Haggada de Pessah: le récit de la Sortie d’Egypte (vidéos)

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Haggada signifie “récit”. Pessah est une fête didactique où la mitsva principale en dehors de l’obligation de consommer de la matsa (pain azyme ou pain de misère) est de nous souvenir et de rappeler la Sortie d’Egypte et tous les miracles et prodiges qui ont entouré la fin de l’esclavage et l’acquisition de la liberté.

Début de la fête: Vendredi 19 Avril 2019

Fin de la fête: Samedi 27 Avril 2019

 

Ce devoir de remémorer  est un commandement positif si important que nous avons pour mission de ne pas attendre que nous soit posée la question mais d’aller au-devant.

Le premier paragraphe HA LAHMA ANYA est écrit en araméen car, l’hébreu n’était plus la langue parlée et peu de gens comprenaient la langue sacrée de plus les Babyloniens qui nous asservissaient comprenaient l’araméen et pas l’hébreu c’est la raison d’être de ce paragraphe cependant, au beau milieu de la phrase apparaissent les mots : LESHANA HABAA BIROUSHALAYIM  car il est écrit « cette année, ici (hashatahakha) » leshanahabaa (l’an prochain) deâreadeIsraël  (en terre d’Israël).

Tout au long du récit on parle de l’Egypte (mitsrayim) et c’est un mot que l’on peut lire autrement : métsarim, c’est-à-dire un endroit générant l’angoisse, un endroit  où l’on ressent l’étroitesse de manière aigüe.

Avant de poursuivre il convient d’expliquer ce qu’est ce pain de « misère » (lahmaânya). Ce pain n’a pas été seulement le pain consommé au moment de la sortie d’Egypte.

Il s’appelle misère non pas à cause de la situation économique des Juifs en Egypte car s’ils n’avaient que très peu d’argent ce pain  non levé était désigné par l’adjectif de misère parce que les Juifs vivaient dans la crainte, dans la douleur et surtout dans la détresse morale, où ils avaient le sentiment que leur souffrance restait sans réponse aussi dit-on que le peuple a crié (ויצעק) dont la valeur est 270 et ce cri a transpercé les Cieux : ער = 270.

C’est ainsi qu’il est écrit que D. S’est souvenu de Sa promesse aux Patriarches. En effet, le corps et même l’esprit, s’habituent petit à petit à la souffrance en franchissant tous les degrés à moins que ne soit dépassé le seuil d’intolérance et que la douleur devienne insoutenable jusqu’à ce que s’échappe le cri traduisant cette insupportabilité.

Ce pain non-levé était distribué par les Égyptiens aux esclaves hébreux pour deux raisons : d’une part parce qu’il n’était pas facilement digestible et qu’en conséquence, avec peu de « pain » les esclaves hébreux se sentaient sustentés et ils travaillaient durement de toute façon.

Les Hébreux consommaient du pain non-levé car ils étaient affamés et jusqu’à ce qu’ils arrivent à se fournir en farine et en eau ils cuisaient rapidement des galettes pour manger sans attendre.

Dès le premier soir  du premier « pessah », cette mitsva de rappeler et de raconter à nos enfants ce que D. fit pour nous, et nous le répétons chaque année afin que ne se « lèvent » pas d’esprits chagrins pour nier ce fait grandiose et historique.

Les quatre questions : MA NISTANA (en quoi se distingue cette soirée des autres soirs de l’année ? C’est ici la première fois que nous voyons ce chiffre 4.

Derrière ce chiffre 4 que nous allons retrouver dans la Haggada à plusieurs reprises, nous allons trouver des allusions  aux quatre éléments de la nature (eau, terre, feu, et vent) aux 4 directions (est, sud, ouest et nord), aux quatre niveaux d’acception de la Tora[1]et, également,  les 4 natures humaines, et, spécialement ici dans la haggada les 4 « discours »[2] de la Rédemption.

C’est d’ailleurs tout de suite après les 4 questions que la haggada  évoque les 4 fils : le hakham (le sage), le rashâ (l’impie), le tam (ou simple) et celui qui ne sait pas poser de question.

