Les lois relatives à l’année sabbatique et le Jubilé figurant dans le livre du Lévitique chapitre 25 semblent s’appliquer à une société agricole qui aurait peu à dire aux sociétés industrielles et technologiques dans lesquelles nous vivons. Toutefois, dans ce chapitre, nous trouvons l’un des concepts fondamentaux qui guident l’attitude juive sur la vie.

L’idée derrière les « lois de la Liberté » du lévitique 25 est que la terre appartient à Dieu et elle est seulement « louée » aux êtres humains.

Bien que les raisons qui ont fait du bail un instrument financier dans le monde moderne, elles diffèrent des raisons de « l’année du jubilé, »  mais il reste d’importantes similitudes.

Le bail est :

  • Un contrat selon lequel une partie accepte de louer une propriété à une autre parti.
  • Le loueur garantit au locataire l’utilisation de la propriété
  • Le locataire, à son tour, garantit des versements réguliers au bailleur pour un laps de temps spécifié.

Ce qui prévaut derrière ce mécanisme d’un paiement progressif est que :

Le capital n’est pas une possession, seul l’usufruit l’est.

En termes théologiques, ce principe est exprimé dans la littérature fondatrice d’Israël comme suit :

la terre est à moi [dit Dieu] ; vous n’êtes que des étrangers résidents en vertu de mon autorité.

De la même manière la vie humaine est entendue comme « un bail », une période de temps où une conscience « je » est donnée être présent dans le monde pour un temps limité, en échange de sa contribution.

L’idée d’« utilisation temporaire » en Israël a été conçue pour protéger le patrimoine à travers les générations. En même temps, le concept « d’héritage » invite chaque individu, ainsi que chaque génération de « locataires », à se concentrer sur leur contribution à l’amélioration de la propriété qui mise à leur disposition pour leur utilisation.

Inutile de dire que le Jubilé, le retour de la terre après tous les 50 ans, était clairement un principe idéaliste, et qu’il y a un débat quant à savoir si la pratique n’a jamais été réalisée.

Cependant, ces lois ont été maintenues dans les livres de la littérature fondatrice d’Israël comme l’un des concepts-clés de la valorisation de la vie humaine.

Exprimant dans des termes similaires à ceux de la théologie rabbinique, bibliste, J Lumineux, explique :

« La loi, telle qu’elle est, est ancienne, hors de propos, et impuissante. Mais que dire de la théologie de la loi ? Elle cherche à nous dire que la terre appartient à Dieu et que nous vivons sur cette terre comme des étrangers et des pèlerins, tenant tout ce que nous avons en prêt ; que Dieu surveille étroitement toutes les transactions commerciales et espère que nous menons nos affaires dans la crainte de lui, traitent gracieusement nos frères moins fortunés, nous souvenons que nous avons tous été destinataires de la grâce. Et cela est la règle ’éthique normative ! « 

Cette loi a été inapplicable parce qu’il y a des myriades de façon de faire d’elle une parodie et de la rendre non pertinente. Ce que la Bible a essayé de préserver est le principe qui sous-tend la loi de l’année du jubilé. Toute compréhension du sens de la vie dans le judaïsme n’a pas d’autres choix que d’être informé par le principe de « bail » : nous ne possédons rien, compris notre vie, nous sommes seulement  responsables de l’utilisation de tout ce qui nous est alloué  et cela pour un temps limité.

Une série de corollaires comme profiter de la vie pendant que nous l’avons suit, y compris la responsabilité de transmettre en meilleur état le monde dont nous avons hérité.

Moshe Pitchon

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