Vidéo : Une prison obligée de servir des repas halal

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La justice invoque la liberté de religion et le libre exercice des cultes. Cette «première» pourrait être applicable à l’ensemble des établissements pénitentiaires.La prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) va devoir proposer des repas halal à ses détenus musulmans au nom de la liberté de religion et du libre exercice des cultes. Tel est le sens de la décision rendue le 7 novembre dernier par le tribunal administratif de Grenoble. Une «première, applicable à l’ensemble des établissements pénitentiaires», selon le cabinet DGK Avocats à l’origine de l’affaire.

La justice avait été saisie par un détenu musulman auquel la direction du centre pénitentiaire avait «refusé la distribution de repas composés de viandes respectant les rites de l’islam».

Désormais, elle «enjoint (la prison) de proposer régulièrement aux détenus de confession musulmane des menus composés de viandes halal». Pour aboutir à cette décision, elle part d’un triple constat.

La société Sodexo Justice Services fournit aujourd’hui trois types de repas à la prison: normaux, sans porc et végétarien. Ces menus ne comportent donc pas de viande halal «alors que les détenus sont des usagers de service public dans une situation de contrainte». Enfin, la fourniture de repas halal n’entraînerait pas de «surcoût prohibitif» pour le centre pénitentiaire, ni de «difficulté technique particulière».

Les militaires peuvent obtenir des repas halal

Le tribunal invoque donc la «situation de contrainte» des détenus, en d’autres termes leur enfermement. En effet, rappelle Dounia Bouzar*, membre de l’Observatoire national de la laïcité, «dans les lieux comme la prison mais aussi les centres fermés pour jeunes, les hôpitaux psychiatriques ou l’armée, les pouvoirs publics peuvent participer à l’exercice du culte». Ainsi, dans l’armée, les aumôniers juifs ou musulmans s’assurent-ils que des repas cacher ou halal sont servis aux militaires qui le souhaitent. «La situation est donc différente des cantines scolaires où les parents ont le choix de ne pas inscrire leurs enfants», poursuit Dounia Bouzar. Dans beaucoup d’écoles, la solution retenue est de proposer un deuxième menu «sans viande», à base de poissons ou d’œufs mais qui n’est pas strictement halal ou cacher.

Un possible effet pervers

Jusqu’à présent, la situation varie dans les prisons françaises. «La plupart évitent de servir du porc car c’est surtout cette viande qui pose problème mais elles ne fournissent pas de repas halal. Pendant le mois du ramadan, elles ajoutent également un sachet au repas du soir permettant au détenu observant le jeûne de se restaurer plus abondamment la nuit», note le sociologue Farhad Khosrokhavar, qui ajoute: «En revanche, les détenus peuvent acheter à la «cantine» de la prison des produits halal et sont autorisés à cuisiner dans leur cellule».

«Les prisons sont pauvres», rappelle Fahrad Khosrokhavar. Or les produits halal devraient occasionner un coût supplémentaire pour les repas.

Par ailleurs, l'”anthropologue” Dounia Bouzar souligne un possible effet pervers de la décision du tribunal administratif: «La prison est un lieu où s’exerce de multiples pressions. On peut craindre que des détenus soient obligés par d’autres de suivre des prescriptions religieuses, de manger selon les rites de l’islam». Des pressions qui, selon elle, peuvent se transformer en harcèlement.

28-11-2013/Marie-Amélie Lombard/ Le Figaro.fr Article original

1 COMMENT

  1. EFFET PERVERS !!!! VOUS AVEZ DIT EFFET PERVERS !!!!

    ………………TOUT CE QUI FOURNIT DES “”ARMES ” A CETTE VERMINE EST PERVERS ET

    DANGEREUX VOIRE MORTEL ….MAIS CELA C’EST DEJA SUR LES RAILS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    ……………. PAUVRES EUROPEENS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    , JE VOUS PLAINDS ,VOTRE CONNERIE EST SANS BORNE !!!

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