Des frappes mystérieuses contre le Hezbollah près de la frontière libano-syrienne 

Des organes de presse favorables à l’opposition affirment que des chasseurs israéliens ont mené des frappes aériennes à l’extérieur de Zabadani mardi après-midi. 

Le site kurde ARA News, citant un témoin, déclare que les frappes de mardi dans la nuit sur Zabadani ont frappé des sites de missiles guidés appartenant au Hezbollah.

Cette source a affirmé à ARA que les frappes aériennes avaient causé de « graves dommages » et tué et blessé un grand nombre de combattants du Hezbollah. Les blessés ont été évacués vers des hôpitaux dans les villes voisines.

zabadani

BEYROUTH – Une série de frappes aériennes mystérieuses ont pris pour cibles les positions du Hezbollah hors d’une ville syrienne près de la frontière du Liban, selon une ONG suivant les développements dans ce pays déchiré par la guerre.

 

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme a révélé en début d’après-midi de mardi que « des avions de combat non-identifiés volant à haute altitude ont pris pour cibles les montagnes à l’ouest de Zabadani », une ville dont les  du Hezbollah ont pris le contrôle à l’automne 2015.

Selon l’Observatoire, quatre frappes aériennes ont pris pour cibles « les environs de deux barrages routiers contrôlés par le Hezbollah et les troupes du régime » hors de Zabadani.

Le reportage ajoute qu’on « ne sait pas si les raids prenaient pour cibles les checkpoints », en faisant référence à une frappe israélienne ou si ces chasseurs tentaient de frapper des rebelles tentant d’attaquer les positions détenues par le Hezbollah, ce qui impliquerait un raid manqué du régime.

A moins que ce ne soient les individus présents, et non la cible militaire elle-même, qui faisaient l’objet de cette frappe (?).

Les médias de l’opposition syrienne, pour leur part, affirment que c’est Israël qui a mené l’attaque, alors que les médias favorables au régime ne font aucune mention de l’incident de mardi.

« Il apparaît que des avions israéliens ont frappé trois barrages routiers du Hezbollah dans les environs de Zabadani »  affirme Orient-News, en détaillant que les checkpoints de Sandyan, Saroukhia, et d’Ain al-Ramleh ont tous été bombardés.

« On a aperçu des ambulances fonçant vers ces lieux » explique ce média favorable aux rebelles, en reflétant ce qu’avançaient d’autres sources médiatiques de même obédience.

Les sources des renseignements militaires décrivent  Zabadani comme une ville-fantôme, abandonnée de ses habitants et actuellement utilisée par les terroristes Hezbollah commun terrain d’entraînement, un dépôt d’armes et une position d’observation, de surveillance et de communications.

(S’il ne s’agit pas d’avions) Les missiles tirés auraient apparemment pu être lancés soit d’une localisation terrestre éloignée, soit d’un navire en mer, réalisant des frappes directes et provoquant de multiples pertes chez le Hezbollah et en rasant des installations militaires.

L’incident de mardi survient une semaine après qu’Israël aurait bombardé deux cibles à l’extérieur de la capitale syrienne, Damas, alors que des chaînes et sites internet détenus par l’Etat rapportaient que leur ennemi juré avait frappé la zone d’ al Sabourah, à l’ouest de Damas.

Un média du Hezbollah expliquait qu’Israël avait mené deux frappes aériennes séparées, l’une contre un dépôt d’armes appartenant Corps d’élite de la 4ème Division blindée de Maher el Assad, alors que l’autre frappait un convoi de camions et véhicules près de l’autoroute Damas-Beyrouth.

Ce média pro-Hezbollah citait une source disant qu’aucune « haute personnalité de la sécurité ou de la classe politique » n’avait été prise pour cible au cours de la seconde frappe, qui semblait donc avoir visé un convoi.

Bien que Jérusalem ne reconnaisse pas publiquement ses frappes en Syrie, de hauts-dirigeants israéliens ont mis en garde de manière répétée qu’ils ne permettraient pas à des cargaisons d’armes avancées, dont des missiles, de franchir la frontière en direction du Hezbollah au Liban.

Ce reportage ne sera ni confirmé ni démenti par les responsables israéliens.

 

Ecrit par le rédacteur-en-chef de Now Lebanon, Albin Szakola (@AlbinSzakola). Amin Nasr a traduit les sources arabophones de l’article.

Adaptation : Marc Brzustowski

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.