Ce sujet ne fait pas absolument allusion à des enfants mais à des sortes de caractères : celui qui est sage, pieux,  calque son comportement d’après l’enseignement traditionnel et comprend ainsi ce phénomène de la sortie d’Egypte tel qu’on l’enseigne et il enseigne à son tour  ceux qui se trouvent autour de lui ainsi que ses enfants selon la tradition.

Mais il se peut fort bien que se fassent jour des questions émises par des personnes dont l’esprit  se trouve être en dehors de la Tradition et, pour lui répondre, et l’enseigner il suffit de ne pas le prendre de front mais,  lui opposer des arguments qui vont le faire réfléchir et comprendre que s’il avait été présent, il n’aurait pas, comme beaucoup, été libéré d’Egypte.

Pour ce qui concerne le « Simple » il faut le former avec des arguments simples et exciter son imagination pour qu’il comprenne facilement la différence qui existe entre cette fête et les autres jours du restant de l’année.  Et, pour celui qui n’a aucune notion de rien ni ne semble savoir à quel sujet poser des questions, la haggada conseille d’aller au-devant de son esprit pour pouvoir le former et faire en sorte qu’il s’éveille.

Le récit haggadique met en évidence la particularité du peuple juif : en effet, à plusieurs égards, le peuple juif est assimilé à une fiancée qui a été choisie par un berger ou par un fiancé éminent : le Roi de l’Univers.

Nous sommes donc, les enfants de ce Roi : nous sommes des « princes » et, nous devons nous distinguer en toutes choses du reste de l’humanité. Ainsi,  sommes-nous désignés par la parabole « mamlékhet cohanim » (peuple de prêtres)[3].

De par notre adhésion à la Torah, nous sommes devenus les membres de la « famille royale ». Les autres peuples ont reçu les 7 lois noahides alors que nous avons reçu de tout cœur les 613 mitsvoth de la Torah. Ainsi, en enseignant la Torah aux nôtres et aux autres nations, nous éclairons le monde de lumière divine.

Abraham appartenait à une famille d’araméens et ils étaient tous idolâtres. Pourtant c’est avec deux des filles  de Lavan (l’araméen = « haarami ») que Jacob fonde sa famille nombreuse. Abraham est surnommé « haIvri » ou l’hébreu parce qu’il a traversé le grand fleuve (Haran était construite entre les deux grands fleuves : le Tigre et l’Euphrate) entre lui et sa vie en Canaân.

Le nom d’Hébreu provient de ce fait d’avoir traversé le fleuve et aussi de Ever, « rosh » yéshiva de Sem et Ever.

Quant à Lavan, surnommé « ramaï » ou escroc, brigand etc…. il était aussi malhonnête qu’Esaü car, l’intention première de Lavan  en poursuivant Jacob parti avec ses femmes et ses enfants était de tuer Jacob et ses fils pour  reprendre ses filles et leurs servantes et tout l’avoir de Jacob.

Cette manœuvre nous ramène tout naturellement vers un autre haut-fait qui plaça Jacob en danger à cause d’Esaü : car, en effet, lorsqu’Esaü réclama de Jacob son plat de lentilles contre son droit d’aînesse, la transaction faite, Esaü n’avait en réalité plus droit à ses prérogatives d’aîné de la famille et, en conséquence, c’est de plein droit que Jacob, détenteur du droit d’aînesse, reçut  la bénédiction d’Isaac.

RABBI ELEAZAR BEN AZARIA :  A un moment donné, le Sanhédrin devait nommer un rabbin qui serait à la tête du tribunal et, il convenait qu’il soit âgé or, tous les rabbins désignèrent Rabbi Eléazar ben Azaria qui n’était âgé que de 18 ans ! D’un moment à l’autre, sa chevelure et sa barbe blanchirent au point qu’il s’exprima ainsi : « Je ressemble à un homme de 70 ans » (il y a des récits cabalistiques à ce propos) et il a dit  dans la haggada  à propos de la Torah qu’il fallait l’étudier  ימי חייך« les jours de ta vie » mais cela a été repris pour dire « כל ימי חייך » la différence étant celle-ci : yéméhayékha c’est-à-dire les jours de ta vie se rapportant aux jours de ce monde-ci mais s’il est écrit KOL yemé hayékha cela se rapporte non seulement aux journées mais aux nuits aussi et pas seulement en ce monde-ci mais aussi dans le monde futur.

