Frédéric Zeitoun scandalisé par une contrôleuse SNCF, « on m’a demandé ma carte d’infirme ».

Le journaliste de Télématin Frédéric Zeitoun était sur le plateau de Jordan de Luxe. Il y a parlé de son handicap et d’une nouvelle mésaventure avec la SNCF.

En mai 2021, alors qu’il avait été envoyé en reportage pour Télématin, le journaliste Frédéric Zeitoun a failli ne pas pouvoir monter dans son train face à des agents de la SNCF très réticents à collaborer. En fauteuil roulant, Frédéric Zeitoun a en effet besoin qu’un agent SNCF lui donne accès à la plateforme qui lui permet de monter dans le train, ce qu’il s’était vu refuser pour être arrivé non pas 30 minutes mais « seulement » 25 minutes en avance. Heureusement un contrôleur avait fini par le reconnaître et l’aider à monter dans le train.

Après cette mésaventure qui souligne encore une fois le manque de structures et systèmes adaptés aux personnes handicapées en France, Frédéric Zeitoun revient sur le plateau de Jordan de Luxe avec une nouvelle anecdote. Il raconte : « On m’a demandé il n’y a pas très longtemps ma carte d’infirme. Ma carte d’infirme c’est ma carte d’invalidité« . Le journaliste précise qu’il voyage en première classe, « pas par goût du luxe » mais « parce que les toilettes accessibles sont en première classe. Donc quand France 2 m’envoie en reportage, ils payent un billet de seconde, et je voyage en première« . Lors d’un de ses trajets, il a été contrôlé. « Donc j’ai mon fauteuil roulant qui est à côté de moi, je suis assis, elle me demande ma carte d’handicapé ».

Frédéric Zeitoun : « Ce n’est pas un accessoire de théâtre, c’est mon fauteuil roulant ».

Frédéric Zeitoun lui a donc sorti sa carte d’invalidité, qui datait cependant de quand il avait 4 ou 5 ans, « c’est la seule que j’ai, je ne l’ai pas refaite depuis », avant d’ajouter à l’attention de la contrôleuse : « Vous savez, ce n’est pas un accessoire de théâtre hein, c’est mon fauteuil roulant« . Si cela aurait théoriquement dû suffire, ça n’a pas empêché l’agente SNCF de répondre : « Oui, mais qui me dit que c’est forcément le vôtre ». Le journaliste a donc dû expliquer qu’il ne s’amusait pas à se promener avec un fauteuil pour bénéficier de réductions avant de clôturer la conversation. « Au bout d’un moment je lui ai dit : « Ecoutez madame, j’ai cette carte à vous présenter, maintenant si vous avez envie de me verbaliser, verbalisez-moi et puis on va vraiment s’amuser ensuite » ».

TéléStar

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