Kippour, pour les nuls et les autres

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Yom Kippour (hébreu : יום הכיפורים Yom Hakippourim « le jour des propitiations »), également appelé le Jour du Grand Pardon, est une fête juive considérée comme la plus sainte de l’année juive.

Observé le dixième jour du mois de tishri, en terre d’Israël comme en diaspora, le jour représente la culmination d’une période pénitentielle de dix ou quarante jours selon qu’elle est inaugurée à Roch Hachana ou au mois d’eloul. Il a lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Outre un chômage et un jeûne complets, Yom Kippour est marqué par d’autres rites de mortification. Cinq offices de prière, de nombreuses compositions liturgiques, confessions et autres coutumes dont le jeûne de la parole viennent renforcer l’atmosphère austère et solennelle du jour.

L’envoi du bouc à Azazel (gravure de W.J. Webb) 

Dans le Livre de l’Exode, lorsque Moïse reçoit sur le mont Sinaï les instructions divines pour la construction du sanctuaire, un jour par an, « éminemment saint devant Dieu » est prévu pour la purification de l’autel de l’encens, situé derrière le voile dans le saint des saints. Aaron doit recouvrir les cornes de cet autel avec le sang des offrandes expiatoires de propitiation (’hatat hakippourim)1. Cependant Moïse doit redescendre en hâte car son peuple a, en son absence, érigé un veau d’or2.

Dans le Lévitique, lors de l’inauguration du Tabernacle, les deux fils aînés d’Aaron meurent faute d’avoir respecté les instructions concernant l’encens3. Après leur mort, Dieu prescrit un nouveau rituel de propitiation des fautes dans le sanctuaire, chargé de purifier non seulement le sanctuaire mais aussi le peuple. Il comporte, outre les offrandes, l’envoi dans le désert d’un bouc chargé de toutes les fautes d’Israël4. Ce rituel est fixé au « dixième jour du septième mois » et défini comme un shabbat shabbaton (« sabbat solennel »), jour annuel de chômage généralisé et de mortification des âmes pour toutes les générations5. Ces prescriptions, à observer du soir du neuvième jour au soir du dixième jour du mois, sont rappelées plus loin ; il est ajouté que quiconque n’observerait pas le chômage ou la mortification s’expose à être retranché du peuple6. C’est aussi à la fin de ce jour qu’il est prescrit de faire retentir dans tout le pays le son du chofar au terme de sept cycles de sept ans afin de marquer la cinquantième année du jubilé, où les habitants du pays recouvrent leur liberté et leurs biens7.

Peut-être est-ce ce jour, avec ses pratiques et ses offrandes8, qu’évoque Isaïe pour proclamer que Dieu demande avant tout des dispositions éthiques saines et traduites en actes9. Le prophète ne mentionne cependant pas Yom Kippour nommément et il n’apparaît plus dans la Bible de façon explicite. Ézéchiel indique bien recevoir des visions au commencement de l’année, le dix du mois (soit le dixième jour du septième mois selon l’exégèse rabbinique10) mais ne mentionne pas le jeûne ni le rite11 ; il prophétise d’autre part qu’après la reconstruction du Temple, deux jours seront consacrés à la purification du sanctuaire et à la propitiation des fautes au moyen du sang d’un taureau expiatoire mais ils ont lieu au premier et au septième jour du premier mois12. Yom Kippour ne coïncide pas non plus avec les jeûnes de Zacharie13 ni avec celui d’Ezra et Néhémie14 (bien que Roch Hachana et Souccot qui ont respectivement lieu avant et après Yom Kippour soient mentionnés15).

Ce silence prophétique a conduit à des spéculations diverses : l’une d’elles, basée sur la version grecque d’Ézéchiel (qui ne lit pas le « septième jour du premier mois » mais le « premier jour du septième mois16 ») et de l’apparente tendance de ce prophète à faire commencer le mois au dixième jour11, déduit que ces versets d’Ézéchiel constitueraient la première trace du jour des propitiations et que les versets apparaissant comme antérieurs dans la Bible auraient été ultérieurement rédigés17. La tradition rabbinique laisse entendre quant à elle, fût-ce allusivement, que ce culte aurait bien eu lieu à l’époque de l’arche de l’alliance18. Tous s’accordent cependant pour reconnaître à ce jour une importance centrale à l’époque du second Temple17.