Le récit de la haggada poursuit : BAROUKH SHOMER HAVTAHATO : Loué soit Celui qui poursuit Sa promesse : que ce peuple deviendra nombreux.  Pour voir la réalisation de la promesse, il faut du temps et savoir user de patience, car les voies divines ne sont pas évidentes pour l’être humain et, lorsque D promet à Abraham qu’il aura une nombreuse descendance il parle des enfants qui lui viendront de Sarah. De ce fils unique né de son épouse véritable et légale et non d’une concubine.

Or,  l’union d’Abraham avec Sarah était vouée à la stérilité du côté des deux géniteurs qui devaient chacun de son côté au Créateur de leur attachement  à l’appartenance à un dieu Unique. La fécondité d’Abraham et de Sarah tenait à un miracle : que le temps purifie les organismes des deux illustres géniteurs.

Le Ari zal écrit qu’après la faute d’Adam, plusieurs générations ont été éprouvées et ont été détruites à cause de la conduite des hommes qui « détournaient la voie naturelle »  et se révoltaient contre le Maître du Monde.

VEHI SHEAMEDA : A chaque génération un persécuteur se lève dont la pensée secrète est de détruire Israël et c’est toujours miraculeusement que le peuple est sauvé de la destruction par la Présence divine qui se tient toujours près des « Enfants de Jacob »  mais, à chaque fois qu’un persécuteur rêve d’en finir avec notre peuple et de le « raser » comme on le fait pour des plantes, il repousse de plus belle : « ketsémahhassadé » כצמח השדה.

VEATH EROM VEÊRYA : Voici un passage qui, je dois le dire, me choquait au plus haut point car la description froissait ma pudeur. A l’époque, j’avais beau lire la traduction je ne trouvais pas d’explication le seul sens qui apparaissait à mes yeux était le sens littéral. Il eût fallu  que je m’en ouvrisse à un rav mais, évidemment, je n’osai pas. La jeune femme décrite ici n’est autre que le peuple juif et le sang dont il est question est celui de la circoncision grâce à laquelle nous restons fidèles à cette alliance contractée avec D depuis Abraham. De plus, le fait d’avoir tenu à faire une circoncision donne un mérite de taille : celui d’être « libéré » au moment de la rédemption[4].  En revanche le mot êrom : ערום, dénudé fait allusion au fait que si le Juif n’observe pas les commandements de la Torah  qu’il s’est engagé à observer, alors, il n’aura pas d’atours : il sera dénudé de mitsvoth. L’allusion à la nudité est que, dans le monde à venir, seront confectionnés des vêtements plus ou moins bien ornés en vertu du nombre de mitsvoth accomplie pendant notre existence. La famille peut encore faire attribuer à un défunt des mitsvoth après le décès de la personne ainsi, par exemple, offrir des mitsvoth à la mémoire d’un défunt ou réciter des prières, faire une étude ou même faire des berakhoth à la mémoire de quelqu’un acquièrent des mérites au disparu.

La prière est un moyen de « converser » avec le Créateur et, il n’est pas obligatoire de savoir lire ou écrire pour prier, il suffit d’ouvrir son cœur et de parler au Créateur dans les mots les plus simples : ceux du cœur.

LE PEUPLE SE TROUVAIT  dans la peine (העם היה בדוחק) le mot : דוחק signifie densité  car, lorsque Jacob et sa famille s’installèrent à Goshen, ils avaient leurs aises en revanche, les Egyptiens ne leur ont pas donné la possibilité de s’étendre territorialement parlant, et, se multipliant et devenant très nombreux, ils se sont retrouvés dans des conditions de vie très dures car ils étaient « les uns sur les autres ».

VAYMOT MELEKH MITSRAYIM :  Lorsqu’il est dit que le roi d’Egypte est mort, cela ne signifie pas qu’il soit véritablement mort.

