Nucléaire: les USA nient avoir voulu passer par Moscou pour avertir l’Iran

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Les Etats-Unis ont démenti jeudi que Hillary Clinton aurait demandé à son homologue russe de prévenir l’Iran que les pourparlers avec les grandes puissances prévus en avril étaient la “dernière chance” de Téhéran d’éviter la guerre. “La secrétaire d’Etat n’a envoyé aucun avertissement aux Iraniens par le
biais du ministre des Affaires étrangères (russe, Sergueï) Lavrov”, a indiqué
la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland.

La veille, un diplomate russe, s’exprimant sous couvert d’anonymat, avait
affirmé au quotidien russe Kommersant que “les négociations prévues en avril
entre l’Iran et six médiateurs internationaux sont la dernière chance pour
Téhéran d’éviter la guerre.

Hillary Clinton a demandé à Sergueï Lavrov de faire passer le message aux autorités iraniennes”.

Les pays du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne,
France et Allemagne) envisagent une reprise des pourparlers, gelés depuis plus
d’un an, sur le programme nucléaire iranien.

Lundi, Mme Clinton et M. Lavrov se sont entretenus à New York, après une
réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les deux responsables ont parlé de la façon dont les entretiens avec le groupe des 5+1 devraient être menés “pour faire en sorte qu’ils apportent des résultats tangibles” et qu’ils ne servent pas à l’Iran “à gagner du temps”, a assuré Mme Nuland.

La secrétaire d’Etat n’a, à aucun moment, utilisé le mot “dernière” pour
qualifier la chance que représentent ces pourparlers, a insisté Victoria Nuland.

Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont imposé de nombreuses
sanctions à l’Iran pour tenter de pousser le pays à renoncer à son programme
nucléaire, qui cache selon eux un volet militaire, ce que Téhéran dément.

Barack Obama n’a pas exclu le recours à la force en dernier ressort, mais a
privilégié la voie diplomatique et les sanctions pour dissuader l’Iran d’avancer vers l’arme nucléaire.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé la semaine
dernière à Washington que ni la diplomatie ni les sanctions n’étaient
parvenues à freiner le développement du programme nucléaire controversé de
l’Iran, ajoutant:

“Aucun d’entre nous ne peut se permettre d’attendre beaucoup plus longtemps”.

WASHINGTON, 15 mars 2012 (AFP)

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