La France signe un quadruple échec dans sa gestion du Covid sans parler de tous les avatars auxquels les français ont eu droit:

1 – Le champion français du médicament SANOFI est hors course.

2 – Au lieu de vendre son vaccin encore en étude, il va devoir fabriquer celui de son concurrent Pfizer pour accélérer la production.

3 – Pire la France qui avait misé sur SANOFI en demandant la réduction des commandes européennes chez Pfizer et Moderna, met l’Europe dans une pénurie de vaccins.

4 – Enfin elle accroit l’effet dévastateur de la crise pandémique sur les plans sanitaires et économiques avec un prix très exorbitant pour la France et Europe.

Covid-19 : pourquoi Sanofi, le géant français, est très en retard sur ses deux vaccins

Pour le premier candidat-vaccin, un loupé technique a fait voler en éclat le calendrier. Pour le deuxième, les raisons sont moins évidentes : mauvais choix stratégiques ou manque de flair dans l’acquisition de start-up spécialisées dans l’innovation santé ?

Le géant français a indéniablement raté son sprint. Qu’en sera-t-il de la course de fond pour produire ses propres vaccins contre le Covid-19? Ceux de ses concurrents, les américains Pfizer-BioNTech et Moderna, sont déjà sur le marché. Et le suédo-britannique AstraZeneca espère obtenir son autorisation ce mois-ci… Les deux vaccins de Sanofi — l’un dit à protéine recombinante; l’autre à ARN messager, sur le modèle de ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna — ne sont eux attendus que pour fin 2021. Autant dire une éternité, à l’heure où la demande mondiale et française pour les solutions proposées n’en finit pas de croître.

Erreur de dosage…

Au printemps dernier, alors pleinement dans la course, le numéro 1 mondial des ventes de vaccins grippaux semble faire un choix cohérent. « Sanofi est parti de compétences fortes avec son candidat-vaccin à protéine recombinante », détaille Nathalie Coutinet, économiste de la santé. Le groupe peut en effet s’appuyer sur des données solides : il a éprouvé cette méthode avec son dernier vaccin contre la grippe, autorisé depuis 2017 aux Etats-Unis. À terme, la formule doit être vendue moins de 10 euros. Mais patatras! La phase test révèle une concentration insuffisante d’antigène dans le vaccin, et par ricochet une réponse immunitaire peu satisfaisante, notamment chez les adultes de plus de 50 ans. Comment expliquer ce loupé du dosage? Les « réactifs [ NDLR : de contrôle, pour les mesures d’antigène ] utilisés n’étaient pas d’une qualité ou d’une pureté suffisante », expliquera Thomas Triomphe, le vice-président de la branche « vaccins », au « Wall Street Journal ».

Stratégie erratique d’acquisition de «biotechs».

L’autre candidat-vaccin, celui dit à ARN messager, n’est guère plus avancé. Pour comprendre pourquoi, il faut cette fois remonter plus loin dans le temps. « Sanofi a raté la révolution des biotechs [ NDLR start-up spécialisées dans l’innovation santé ], confie un haut fonctionnaire à la Direction générale des entreprises. Ils n’ont pas assez misé assez dans ses sociétés pour leur recherche fondamentale. Ou alors mal. » « Faux! » rétorque-t-on chez Sanofi, en soulignant que l’accord de collaboration avec la biotech américaine Translate Bio, socle des travaux en cours sur le vaccin à ARN messager, date de 2018.

L’«effet pas de chance».

Acquérir une biotech, certes, mais encore faut-il trouver la bonne. Jackpot pour Pfizer avec BioNtech, alors que Sanofi poursuit ses travaux. « Sans doute y a-t-il aussi un effet pas de chance », admet l’économiste de la santé Nathalie Coutinet. Sachant que la découverte d’un vaccin coûterait en moyenne au moins un milliard d’euros. « Résultat, de numéro un sur certains vaccins, on se retrouve dernier de la classe, regrette Morad Zerrouali, responsable syndical central CGT de la branche Pharmacie. Et tous nos talents partent chez les concurrents. La fuite des cerveaux, c’est ça notre problème. »

Camouflet supplémentaire, le gouvernement a pressé le géant français de mettre à disposition ses lignes de production.De n’être, en quelque sorte qu’un simple sous-traitant de ses concurrents qui ont déjà développé un vaccin. « Nous leur avons demandé s’ils n’avaient pas des capacités mobilisables pour booster la fabrication des vaccins existants », explique Agnès Pannier-Runacher, la ministre en charge de l’Industrie. « Nous regardons, mais ça prend du temps de changer des lignes », expliquait-on ce lundi chez Sanofi. Autre problème — peut-être plus profond : « C’est techniquement faisable, mais cela pose un problème de brevet important, alors que Sanofi développe sa propre solution de vaccin à ARN messager », pointe un expert du secteur.

A tout cela s’ajoute les résultats : simplement catastrophiques. La France n’est même pas dans le tableau …

 

JForum – Le Parisien

4 Commentaires

  1. Rien de nouveau sous le soleil guirgachite..
    Je veux dire de France.
    Les Guirgachimes, sachant à l’époque anticiper, disparurent bien avant la conquête de la terre_usurpée_ de Canaan.
    Pour les en récompenser, le Seigneur leur offrit la terre de… France, climat extraordinaire, où tout pousse sous les irrigations combinées…
    Mais depuis, cette nation a cesser d’anticiper.
    Les lignes Maginot sont légions en Tsarfatie !
    Pire, les gouvernement successifs, depuis Clovis (!) n’ont jamais su reconnaître leur plantage. Même pas un oup’s !
    Encore pire, ces gouvernements, toujours depuis Clovis, ont cherché l’erreur et ont chargé…les Juifs !
    Lassant, non ?

  2. Elle n’est pas mal celle-la! Un pays de ratés, pervers et corrompus, arriver en tête dans la lutte contre la Covid 19?

    Je rappelle pour les Juifs les Pirké Avoth, chapître 4, verset 20 « Sois à la queue des lions et non à la tête des renards ». Arrêtez de vous identifier à un pays de ratés, pervers et corrompus, et regardez ailleurs, sans même vous retourner, sinon vous êtes aussi ratés qu’eux. N’en déplaise à ,Marx, nos ancêtres on pratiqué cela durant des millénaires.

  3. Plutôt que de révéler les dessous de ce fiasco monumental, nos médias aux ordres préfèrent raconter que si les israéliens ont obtenu autant de doses c’est parce qu’ils les auraient payées plus cher, laissant entendre subsidiairement que les israéliens seraient servis en priorité au détriment des européens. Un coup des Juifs en qq sorte.

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