LES 10 PLAIES :

1 – DAM sang (דם)   TSFARDEA grenouilles (צפרדע)  KINIM poux ((כינים (DETSAKH דצ”כ)

2 – AROV bêtes féroces (ערוב)DEVER peste(דבר)  SHEHIN ulcères (שחין)  ( ADASH  (עד”ש

3 – BARAD grêle(ברד) ARBEH sauterelles (ארבה) HOSHEKH ténèbres (חושך) MAKAT BEKHOROTH mort des premiers-nés (מכת בכורות) (BEAHAB באח”ב)

En  Egypte, tout était transformé en divinité que ce soit des bêtes ou des insectes, et tout était prétexte à un culte. Aussi, Dieu a-t-IL voulu juger tout ce qui était de l’idolâtrie. Derrière les différentes plaies se cachait la volonté de montrer aux idolâtres que Dieu règne et dirige tout ce qui fait partie de la nature qu’il s’agisse des éléments, de la flore ou de la faune et même des créatures humaines.  Les trois groupes de plaies sont désignés par des abréviations. Le premier groupe,  DETSAKH sont trois plaies  qu’Aharon a exécutées en frappant avec son bâton[5].  Le deuxième groupe concerne des plaies exécutées par Moïse sans son bâton. Le troisième groupe concerne trois plaies exécutées par Moïse avec son bâton et la dernière plaie celle de la mort des premiers nés ordonnée et exécutée sans aucune intervention humaine mais uniquement par DIEU Lui-Même sans autre intervention.

Le premier groupe concernait le Nil, fleuve, élément eau qui était une divinité en Egypte. Cette eau transformait en sang contenait une double allusion : d’une part l’être humain ne peut vivre sans son sang mais, lorsque le Nil qui était considéré comme un dieu car il traversait tout le pays et faisait fructifier tous les champs, fut transformé en sang, tout ce qui avait été planté dépérit, les poissons moururent et toute la faune aquatique avec et les hommes ne purent survivre sans eau. Les Egyptiens payaient l’eau au prix fort chez les Hébreux car chez eux, l’eau ne se transformait pas en sang ; en revanche, dès que les Egyptiens tenaient de l’eau dans leurs mains cela se transformait en sang.

Les grenouilles, idoles elles aussi, faisaient tant de tapage, qu’il était devenu impossible de s’entendre et elles envahissaient absolument tout y compris les ustensiles, les lits………

Les poux. La poussière, chaque grain de poussière se transformait en poux qui piquaient et transmettaient des maladies.  Lors de ces trois plaies les éléments eau et terre ont été frappés.

Le deuxième groupe a  atteint les animaux sauvages pouvant s’attaquer à l’homme et aux animaux avec  ârov

Puis, avec la peste, cette plaie  s’est attaquée encore une fois à l’homme et aux grands animaux de même que les ulcères ont touché les hommes.  Avec ces trois plaies l’homme a été touché dans sa chair et entravé dans son labeur, dans sa force.

Pour le troisième groupe ce sont les éléments du feu et du vent qui sont touchés principalement puisqu’en tombant, la grêle, enflammait tout sur son passage. Les sauterelles transportées par le vent s’attaquèrent à tout ce qui existait et à tout ce qui poussait saccageant tout sur leur passage et ne laissant plus rien à consommer pour les êtres vivants humains ou animaux. Ainsi qu’il a été dit précédemment, D donnait Ses instructions à Moïse qui, en avertissant Pharaon de ce qui allait s’abattre sur l’Egypte, était avec Aharon l’illustration concrète de l’exécution des plaies  mais, enfin, pour  la dixième plaie, D  n’a pas fait participer pour l’exemple ni Moïse ni Aharon, IL a agi par Lui-Même en envoyant l’Ange de la Mort recueillir ceux qui devaient payer pour l’impiété de Pharaon et de ses « officiers ».