Dans les livres de la période tannaïtique

Le Djebel Montar, lieu probable d’où l’on jetait le bouc à l’époque du Second Temple

L’importance et la centralité de Yom Kippour dans la vie juive à l’époque du Second Temple sont attestées dans les compilations des Tannaïm (docteurs de la Mishna), le Siracide, les écrits de Philon d’Alexandrie, le Livre des Jubilés et les Antiquités judaïques de Flavius Josèphe.

Les Tannaïm ont consacré à Yom Kippour un traité de la Mishna intitulé Yomale jour ») où le rite dans le sanctuaire occupe une place prépondérante. Tant la Mishna que Ben Sira soulignent la majesté splendide du jour et du Grand prêtre qui l’accomplit19,20. Cependant, le bouc émissaire n’est plus, comme dans la Bible, abandonné à son sort dans le désert mais jeté d’une falaise escarpée21 (Josèphe écrit cependant le contraire22). Les formules prononcées par le Grand prêtre lors des confessions19 ne se trouvent pas non plus dans la Bible, de même que sa prière pour le peuple après avoir allumé l’encens23 et sa lecture des passages de la Torah se rapportant au rituel (Lévitique 16 & 23:26-32, ainsi que Nombres 29:7-11, récité de mémoire)24. La destruction du second Temple et la cessation des offrandes qui en résulte n’entraînent pas la fin de Yom Kippour, le jour pouvant, par sa vertu propre, assurer la propitiation25,26. Cependant, le message des prophètes reçoit un fort retentissement à travers la Judée : une réflexion approfondie des Sages sur les rôles respectifs du jour, des offrandes et du bouc émissaire27 parvient à la conclusion (partagée par les auteurs du Livre des Jubilés28 et du Siracide29) que la teshouva (repentir) sincère et totale est un prérequis indispensable à la propitiation des fautes26,30, bien qu’elle soit, selon les Sages, insuffisante par elle-même pour permettre la propitiation des fautes au-delà d’une certaine gravité30. En outre, Yom Kippour ne recouvre les fautes commises envers autrui qu’après lui avoir donné satisfaction30.

En dépit de sa haute solennité, Yom Kippour semble avoir été considéré dans la tradition tannaïtique comme un jour joyeux. C’est en ce jour que Moïse serait redescendu du Sinaï avec les secondes Tables de la Loi, concrétisant ainsi la promesse faite par Dieu de pardonner à son peuple après le péché du veau d’or31. Un rabbin rapporte qu’en ce jour, ainsi que le 15 av, les jeunes filles célibataires se rendaient dans les vignes et y dansaient en rondes, attendant là leur futur mari32. Du point de vue légal, le sabbat des sabbats est assimilable en tout au chabbat, hormis le châtiment pour les transgressions volontaires (le karet divin pour Yom Kippour, la mise à mort par un tribunal rabbinique pour le chabbat)33. Par conséquent, lorsque la préservation d’une vie est en jeu, tous les statuts de Yom Kippour sont annulés34. De l’expression « c’est le sabbat des sabbats », les rabbins extraient cinq règles de mortification : l’abstention de nourriture, l’abstention de boisson, l’abstention de baignade, l’abstention d’onction, l’abstention de rapports sexuels35. Seuls les deux premiers et la réalisation d’une tâche interdite le chabbat rendent cependant passibles de karet36.

yom-kippour-jour-du-pardon

Présentant le judaïsme dans un monde hellénisé et soucieux d’en démontrer la légitimité face à la philosophie, Philon décrit le jour des propitiations comme un jour de prière, de supplications et de jeûne suivi par tous, y compris « ceux qui ne font rien de religieux le reste du temps » ; il semble le premier à émettre une doctrine qui fera fortune ultérieurement selon laquelle le jeûne, loin d’affliger l’homme, le libère des contingences matérielles et qu’en ce niveau de spiritualité supérieur réside la joie du jour37.

