Newly appointed minister of Public Security Amir Ohana is seen with his former counterpart Gilad Erdan at a ceremony for replacing of minister, held at the Ministry of Public Security in Jerusalem on May 18, 2020. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** שר לביטחון פנים גלעד ארדן שר טקס חילופי שרים אמיר אוחנה

Erdan devra ouvrir un nouveau chapitre dans les relations américano-israéliennes – analyse

Un retour à la tension des années Obama n’est à l’avantage de personne.

Gilad Erdan arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 2 juin 2019 (crédit photo: YONATAN SINDEL / FLASH90)
Gilad Erdan arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 2 juin 2019. (crédit photo: YONATAN SINDEL / FLASH90)

Le 17 novembre 2016, une semaine après la victoire surprise de Donald Trump à l’élection présidentielle, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Ron Dermer , est sorti d’un ascenseur d’or de la Trump Tower à New York aux côtés de la directrice de la campagne Trump, Kellyanne Conway.

Ce moment est survenu après que Dermer avait été ambassadeur pendant plus de trois années tumultueuses, au cours desquelles l’administration Obama a négocié l’accord sur l’Iran qu’Israël considérait comme donnant à la République islamique la voie libre vers une arme nucléaire, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est prononcé contre cela devant les deux chambres du Congrès.

L’administration Obama, dans son ensemble, n’était pas fan de Netanyahu et, par extension, de Dermer, l’homme si proche de Netanyahu qu’il était connu sous le nom de «cerveau de Bibi».

Dermer, qui avait été brièvement un agent politique républicain avant sa longue carrière politique et diplomatique en Israël, a été considéré à la Maison Blanche comme travaillant avec le GOP (les Républicains) contre eux.

Dermer est sorti de l’ascenseur doré de la Trump Tower avec l’air joyeux et fanfaron de quelqu’un qui savait que les choses allaient bien se passer.

«Je voulais juste dire», commença Dermer, souriant alors qu’il s’adressait à la foule de journalistes rassemblés dans le hall en marbre de la tour, «Israël ne doute pas que le président élu Trump est un ami d’Israël. Nous sommes convaincus que le vice-président élu Mike Pence est un ami d’Israël. Il était l’un des plus grands amis d’Israël au Congrès et l’un des gouverneurs les plus pro-israéliens du pays. J’ai hâte de travailler avec tous les membres de l’administration Trump, y compris [le directeur de campagne] Steve Bannon, pour travailler à renforcer les relations entre les États-Unis et Israël.

Il semble que l’optimisme était justifié, étant donné que Trump a reconnu Jérusalem et le plateau du Golan, facilité la normalisation entre Israël et trois pays arabes, déclaré que les implantations n’étaient pas nécessairement illégales et présenté un plan de paix sur lequel Dermer a fortement influencé, ce qui aurait permis à Israël de conserver toutes les implantations de Judée et de Samarie.

Et Dermer a toujours été un acteur-clé dans la relation très étroite entre Trump et Netanyahu qui a profité aux relations américano-israéliennes au cours des quatre dernières années.

Après sept années et demie intenses à Washington, Dermer devrait retourner en Israël en janvier et être remplacé par Gilad Erdan, qui sera simultanément ambassadeur auprès de l’ONU et des États-Unis.

Maintenant que Biden a apparemment remporté l’élection présidentielle, le remaniement dans la diplomatie israélienne ne pourrait pas arriver à un meilleur moment.

Biden s’est assuré de se présenter comme un unificateur, et ses substituts et conseillers en politique étrangère ont tous déclaré que l’ancien vice-président ne porterait pas le lourd bagage des frictions de l’administration Obama avec Israël lorsqu’il sera parvenu dans le bureau ovale.

Mais ce serait encore probablement moins qu’utile, pour quelqu’un comme Dermer, qui a eu maille à partir avec l’administration Obama et avec beaucoup de ses anciens – tels que Susan Rice, Michèle Flournoy et d’autres, qui sont des prétendants à des postes importants dans le cabinet de Biden – et qui a été identifié comme étant complètement aligné avec l’administration Trump, qu’il continue à représenter Israël à Washington.

C’est là qu’Erdan et Israël ont désormais la possibilité d’aller de l’avant. Erdan a une chance d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations américano-israéliennes.

Erdan a une certaine expérience des relations avec cette alliance spéciale depuis qu’il a été ministre des Affaires stratégiques et ministre de la Sécurité publique. Étant donné qu’il pèse encore peu, comme quelqu’un de relativement inconnu à Washington, cela ne peut que l’aider à « repartir à zéro » ou presque, avec la nouvelle administration démocrate.

Il est un ancien législateur et ministre du Likud, mais il a tenu tête à Netanyahu quand ils n’étaient pas d’accord, par opposition à quelqu’un comme Dermer, considéré comme une extension du cerveau du Premier ministre. En tant qu’ambassadeur, Erdan ne sera pas en mesure de défier Netanyahu et représentera toujours ses positions, mais quelqu’un qui garderait quelque vieille rancune ou mauvais souvenir de l’époque d’Obama sera peut-être plus disposé à travailler avec Erdan.

Après quatre ans de liens étroits entre Dermer et l’administration Trump, Erdan a maintenant une chance de tisser ses propres liens avec Biden et son entourage, au profit d’Israël et des États-Unis.

Dimanche soir, Erdan a tweeté ses félicitations à Biden et à la vice-présidente élue Kamala Harris.

«En tant que nouvel ambassadeur d’Israël aux États-Unis, j’ai hâte de travailler en étroite collaboration pour approfondir encore davantage l’alliance stratégique forte entre nos pays», a-t-il écrit.

 

jpost.com

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