Bernard-Henri Lévy, le 5 mai 2017, à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP

La violence et l’antisémitisme sont « au cœur » du mouvement des « gilets jaunes », a estimé ce lundi 18 février l’écrivain Bernard-Henri Lévy en dénonçant trop de « mais » dans les condamnations des insultes antisémites contre le philosophe Alain Finkielkraut.

« On ne peut malheureusement pas dire que l’antisémitisme est aux marges du mouvement », « c’est le cœur du mouvement »a-t-il déclaré sur Europe 1.

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« Cela ne veut pas dire que le mouvement est intrinsèquement antisémite, mais cela veut dire qu’il serait temps qu’ils se manifestent fortement pour dire ‘pas en notre nom’, pas comme ils le font maintenant ‘oui, d’accord, mais’… Il n’y a pas de mais », a-t-il poursuivi.

« Quand une femme se fait agresser dans la rue, il est interdit de se demander si sa jupe a été trop courte. Quand un juif se fait agresser parce qu’il est juif il est interdit de se demander si on est d’accord avec lui ou pas, on commence par dénoncer », a souligné Bernard-Henri Lévy.

Les déclarations « ahurissantes » de Mélenchon

« En 2019 l’antisémitisme est inacceptable et il n’y a pas de mais […] Et on a entendu trop de mais dans les dernières heures », a ajouté l’intellectuel.

Selon lui, les slogans antisémites sont « l’aboutissement » de la violence « contre les les journalistes, contre les policiers, contre la représentation nationale qui a commencé dès le premier acte de ce mouvement ».

Il a également critiqué les déclarations « ahurissantes » de Jean-Luc Mélenchon sur « l’antisémitisme instrumentalisé » comme « s’il fallait l’opposer à un antisémitisme franc et loyal ». Et d’aspirer un rebond républicain : « Comme à l’époque de l’affaire Dreyfus, il y aura un moment où les valeurs démocratiques et républicaines l’emporteront. Il faut espérer qu’il arrive vite. »

Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête sur les injures antisémites adressées samedi au philosophe et académicien Alain Finkielkraut en marge d’une manifestation de « gilets jaunes ».

AFP

2 Commentaires

  1. Le mouvement GJ est aujourd’hui gangrené par des radicaux de diverses obédiences qui ont tous en commun la haine, l’intolérance et la volonté de destruction.
    Preuve s’il en est, une jeune femme représentante de ce mouvement s’est faite également copieusement insulter dimanche dernier dans une de leur « manif », avec des insultes misogynes assez typique des bas du front.
    Ce mouvement s’est totalement discrédité et il y a fort à parier qu’il va devenir très prochainement intenable pour les gens ordinaires et sans doute sincères qui y émargeaient au début, de continuer à cautionner de telles dérives.

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