Ancien midrash rejeté par la tradition rabbinique, le Livre des Jubilés, suivi par les sectaires de la Mer Morte, considère Yom Kippour comme un jour de deuil au cours duquel l’on rachète la faute des enfants de Jacob qui causèrent à leur père un deuil profond en lui annonçant faussement la mort de Joseph et en présentant pour preuve sa tunique tachée du sang d’un agneau38. Le calendrier qu’il propose entraîne par ailleurs les sectaires de la Mer Morte à l’observer à une date différente du reste du monde juif39.

Observances

Observances générales

Yom Kippour est le jour de la repentance, considéré comme étant le jour le plus saint et le plus solennel de l’année juive. Son thème central est le pardon et la réconciliation.

Lévitique 16:30 : « Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier : vous serez purifiés de tous vos péchés devant l’Éternel ».

Lévitique 16:31 : « Ce sera pour vous un shabbat shabbaton, et vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle ».

Uu verset 16:31, les Sages ont déduit qu’il fallait respecter les interdictions du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu, ne pas écrire ni toucher l’électricité). Quant à l’affliction des âmes, elle est réalisée selon la mishna Yoma 8:1, par l’interdiction de nourriture, de baignade, d’utilisation de cosmétiques, du port de la « sandale » (c’est-à-dire de semelles de cuir) et de l’intimité conjugale. L’abstention totale de nourriture et de boisson commence généralement une demi-heure avant le coucher de soleil (ce qui s’appelle « tossefet (ajout) Yom Kippour »), afin de limiter le risque de manger pendant la fête par inadvertance. Elle termine après le coucher du soleil de la nuit suivante. Bien que le jeûne soit obligatoire pour tout individu sain âgé de plus de 12 ans pour les femmes, 13 pour les hommes (bat ou bar mitsva), y compris les femmes enceintes, il est interdit, en vertu du pikkouah nefesh, de jeûner pour toute personne qui pourrait s’en porter mal, particulièrement les diabétiques et les personnes devant prendre des médicaments. Les femmes qui viennent d’accoucher dans les trois derniers jours sont également exemptées.

L’observance de Yom Kippour varie légèrement selon les communautés. Les Juifs séfarades l’appellent « le jeûne blanc », et se revêtiront de blanc, afin de symboliser leur désir « blanc » (pureté) de se libérer des péchés. Leur liturgie comporte des musiques assez joyeuses, surtout par rapport à leurs frères ashkénazes qui, tout en reconnaissant la joie originelle de ce jour, auront une attitude plus solennelle, accentuant la remémoration des disparus et des martyrs.

Observances dans le public laïc

 

La « Fête des Bicyclettes » en 2004 (Tel Aviv).

Yom Kippour est un jour si important qu’il est respecté par une vaste majorité de Juifs laïcs, quand bien même ils n’observent pas strictement les autres célébrations. Beaucoup assisteront à au moins un office synagogal, ce qui en double l’affluence, et a entraîné une habitude d’acheter sa place à la synagogue en ce jour de crainte de ne pouvoir en trouver. Plus encore jeûnent.

En Israël, la non-observance publique (comme manger ou conduire un véhicule motorisé) est tabou, au point que Yom Kippour y ait reçu le surnom de « Fête des Bicyclettes40 », vu le nombre d’enfants qui roulent librement dans les rues sans crainte des voitures. On dénombre toutefois beaucoup d’accidents de vélo (242 le jour de Yom Kippour 201041). Les programmes télévisés sont suspendus, il n’y a ni transport public, ni commerce (dans les régions juives), ni transport aérien.

