Tirs de Grad sur Beersheva, Tsahal pilonne le Hamas

1
524
Beersheba est attaqué à la roquette. Tsahal riposte contre le Hamas alors que le conflit à Gaza s’élargit

Un avion israélien a touché les positions du Hamas à Gaza avant l’aube, samedi 16 novembre, après l’attaque à la roquette de Beersheba vendredi soir. C’était la première fois que Tsahal prenait le Hamas pour cible en vue de mener des représailles lors de l’affrontement actuel contre le Jihad islamique palestinien. Dôme de Fer a intercepté les deux grandes roquettes Grad ayant secoué la population de Beersheba, forte d’un quart de million d’habitants. Neuf personnes ont subi des blessures légères ou un état de choc, alors qu’elles couraient se mettre à l’abri en réponse aux sirènes d’alerte à la roquette.

Le Jihad islamique avait insisté : sa guerre à la roquette contre Israël n’était pas terminée, bien que le Commandement Intérieur de Tsahal ait insisté pour que l’urgence de la guerre soit levée, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu convenu jeudi pour mettre fin au blitz de 450 roquettes qui avait provoqué la fermeture des villes et villages du sud pendant 48 heures. Tsahal a salué l’opération «Ceinture noire» lancée avec l’élimination du commandant en chef du Jihad, Baha Abu Al-Atta, et la destruction de son infrastructure terroriste à Gaza comme une victoire. Les dirigeants israéliens ont refusé d’accepter le fait que la guerre était toujours en cours, même lorsque le Jihad a tiré trois salves après le cessez-le-feu. Les commandements locaux de Tsahal ont insisté pour que les conseils locaux rouvrent leurs écoles et reprennent leurs activités habituelles. Après avoir désobéi à l’ordre vendredi, ils ont accepté de reprendre les cours dimanche.

Vendredi également, le Hamas a annulé l’organisation de ses troubles hebdomadaires de masse à la frontière israélo-israélienne, pour la première fois depuis qu’il a organisé la violente manifestation «La Marche du retour» il y a dix-huit mois, afin de dénier à son rival plus petit, le Jihad islamique, un prétexte pour violer le cessez-le-feu négocié par l’ONU et l’Egypte.

Les sources militaires de DEBKAfile ont noté que le Jihad islamique n’est pas seul et n’avait pas forcément besoin de prétexte. Vendredi soir, après une journée calme, ce seraient des hommes de terrain du Hamas qui ont attaqué la grande ville israélienne la plus proche de la bande de Gaza, Beersheba, capitale du Néguev. Les responsables militaires estiment que le lancement a été effectué sur le terrain par des jihadistes du Hamas aux échelons inférieurs, contrairement à la position des dirigeants de l’organisation qui souhaite mettre la dernière flambée de  violence derrière eux. En persistant dans leur négation du conflit en cours, les stratèges israéliens pourraient aussi déclencher son escalade.

Outre un seul tir dirigé contre Tel-Aviv, le Jihad islamique a évité d’utiliser ses roquettes à longue portée pour atteindre les populations israéliennes éloignées de la bande de Gaza, et le Hamas s’est abstenu d’intervenir dans le conflit. Mais vendredi soir, lorsque le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a téléphoné à son homologue du Jihad islamique, Zeyad al-Nakhala, dans sa base de Beyrouth, présentant ses condoléances pour la mort d’Abou Al-Atta, les deux Palestiniens ont convenu de s’unir pour combattre Israël. C’est dans cet esprit que des membres du Hamas ont déclenché des tirs de roquettes sur Beersheba, avides de se mêler du conflit en cours.

Israël a lancé l’attaque samedi contre le Hamas pour le mettre en garde contre la décision des dirigeants de soutenir de nouveau le Jihad islamique. Cette décision pourrait menacer l’issue la plus prometteuse du conflit avec le Jihad : la position neutre du Hamas. Israël a réagi en revenant à l’impasse du coup-pour coup routinier dans la bande de Gaza, qui présage une possible détérioration constante de la sécurité pour les régions du sud, toujours à portée des agressions terroristes.

1 COMMENT

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.