Attentat de Londres : la police arrête un homme à Douvres

  • Un homme de 18 ans a été interpellé samedi matin par la police du Kent après l’attentat à la bombe artisanale survenu la veille dans une station de métro de la capitale.
  • Le degré d’alerte est maintenu à «critique», le niveau maximal, ce qui signifie qu’un nouvel attentat est peut-être imminent.
  • Selon un dernier bilan publié par les services de santé, 30 blessés, dont aucun grièvement atteint, ont été traités à l’hôpital.

La police britannique a annoncé avoir arrêté samedi matin un jeune homme de 18 ans dans la région de Douvres, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a visé un train de banlieue vendredi matin à Londres et fait 29 blessés. La police évoque une arrestation «importante», effectuée dans le cadre de la législation antiterroriste. «Nous avons procédé à une importante arrestation dans le cadre de notre enquête, ce matin», a annoncé Neil Basu, coordinateur des services antiterroristes britanniques. «Si nous sommes ravis des progrès enregistrés, l’enquête n’en continue pas moins et le degré d’alerte à la sécurité est maintenu au niveau critique», a-t-il continué. Le suspect était maintenu en garde à vue dans un poste de police local avant son transfert à Londres.

» Lire aussi – Attentat de Londres: le niveau d’alerte passe de «sévère» à «critique»

Le patron de l’antiterrorisme britannique, Mark Rowley, avait la veille au soir déjà déclaré que l’enquête progressait bien. «Nous traquons des suspects», assurait-il. «Des centaines d’agents poursuivent plusieurs pistes d’enquête, en épluchant des heures d’enregistrement de vidéosurveillance et en interrogeant les témoins.» Des militaires ont été déployés dans les sites jugés stratégiques dans le but de libérer des policiers pour mener les recherches. «La population va voir davantage de policiers armés dans le réseau des transports et dans nos rues (…), ce sera une mesure proportionnée qui rassurera un peu plus et permettra d’assurer une meilleure protection, le temps que l’enquête fasse son chemin», avait justifié la premier ministre Theresa May.

«L’engin explosif était destiné à faire d’énormes dégâts.»

La première ministre Theresa May

Vendredi à l’heure de pointe du matin, 30 personnes ont été blessées par une bombe dans un train de banlieue de Londres. L’attentat a été revendiqué par l’organisation djihadiste État islamique. La détonation s’est produite vers 8h20 à la gare de Parsons Green, dans le sud-ouest de la capitale. Les blessés souffrent principalement de brûlures, aucun n’est dans un état grave. Seuls trois d’entre eux étaient encore hospitalisés. Selon Theresa May, «l’engin explosif était destiné à faire d’énormes dégâts.» Mais le retardateur de la bombe n’aurait pas fonctionné, assurent plusieurs médias britanniques. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montraient un seau blanc en train de brûler dans un sac de congélation de supermarché dont sortaient des fils électriques.

Le Royaume-Uni a déjà connu depuis le début de l’année quatre attaques traitées par la police comme des actes terroristes. Elles ont fait 36 morts au total, sans compter les assaillants.

(Avec agences)

Daesh revendique l’attentat du métro de Londres

Police forensics officers works alongside an underground tube train at a platform at Parsons Green underground tube station in west London on September 15, 2017, following an incident on an underground tube carriage at the station.

 

L’organisation a revendiqué vendredi soir l’attentat commis vendredi dans une station de métro londonienne. Au moins 29 personnes ont été blessées.

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