La veille de Yom Kippour

Également appelé Erev Yom Kippour, le jour précédant le Yom Kippour est une partie intégrante de cette fête. Plus qu’un jour destiné aux préparatifs, c’est un moment où chacun doit pardonner son prochain, a fortiori manifester son amour, son amitié à tous, quels qu’ils soient. En bref, c’est une période qui, combinée avec le Yom Kippour, veut rectifier les habitudes de l’Homme42.

Il est de coutume de manger un grand repas festif, la seoudat hamafsèqet après la prière de minha précédant le jour de Kippour. On y consomme traditionnellement du couscous chez les Séfarades, des kreplach et du riz chez les Ashkénazes. Beaucoup ont également coutume de manger un autre repas riche en poisson avant celui-là.

Beaucoup de Juifs orthodoxes s’immergent également dans un mikveh.

Les kapparot (shlogn kapores en yiddish) sont une cérémonie traditionnelle, consistant à faire tourner un poulet vivant au-dessus de sa tête en récitant une formule traditionnelle43 : « Voici mon double, voici mon remplaçant, voici mon expiation. Puisse cette poule ou ce coq aller jusqu’à la mort pendant que je m’engagerai et continuerai une vie heureuse, longue et paisible44. » Autrefois populaire, elle fut abondamment critiquée vers les xve et xvie siècles, comme substitut médiocre des offrandes sacrificielles interdit au vu de l’absence de Temple fonctionnel, et n’est aujourd’hui pratiquée que par certaines franges des milieux religieux, principalement Hassidim. D’autres préfèrent remettre la contre-valeur d’un poulet à une œuvre charitable.

Offices de prière 

Les hommes (et, chez les Réformés, certaines femmes) se couvrent d’un tallit (châle de prière) pour les prières du soir, Yom Kippour étant le seul office vespéral où cette pratique est réalisée45 Beaucoup d’hommes mariés portent également un kittel, un vêtement blanc ressemblant quelque peu à un drap.

Les offices de prière commencent par celui de « Kol Nidre », spécifique à Yom Kippour, qui doit être récité avant le coucher du soleil, et se poursuit avec l’office du soir (ma’ariv ou arvith), qui comporte un service de Seli’hot (demandes de pardon) et de viddouï (« confession ») particulièrement étendu. Chaque Juif demande à Dieu de pardonner ses propres fautes et celles de la communauté, mais seulement celles commises à l’encontre de Dieu Lui-même. Les offenses commises à l’encontre du prochain (considérées comme plus graves que celles envers Dieu) doivent être individuellement réparées, de préférence avant Yom Kippour.

L’office du matin est précédé par des litanies et des seli’hot ; à Yom Kippour, de nombreuses seli’hot sont entrelacées avec la liturgie habituelle. L’office de Moussaf46 est, comme à Rosh Hashana, particulièrement enrichi de prières et piyyoutim. La Min’ha de Kippour est suivie d’un office également spécifique à Yom Kippour, la Neʿila (« fermeture » — des portes du ciel aux prières). Yom Kippour se termine par la récitation du Shema Israël, ou du Kaddish Titkabal (Kaddish complet), au cours duquel on sonne le shofar, qui marque la conclusion du jeûne. Les portes du Ciel se referment et plus aucune demande de pardon n’arrive à Dieu.

Les sections de la Torah spécifiquement lues en ce jour sont le chapitre 16 du Lévitique le matin, et le chapitre 18 (parashat guilouï arayot47) l’après-midi. Le Livre de Jonas est lu comme haftarah l’après-midi.

Selon le noussakh (la « version », ashkénaze, séfarade, etc.) des prières, certaines communautés prieront du matin au soir sans interruption, tandis que d’autres intercalent une courte pause.

Expiation

Pardon et viddouï (confession) 

D’après le Talmud (Rosh Hashana 16b), Dieu ouvre trois livres le 1er Tishri ; l’un est pour les totalement justes, le second pour les totalement méchants, le troisième pour les cas intermédiaires. Ceux-ci voient leur jugement en suspens jusqu’à Yom Kippour.

