Syrie: Pékin et les Arabes pour une « solution politique » (émissaire chinois)

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L’émissaire chinois pour le dossier syrien, Zhang Ming, a estimé mardi qu’il y avait une « grande entente » entre son pays et les pays arabes pour parvenir à une « solution politique » de la crise syrienne.
« Nous reconnaissons tous qu’il y a une grande entente entre la Chine et la Ligue arabe sur une résolution politique de la crise syrienne », a-t-il dit à la presse à l’issue d’entretiens au siège de l’institution panarabe au Caire.

Le diplomate a ajouté que sa mission visait à « échanger les points de vue sur la base de la vision chinoise en six points » afin de « parvenir à une entente internationale et trouver une solution pacifique à la question syrienne ».

Pékin, très critiqué pour son soutien au régime de Damas, avait annoncé vendredi l’envoi en Arabie saoudite, en Egypte puis en France de ce nouvel émissaire chargé d’expliquer sa position dans le dossier syrien.

La Chine a dépêché plusieurs émissaires ces dernières semaines en Syrie et dans d’autres pays arabes. Elle a rédigé une proposition en six points appelant à un cessez-le-feu immédiat en Syrie, des négociations entre les parties au conflit mais rejetant toute intervention étrangère.

Pékin s’est aussi dit prêt à soutenir l’envoi d’une aide humanitaire, sous l’égide des Nations unies ou d’un organisme « impartial », à condition que la souveraineté syrienne soit préservée.

La Chine a également assuré qu’elle « soutenait le rôle constructif » de l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les violences ont fait quelque 8.500 morts, en majorité des civils, depuis le début de la révolte.

Lundi, les Occidentaux ont appelé une nouvelle fois au Conseil de sécurité de l’ONU la Russie et la Chine à se joindre à eux pour obtenir la fin des violences en Syrie, mais Moscou et Pékin ont campé sur leurs positions.

L’ambassadeur chinois Li Baodong à l’ONU a rejeté toute intervention militaire et toute tentative de « changer le régime » à Damas, insistant sur la nécessité de « consultations complètes avec toutes les parties sur une base d’égalité ».

LE CAIRE, 13 mars 2012 (AFP)

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