Suivent de savants calculs concernant chacune des plaies où les tanayim[6] dénombrent de combien de plaies ont souffert réellement les Egyptiens en prenant en ligne de compte le fait que chacune des plaies s’est décomposée en plusieurs autres plaies « secondaires » découlant de la première. Ainsi, par exemple, le fait que le Nil ait été transformé en sang, les champs irrigués par le fleuve dépérirent, les poissons et les autres êtres aquatiques moururent etc…. Les Sages du Talmud, en partant de l’expression « la main de D » et en partant du fait que dans une main il y a 5 doigts que multiplient les 10 plaies arrivent à 50 plaies et d’autres en poursuivant d’autres calculs atteignent 200 ou 250 plaies…

L’AGNEAU PASCAL (PESSAH) : L’agneau comme beaucoup d’animaux et insectes était idolâtré par les Egyptiens. Aussi, prendre pour sacrifice emblème de la liberté à acquérir après la sortie d’Egypte  était-il un acte destiné à détruire l’image de l’agneau aux yeux des Egyptiens mais encore et surtout aux yeux des Hébreux qui avaient été influencés par les habitudes païennes égyptiennes.

La mitsva pédagogique est de donner des réponses et même, d’aller au-devant de la curiosité et de parler des trois principaux symboles de Pâque : l’agneau pascal, les herbes amères et la matsa.

Le Saint béni soit-IL  a opéré tous les prodiges et tous les miracles et a tout orchestré pour que Son peuple soit libéré de cet esclavage. C’est la raison pour laquelle écrit Rashi que de toute la Haggada, le nom de Moïse ne figure à aucun moment.

HAG SAMEAH !!!!

Caroline Elisheva REBOUH

[1] Le sens littéral, le sens allusif, le sens allégorique et le sens mystique : pshatt, remez, drash et sod soit l’abréviation  formée par les initiales hébraïques de chacun de ces mots : PaRDéSS ou verger

[2]  Façons ou niveaux du langage de la Rédemption : D S’exprime ainsi : והוצאתי, והצלתי, וגאלתי, ולקחתי. Soit .  Je vous ai sortis, Je vous ai sauvés, Je vous ai libérés et Je vous ai pris  la première action « Je vous ai sortis » = du pays d’Egypte et de son impureté, « Je vous ai sauvés » parce que par cette action, le peuple a pu échapper au danger de la mort spirituelle, « Je vous ai libérés » et grâce au fait que vous n’êtes plus en Egypte et en tant qu’esclaves vous avez été libérés de toutes cette impureté qui se trouvait tout autour de vous, « Je vous ai pris » de cette façon vous vous êtes trouvés aptes à recevoir la Torah  d’où : ולקחתי אתכם כגוי קדוש .

[3]  Le peuple juif est composé de trois « castes » : Cohen, Lévy et Israël. Mais vis-à-vis de toute l’Humanité, tous ensemble, nous devons servir d’exemple en nous distinguant par notre costume, par notre langue, par notre façon de nous conduire ou de nous alimenter et en nous différenciant même dans notre façon de vivre, de nous marier, par le shabbat et bien d’autres lois qui régissent notre existence.

[4]  Lorsque le peuple ne se conduit pas conformément aux commandements divins et lorsqu’il cède à un environnement idolâtre par exemple, D peut décréter que le peuple juif sera exilé. Le mot exil en hébreu est golaגולה   alors que la rédemption se dit guéoulaגאולה. Quelle est donc la différence entre Gola et Guéoula (en hébreu) c’est la lettre alef א’ qui symbolise D mais plus particulièrement  la foi, (émounaאמונה), l’Unité (du mot ehad = un ). Lorsque donc le peuple tout entier mû par une foi absolue et se retrouvera uni, et observera les commandements divins, D provoquera la guéoula ou Rédemption.

[5] Rappelons que ce bâton était celui qui avait appartenu à Adam, …… à Noé…… aux trois patriarches et il était en saphirs et le Nom de D y était gravé ainsi que les trois sigles de plaies. Ce bâton était « planté » dans un champ appartenant à Ytro et personne ne parvenait à le « déraciner » pourtant, lorsque Moïse s’approcha et vit le bâton, il le saisit et le bâton se laissa prendre. Ytro sut alors que Moïse devait sauver le peuple.

[6] Rabbins du Talmud. Les Tanayim constituent la première période de sages du Talmud de l’an 10 à l’an 220 de l’ère vulgaire et les Amorayim qui succédèrent aux premiers jusque vers l’an 500.

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