© 2009 AFP (Martin Bureau)
Cinq ans après l’éclosion de l’affaire Clearstream, 40 tomes de procédure et de constantes dénégations, Dominique de Villepin s’expliquera enfin mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris et tentera de convaincre les juges qu’il n’a rien à se reprocher.Cinq ans après l’éclosion de l’affaire Clearstream, 40 tomes de procédure et de constantes dénégations, Dominique de Villepin s’expliquera enfin mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris et tentera de convaincre les juges qu’il n’a rien à se reprocher.

« J’en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français », avait déclaré au premier jour du procès l’ancien Premier ministre.

Pour l’heure M. de Villepin devra s’employer, le parquet l’accusant d’avoir fauté par « abstention », en se gardant bien de stopper la machination lorsqu’il a compris que les listings étaient des faux; les juges d’Huy et Pons, qui l’ont renvoyé devant le tribunal correctionnel, estiment eux qu’il « s’est délibérément engagé, aux côtés d’Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, dans un processus frauduleux ».

Selon eux, ce serait « dans un contexte de rivalité politique avec Nicolas Sarkozy » que Dominique de Villepin aurait « donné pour instruction » à M. Gergorin de transmettre à la justice les fichiers dont il connaissait « l’origine frauduleuse et la fausseté », le tout « en manifestant à plusieurs reprises son souci de ne pas apparaître ».

L’ancien diplomate dément avoir donné instruction à M. Gergorin de saisir le juge Renaud van Ruymbeke, qualifiant cette accusation d' »absurde ».

Les juges ont notamment appuyé leur thèse sur les auditions de M. Gergorin, un ancien proche de M. de Villepin: l’ancien vice-président d’EADS affirme l’avoir rencontré à plusieurs reprises entre avril et juillet 2004 et reçu pour consigne de communiquer les listings à la justice.

Contestant les rendez-vous que M. Gergorin affirme avoir eus avec lui, M. de Villepin assure de son côté ne pas l’avoir rencontré pour cette affaire depuis le 9 janvier 2004.

Brièvement interrogé mardi, M. de Villepin a réaffirmé n’avoir « jamais eu connaissance », ni « eu entre les mains » les listings falsifiés.

Qui sait ? Mercredi, « M. de Villepin fera peut-être des révélations », lâchait pour sa part en souriant l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog.

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