Les internautes se mobilisent pour tenter de sauver l’otage Japonais Kenji

Le sort réservé à l’otage Kenji Goto est encore inconnu, son compatriote et codétenu aurait apparemment été exécuté. Les amis du journaliste ont appelé à sa libération sur médias sociaux en créant un «Je suis Kenji » sur une page Facebook pour la collecte de likes en ligne.

Le producteur de films Taku Nishimae, qui est un ami de Goto depuis plus de 10 ans, a ouvert la page avec une simple photo de lui tenant une pancarte avec écrit dessus : « Je suis Kenji ».

En commentaire à l’image, Nishimae demande aux lecteurs de poster des selfies pour montrer leur solidarité avec Goto et demander sa libération.

Nishimae a été inspiré par le mouvement « Je suis Charlie », qui est né après les attaques terroristes en France au début du mois, dit-il sur sa page, mais n’est pas lié à cette campagne.

Le slogan a été adopté par les partisans de la liberté d’expression après que 12 personnes aient été tuées dans les bureaux parisiens du magazine satirique Charlie Hebdo, qui avait présenté plusieurs couvertures représentant le prophète Mahomet.

Certaines personnes craignent qu’une campagne de médias sociaux comme celle de Nishimae pourrait pousser les terroristes de l’Etat islamique à tuer Goto.

« Certaines personnes s’en sont inquiétés, c’est pourquoi il faut que j’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas du même mouvement », a déclaré Nishimae. «Je suis Kenji » doit soutenir Kenji comme des amis, le feraient pour s’entreaider dans cette situation désespérée. La liberté d’expression est importante, je suis moi-même journaliste, mais « je suis Kenji »n’a pas pour objectif de promouvoir la liberté d’expression, mais veut promouvoir la paix et sauver notre ami. »

Avec plus de 6000 like dès dimanche après-midi, la page a pris son envol, et la page est rejointe par des gens du monde entier exprimant leur soutien pour le journaliste de 47 ans pris en otage par Daesh.

Une vidéo mise en ligne samedi qui met en scène Goto, prétend que Haruna Yukawa, l’autre otage enlevé, un journaliste de 42 ans, a été exécuté par les extrémistes islamiques après que la date butoir de paiement de la rançon de 200 000 000 dollars ait expiré.

«Nous sommes très choqués et furieux, mais ce n’est pas le moment de montrer notre émotion », a déclaré Nishimae. « La dernière chose que nous voulons faire c’est attaquer et provoquer Daesh, en aucune façon. »

«Cela bien sûr, nous motive encore plus pour exprimer notre soutien et notre solidarité à Kenji, » a-t-il ajouté.

Nishimae a dit que lorsqu’il a appris par les médias que son ami avait été enlevé, il était à la fois choqué et irrité. «Je n’ai rien pu faire pendant des heures, » at-il dit. Après avoir parlé avec des amis, « nous avons décidé que nous devions faire quelque chose. »

Pour Nishimae, renoncer à croire que son ami reviendra indemne n’est tout simplement pas une option. « Pour ne pas perdre espoir, il appartient à chacun d’entre nous de ne pas abandonner la lutte et d’agir pour faire quelque chose », a-t-il dit.

Pendant ce temps, sur le site de pétition en ligne Change.org, au moins deux types de pétitions ont recueilli un total de plus de 23 000 signatures dès dimanche.

L’une des pétitions adresse un message à État islamique, demandant au groupe de libérer les deux otages japonais, tandis que l’autre, s’adresse au ministère des Affaires étrangères et au bureau du Premier ministre, qui demande que le Japon de suspendre son offre de 200 millions de dollars d’aide aux pays de la coalition impliqués dans le conflit avec l’État islamique.

JESSE JOHNSON – Japantimes

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