Selon Maïmonide (Yad, Hilkhot Teshouva 3:4), « tout dépend si les mérites de l’homme dépassent les démérites portés sur son compte », il est donc désirable de multiplier les bonnes actions avant le comput final au Jour de l’Expiation (que les Juifs de France appellent plus volontiers Jour du Pardon). Ceux qui sont jugés valables par Dieu entrent, selon la tradition, dans le Livre de la Vie, d’où la prière : « Fais-nous entrer dans le Livre de la Vie. » D’où également la salutation « Puisse cela terminer pour vous par une signature pour une bonne année » (« Gmar ‘Hatima Tova »), à l’origine du « bonne année ». Les lettres de vœux écrites entre Rosh Hashana et Yom Kippour se concluent souvent par ce souhait.

La confession du pénitent est un prérequis « sine qua non » pour l’expiation, qui se réalise sinon par des punitions et des afflictions. À Yom Kippour, chaque prière (qu’elle soit individuelle et silencieuse, ou collective et bruyante) inclut un viddouï. Il s’agit d’une confession standardisée, courte ou longue (laquelle est omise lors de l’office de la Neʿila). Toutes deux se déroulent selon l’ordre alphabétique, probablement afin de faciliter la mémorisation. À noter la confession pour le péché d’un « viddouï pè », une confession « de la bouche », qui ne va guère plus loin que celle-ci, et n’atteint en tout cas pas le cœur, en clair une confession peu sincère.

Réconciliation avec autrui 

« Yom HaKippourim absout des péchés envers Dieu, mais pas des péchés envers son prochain à moins que le pardon de l’offensé ne soit obtenu. »

Mishna Yoma 8:9

Pour cette raison, il est de coutume de résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne. Le processus commence lors de la période de dix jours entre Rosh Hashana et Yom Kippour. Les âmes des disparus sont comprises dans la communauté de ceux auxquels on pardonne à Yom Kippour.

Les enfants des défunts, outre la cérémonie de Yizkor incluse dans la liturgie de Yom Kippour, auront coutume de faire une mention publique dans la synagogue de leurs parents disparus, et de faire des dons charitables en faveur de leur âme.

Notes et références[modifier 

  1. Exode 30:1-10
  2. Exode 32:7-15
  3. Lévitique 10:1-3
  4. Lévitique 16:1-28
  5. Lévitique 16:29-34
  6. Lévitique 23:26-32
  7. Lévitique 25:9-10
  8. Nombres 29:7-11
  9. Isaïe 58:1-8
  10. T.B. Arakhin 12a
  11. a et b Ézéchiel 40:1
  12. Ézéchiel 45:18-20
  13. Zacharie 7:1-5
  14. Néhémie 9:1
  15. Néhémie chap. 8 & 9
  16. Version grecque d’Ézéchiel 45 et sa traduction en anglais [archive]
  17. a et b Jewish Encyclopedia 1906
  18. Mishna Yoma 5:1-2
  19. a et b Mishna Yoma 3:8, 4:2, 6:1 & 6:2
  20. Siracide 50:5-21
  21. Mishna Yoma 6:6
  22. Josèphe, « Antiquités judaïques, livre III, chap. 10, §3 » [archive]
  23. Mishna Yoma 5:1
  24. Mishna Yoma 7:1
  25. Sifra (éd. Weiss), parashat Aharei Mot, parasha 5, chap. 8, §1 (8:1)
  26. a et b Sifra, Emor, parasha 11, 14:1
  27. Mishna Shevouot 1:6
  28. Jubilés 5:17-18
  29. Siracide 34:26
  30. a, b et c Mishna Yoma 8:8-9
  31. Seder Olam Rabba (éd. Leiner), chap. 6
  32. Mishna Taanit 4:8, cf. Jewish Encyclopedia 1906
  33. Mishna Meguila 1:5
  34. Mishna Yoma 8:5-7
  35. Mishna Yoma 8:1 ; cf. Sifra Aharei Mot, parasha 5, 8:3 & Emor, parasha 11, 14:4
  36. Mishna Yoma 8:2-3 ; cf. Sifra Aharei Mot, parasha 5, 7:1-9
  37. Philon 1854, De Specialibus legibus (The Special Laws) I:186 & II:193-203
  38. Jubilés 1913 34:17-20
  39. Pesher Habacuc 11:4-8, cité in Encyclopedia Judaica 2008
  40. (en)Yom Kippur at AllExperts [archive].
  41. (en) « Yom Kippur: 3 drown, 93 faint due to fast », Ynet,18 septembre 2010 (lire en ligne [archive])
  42. http://www.divreinavon.com/pdf/ErevYomKippur.pdf [archive] Erev Yom Kippur – The purpose of the day as seen through Talmudic anecdotes (PDF)
  43. Michael Wex, Kvetch, Denoël, 2008 p. 91.
  44. Michael Wex, p. 92.
  45. Le tallit n’est normalement porté qu’au cours de la journée. Bien que cette pratique de Kippour ait fait l’objet de nombreuses interprétations plus ou moins récentes, la raison traditionnelle est qu’on porte le tallit afin d’honorer la Présence Divine, particulièrement présente en ce jour.
  46. Prière additionnelle, supplémentaire récitée le Chabbat et les jours de fête. Elle remplace le sacrifice supplémentaire qui était offert dans le Temple ces jours là. voir Lévitique 23 : 27 et Nombres 29,7.
  47. Ou guilouy arayot « dévoilement de la nudité » relatif aux relations sexuelles prohibées.

