l’efficacité de son protocole, il objecte : «Je ne prétends pas avoir trouvé un traitement. Pas du tout. Mais de nombreux spécialistes pensent que le monde fonctionne comme il fonctionnait avant. En réalité, nous vivons une Troisième Guerre mondiale : le virus contre l’humanité. […] Si l’on fait une étude clinique en double aveugle, il faudrait six mois pour avoir les résultats, et en attendant nous aurions des millions de morts supplémentaires. La médecine, sur le champ de bataille, nécessite de penser différemment.»

Quand nous lui évoquons les nombreux essais mis en place de par le monde depuis février, qui commencent à livrer leurs premières conclusions, il promet que «ses données seront publiées» une fois la crise finie. Il affirme avoir transmis les données dont il disposait déjà au Washington Post et au New York Times, précisant toutefois qu’elles «dataient d’il y a deux semaines».

Il n’a en revanche adressé à aucune revue médicale les données permettant à des tiers d’objectiver l’intérêt et les risques de sa thérapie.

Déclarations antérieures douteuses

Au-delà des résultats qu’il estime avoir obtenus, un argument en faveur de son approche est, selon lui, l’attention que lui portent des personnalités telles que Donald Trump. Il égrène une liste d’hommes politiques, aux Etats-Unis, en Ukraine, en Israël, interpellés par ses annonces. «J’ai même reçu le soutien de l’ancien doyen de l’université des sciences et de médecine de Californie, le docteur Robert Suskind», insiste-t-il.

La crise du Covid-19 préoccupe Zelenko depuis plusieurs semaines. Après avoir un temps jugé sur Facebook que les démocrates étaient inutilement alarmistes, il a lui-même rapidement assumé une position de lanceur d’alerte.

Dans l’une de ses premières vidéos, diffusée sur WhatsApp à destination de sa communauté, le médecin avait estimé à 90% le nombre d’habitants de Kiryas Joel atteints par le Covid-19. Un chiffre extrapolé, au mépris de toutes les règles statistiques, «sur la base de quatorze tests effectués sur des patients, dont neuf étaient revenus positifs».

Le bureau de gestion des urgences du village avait démenti ces allégations dès le 24 mars, affirmant que, grâce aux mesures prises, «90% de la population est restée en bonne santé, soit l’inverse de l’outrageuse prédiction du docteur Zelenko». Interrogé par CheckNews, ce dernier a jugé que «si cette estimation était fausse à l’époque, elle est vraie maintenant». Les réactions officielles ne l’ont pas surpris : «Ils m’ont dit que mes déclarations [sur le taux d’infection dans une communauté juive] nourrissaient l’antisémitisme. Je vois les choses différemment : si on ne contient pas l’épidémie [à Kiryas Joel] et qu’elle se diffuse ailleurs, et que des personnes meurent à cause de cela, est-ce que cela ne nourrirait pas l’antisémitisme ?»

Les déclarations de Vladimir Zelenko ont amené plusieurs médias à enquêter sur le personnage. Le Washington Post a été surpris de découvrir, sur le compte Facebook du médecin, des messages dans lesquels il se demande si le virus n’a pas été délibérément créé par le gouvernement chinois pour éradiquer les personnes les plus fragiles. Suite à cet épisode Zelenko a supprimé son compte. «Je n’ai jamais eu cette opinion. J’ai jugé que c’était un sujet intéressant. Je n’ai pas assez d’information pour tirer de conclusions. Mais faisons quelques observations : ce virus épargne les enfants [et] touchent les plus faibles ; plus intéressant encore, il a une longue période d’incubation durant laquelle les gens infectés sont asymptomatique. Donc si ça n’est pas une arme biologique, je dis que ça serait l’arme biologique parfaite : si je devais en créer une, je ferais en sorte qu’elle se disperse facilement, qu’elle ait un effet ciblé… Ce sont des observations très intéressantes. Tirez vos propres conclusions.» Et de poursuivre en évoquant «une très intéressante coïncidence», à savoir que «l’institut de virologie chinois qui étudie les virus dangereux est implanté à Wuhan, qui est la ville d’où est partie l’épidémie». «Qu’est-ce qui fait de Wuhan une ville si particulière ? Le monde est gigantesque, mais les pathogènes mondiaux apparaissent exactement dans cette ville ?»

Les objections que nous formulons, sur l’origine bien documentée de l’implantation du centre de recherche ou sur les études génétiques qui invalident une origine artificielle du SARS-CoV-2 laissent le docteur Zelenko de marbre. «Ecoutez, je viens de Russie. Je suis toujours suspicieux à l’égard d’informations qui viennent d’endroits où le régime contrôle l’information. Je ne crois à rien de ce qui vient de régimes communistes.»

En résumé

La rumeur selon laquelle plus de 600 New-Yorkais ont été guéris grâce à l’hydroxychloroquine est fausse à plus d’un titre. Selon le médecin supposé avoir effectué ces soins, le traitement en question n’aurait été administré que chez 350 personnes qui présentaient des symptômes légers et modérés. Si aucune complication n’a été constatée chez le petit nombre de personnes traités les quatre premiers jours, des hospitalisations ont été enregistrées la semaine suivante. Les données permettant d’objectiver la contribution réelle du traitement à l’évolution de l’état de santé des patients n’ont pas encore été rendues publiques. Enfin, l’auteur de ces déclarations aurait déjà, par le passé, réalisé des extrapolations abusives, et relayé des théories pourtant dûment réfutées.

Il est en revanche tout à fait probable que des centaines de patients «testent» les vertus de l’hydroxychloroquine dans les semaines à venir. Ce 29 mars, la FDA a en effet autorisé les praticiens hospitaliers à prescrire ce médicament aux patients Covid+, hors essais cliniques (si l’inclusion des patients n’est pas envisageable), sous conditions de surveillance adaptée,

Plus tôt dans le mois, sur Fox News (média ouvertement pro-Trump), un médecin de l’hôpital Lenox Hill de New York avait également rapporté de l’usage l’hydroxychloroquine auprès de 100 patients atteints du Covid-19. Cette allégation, sans lien apparent avec celles du docteur Zelenko, ne nous a toujours pas été confirmée par l’établissement.

liberation.fr

12 Commentaires

  1. Machiah revient les humains ont mutés ils sont devenus eux mêmes des virus pour la planète terre

    LA TERRE PROMISE À 13MILLIARDS D’ANNÉES LUMIÈRE DANS UNE AUTRE GALAXIE ‼️

  2. Le prix d’un test pour savoir si on est infecté par le COVID-19, peut aller de 230 € à 7380 € aux États-Unis – et à condition de trouver le kit et un laboratoire. Le Dr Zelenko évoque un coût de 20$ pour 5 jours de traitement. Cherchez l’erreur.

  3. J’ai lu qu’une etude est en cours a l’hopital d’Angers, donc dans un etablissement peu susceptible d’etre vendu aux US, a Trump, au professeur Raoult, etc …. Le processus a l’air honnete: il donnerait des resultats d’autant plus rapides que l’efficacite de la chloroquine est importante.

  4. Erreur dans l’intertitre:
    Il est écrit :
    “Le Dr Vladimir Zelenko a maintenant traité 699 patients atteints de coronavirus avec 100% de succès en utilisant du sulfate d’hydroxychloroquine, du zinc et du Z-Pak ”
    Le sulfate est à associer à zinc (sulfate de zinc) et non à l’hydroxychloroquine.

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