Poutine prévoirait de mettre un terme à l’hégémonie alaouite à Damas et d’évincer les milices chiites iraniennes dont le Hezbollah

Commentaire de la rédaction : Il y a eu tellement de plans sur le papier qui n’ont pas tenus une semaine sur le terrain, qu’on s’abstiendra de parier plus lourd sur celui-ci, mais il a au moins le mérite d’exister et de proposer un autre angle d’attaque… 

Vladimir Poutine a élaboré le plan qui suit pour le présenter lors de la Conférence de Sochi. Il l’exposera à Binyamin Netanyahu quand ils se rencontreront lundi 29 janvier.

Le président russe a préparé un plan pour l’avnir de la Syrie d’après-guerre qu’il devrait présenter lors d’une conférence pour la paix en Syrie qui débutele ême jour dans la cité balnéaire de Sochi sur la Mer Noire.

Moscou a prévu la participation de 1.600 membres du gouvernement et de l’opposition syrienne. Certains groupes rebelles ont annoncé un boycott. Debkafile mentionne que les absents sont les groupes por-Assad et pro-Iraniens qui boycottent l’événement pour refléter les objections de leurs maîtres à propos des plans du Président russe. A moins qu’il ne décide de reculer au dernier moment, ces plans se présentent comme suit :

  • Des élections démocratiques rapides pour la présidence et le Parlement, garanties par Moscou pour qu’elles soient authentiquement démocratiques avec la participation de toutes les composantes de la population, qui auraient pour la première fois, l’autorisation de voter et d’aligner des candidats à ces postes.
  • La nouvelle constitution reflétera les changements démographiques opérés dans le pays au cours de ces sept années de guerre. Le groupe le plus important, les Sunnites, obtiendront la représentativité majoritaire au Parlement, alors que la petite secte alaouite ne conservera plus ses privilèges de minorité dirigeante. Assad perdra ainsi automatiquement son rôle dominant sur la scène politique syrienne.
  • Une nouvelle Armée Nationale Syrienne devrait être établie, pour remplacer les forces gouvernementales, qui ont lourdement été décimées au cours de cette longue guerre. Depuis que les Syriens les plus jeunes de la génération en âge de faire l’armée ont refusé de rallier l’armée d’Assad, ces dernières années, la plupart des unités militaires n’existent plus vraiment que sur le papier ou sont complétées par des milices chiites. Une fois encore, la structure démographique du pays sera représentée à tous les grades de cette nouvelle armée. Moscou s’engagerait à financer cette nouvelle armée et à lui fournir des armes modernes, tout en restructurant ses unités, un processus qui serait déjà en cours.

Pour toutes ces propositions, les Russes ont mené des concertations intenses avec Riyad et Le Caire – le premier, en tant que partisan Arabe crucial de l’opposition syrienne contre Assad et le second en tant que soutien fervent du Président Assad. Ce stratagème dans l’équilibre des forces a offert à Moscou l’approbation inter-Arabe la plus large possible à son plan et, en outre, comme le rapporte Debkafile, une ligne indirecte vers l’appui de Washington. Les dirigeants saoudiens et arabes, tout en recevant les propositions russes, les ont montré à l’administration Trump, ont recueilli ses réponses et les ont retransmises à Moscou.

Il n’y a que sur un point où les Saoudiens ont marchandé énormément avec les Russes pour qu’ils modifient leur premier projet. Ils maintenaient que tel qu’il se présentait, les régions allouées au contrôle des diverses armées n’étaient pas clairement aménagées. Moscou répliquait que la Nouvelle Armée Syrienne prendrait le relais. Mais Riyad a insisté pour qu’il y ait une condition explicite requérant l’expulsion de toutes les forces armées étrangères hors de Syrie.

La semaine dernière, Moscou a donné son accord à un amendement et envoyé un message à Téhéran disant que les résolutions de la conférence de Sochi inclurait l’interdiction de toute présence de force militaire étrangère en Syrie. En un mot, Poutine serait d’accord de montrer la porte aux forces iraniennes et à toutes les milices chiites importées y opérant sous commandement iranien, dont le Hezbollah.

C’est l’aspect fondamental de l’information que Poutine propose de relayer au premier ministre israélien quand ils se rencontreront à Moscou lundi, le même jour que débute la conférence de Sochi. Netanyahu demandera aussi à son hôte de graver cette mesure dans le marbre, de façon à ce que Téhéran etle Hezbollah ne trouve jamais la moindre échappatoire pour revenir en Syrie. Si Poutine réussi à faire accepter certaines parties ua moins de ce plan lors de la conférence de Sochi, il aura réalisé un exploit remarquable.

  

Putin plans to end Alawite hegemony in Damascus and evict pro-Iranian Shiite militias including Hizballah

7 Commentaires

  1. Les amis….

    C’est tellement incroyable… mais il y a une petite fenêtre, une petite ouverture pour Poutinof…
    …qui justifierait son mouvement vers Bibi, vers Sisi-Egypt et vers Riad/MBS.
    1/ Putin sera libéré de l’Iran, parce que, Bibi a convaincu le Tzar que les Iraniens souffleront sur les braises du terrorisme qui embrasera les plaines russes.
    2/ Avec son accord, (celui de Putin) et celui des USA, Bibi repoussera Sulimani loin derrière l’Irak,
    3/ Avec les $$$ US et les $$$ de Riad, le rouble va relever la tête….
    4/ Poutine aura la voie libre sur le gas syrien… avec l’aide des USA et…
    5/ les accords sur la technologie des nouveaux amis occidentaux…

    avec un peu de chance la petite fenêtre aura permis à Putine de faire sortir la Russie de la malédition du communisme.

  2. Si TRUMP/POUTINE continue en se sens, c’est historique…Attention à la Jordanie et au Liban, l’incubateurs irano-européen antisémite reste aux aguets contre Israël…

    • Concrètement, il faut qu’ils tiennent le temps de l’offensive turque, pendant que ces messieurs discutent à Sochi et ensuite. Ils n’ont pas le choix, face à la passivité de l’Occident en général. Seul atout : Dillon a laissé comprendre à Erdogan qu’il n’est pas question de retirer l’armée U.S de Manbij, comme Poutine l’a fait d’Afrin. Le signalement est qu’il ne faut pas pousser. Jusqu’à présent, Erdogan avance et recule. Et comme dit l’adage, il ferait bien de surveiller ses arrières…

  3. Si so plan fonctionne, ça sera gagnant gagnant gagnant et dans ce cas je dis Bravo à poutine.

    Concernant les iraniens, ils devront rentrer au pays et faire face au peuple, prêt à en découdre face aux mollahs.

    A suivre

    • D’où la mise en garde de la rédaction : c’est bien à présenter sur le papier et face à Netanyahu qui ne demande pas mieux qu’on lui chante des chansonnettes. Mais qui peut croire qu’il suffit d’un coup de sifflet et les Mollahs renoncent à toute leur idéologie depuis plus de 31 ans?

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