Bibliographie

Source : Wikipédia / JForum.fr

2 COMMENTS

  1. Gilbert Brami, vous semblez répéter partout une sorte de nouvel évangile. La Torah a été donnée pour un Judaïsme sacrificiel dans le cadre du Temple avec les Cohanim pour guides. Ezra revient de Babylonie pour la construction d’un Second Temple.

    On est passé au judaïsme rabbinique qui a permis en l’absence du Temple la survie du Peuple Juif.

    Il serait étonnant de trouver un quelconque commentaire de Rashi qui aille à l’encontre du Prophète EZRA et de son congénère NEHEMIA.

    Quant aux malédictions dont vous parlez, elles sont plus la conséquence des Explorateurs épisode durant lequel Dieu avait prévu la destruction des 2 temples avec la pré-institution du 9 Av date de retour des explorateurs et de la décision de faire disparaître le peuple à commencer par la génération du désert.

    Pour le reste, vous oubliez les bénédictions, à commencer par la renaissance du Peuple Juif sur sa Terre, et le début de la rédemption qu’on lui souhaite de tout coeur en cette veille de Kippour.

  2. Kippour, pour les nuls et les autres

    Yom Kippour est vraiment pour les nuls, comme vous et moi. Comment voulez-vous que ce jour ce perpétue puisque depuis la réforme d’Ezra en l’an 398 avant l’ère actuelle, les Juifs ont adopté le calendrier chaldéen, qui est différent de celui que la Torah avait fixé aux hébreux en route vers Canaan à travers le désert du Sinaï.

    Il faudrait annuler la réforme imposée par le colonisateur perse par l’entremise de son scribe Ezra. Cette annulation permettra aux Enfants ‘Israël de retrouver la plénitude de leur expansionnisme à travers nos pères fondateurs ABRAHAM, ISAAC et JACOB/ISRAËL La réforme d’Ezra a changé sur 5 point la Torah et depuis ce moment le peuple Juif a été exposé aux malédictions programmées dans Dévarim au chapitre 28 des versets 15 à 69.
    Il faut faire pression sur le rabbinat orthodoxe pour qu’il annule la néfaste réforme du scribe EZRA le serviteur de l’empire perse. Faute de quoi, il disparaîtra !

    « Puisse l’année qui s’achève emporter avec elle toutes ses malédictions ! »
    Puissiez-vous être mentionnés et inscrits dans le livre de vie, de bénédiction, de paix et de prospérité.
    Puissiez-vous jouir, vous et toute la maison d’Israël, d’une vie sereine, heureuse et paisible entourée d’une humanité enfin assagie et en paix !

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