Chine: « Barbie » dénonce l’exploitation ouvrière

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« Approchez Mesdames et Messieurs, approchez! Voici le tout nouveau modèle de Barbie, Barbie ouvrière »: à proximité des grands magasins parisiens, un camelot faisait aujourd’hui la promotion d’un drôle de modèle de la célèbre poupée, la bouche muselée et les bras enchaînés.Le « happening », à l’initiative de l’association Peuple Solidaires et de l’organisation China Labor Watch (CLW), visait à dénoncer à l’approche de Noël, les conditions de travail des ouvriers dans les usines chinoises pour le compte du célèbre fabricant américain Mattel.

Devant une boîte rose de plus de deux mètres de haut, contenant une poupée en bleu de travail à taille humaine, le bonimenteur vantait les mérites de la figurine: « facilement manipulable et exploitable à souhait, elle est capable de travailler 13 heures par jour pour douze centimes d’euros par poupée à peine »…

Sur la boîte, où la marque était rebaptisée « Mattée », des autocollants signalaient les atouts de la Barbie: « salaire de misère », « rentabilité maximum », « fonctionne sans protection sociale ».

« L’objectif est de sensibiliser le plus de monde possible et de faire pression sur Mattel », a expliqué Benjamin Lemesle (Peuples Solidaires).

Pour Kevin Slaton, responsable de l’ONG China Labor Watch, la « Barbie ouvrière » représente la privation pour les ouvriers chinois du droit à s’exprimer sur leur conditions de travail. Ils n’ont « pas de représentants syndicaux, personne auprès de qui se plaindre, et le contrat qu’ils signent est souvent vierge », a-t-il souligné.

« Mais comme ils sont pauvres et viennent de zones rurales, ils n’ont pas vraiment le choix. Nous pensons que Mattel et les usines qui font travailler ces ouvriers tirent profit de cette situation », a-t-il ajouté.

10-12-2013/ le Figaro.fr avec AFP Article original

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