Ce vendredi, Johan Vande Lanotte (SP.A) était l’invité de l’émission De Afspaark de la VRT. L’ancien président du SP.A et ancien Vice-premier ministre, mais aussi ministre de l’Intérieur en 1995 (jusqu’à sa démission en 1998 suite à l’évasion de Marc Dutroux), a réagi à l’affaire Chovanec.
Pour rappel, un ressortissant slovaque, Jozef Chovanec, est décédé en février 2018 dans un hôpital à Charleroi. Quelques jours plus tôt, l’homme avait été placé dans une cellule de l’aéroport régional à la suite de son comportement et maîtrisé par des agents de la police fédérale. Une instruction judiciaire a été ouverte et est toujours en cours. Une policière avait été filmée faisant un salut hitlérien alors que ses collègues tentent de maîtriser Joseph Chovanec.
Affaire Chovanec: les demi-excuses de Jan Jambon n’ont pas convaincu
« Si quelqu’un meurt pendant une opération policière ou juste après, vous devez vous assurer de tout savoir. Le commissaire général doit dire ‘Je veux tout savoir’, le ministre doit dire ‘Je veux tout savoir’ », a-t-il déclaré.

La Slovaquie maintient la pression à tous les niveaux, transformant l’affaire de Charleroi en crise européenne

La Slovaquie veut que la Belgique fasse la lumière sur la mort de son compatriote, Josef Chovanec. Elle rappelle à tous les niveaux qu’elle surveille l’enquête belge.

ÉLODIE LAMER

Si la Commission européenne a confirmé jeudi matin qu’elle ne voulait pas se mêler de l’affaire Chovanec, enquêter dans un Etat n’étant pas dans ses compétences, les Slovaques ont, quant à eux, décidé de maintenir la pression sur les autorités belges pour faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de leur compa- triote à la suite de son interpellation par la police dans l’aéroport de Charleroi.

D’une part, le ministre slovaque des Affaires étrangères, Ivan Korc ok, a dé- claré qu’il entendait convoquer l’ambas- sadeur belge pour la Slovaquie (NB : la Belgique a une ambassade pour la ré- gion à Vienne et un consulat honoraire à Bratislava). « Nous lui dirons ce que le Parlement demande, aux côtés du pré- sident et du gouvernement slovaque: de conclure l’enquête aussi vite que possible et de traduire les coupables en justice», selon le média The Slovak Spectator.

Une lettre des eurodéputés slovaques

A Bruxelles, les eurodéputés slovaques rappellent aussi à la police belge qu’ils ne sont pas loin. Ainsi, comme le rap- porte la VRT, des élus slovaques du Par- lement européen de différentes sensibi- lités politiques ont écrit à Marc De Mes- maeker, commissaire général de la po- lice fédérale.

Dans cette lettre, consultée par Le Soir, Ivan Štefanec écrit au nom de ses collègues que «le comportement des membres de la police fédérale envers le citoyen slovaque a dépassé les limites des normes juridiques belges ». Il ajoute être convaincu «qu’une telle action d’une autorité publique ne devrait pas avoir eu lieu au sein de l’Union euro- péenne, et surtout au XXIe siècle, d’au- tant plus que la ville de Bruxelles elle- même représente le centre politique et diplomatique de l’Europe ».

L’errance des migrants en transit en Belgique

Evoquant le salut nazi de la policière sur la vidéo qui a fuité dans la presse en août, les élus slovaques ajoutent être «aussi profondément inquiets par les manifestations extrémistes des officiers de la police belge. Un tel comportement est inacceptable par n’importe quelle autorité de police et quel que soit l’Etat membre». Ils espèrent que la police belge « réexaminera ses procédures dans des cas similaires afin qu’une si- tuation aussi tragique ne se reproduise plus à l’avenir ».

Interrogé par Le Soir sur l’impact né- gatif potentiel de cet événement sur les relations diplomatiques entre les deux pays, Ivan Štefanec nous dit qu’il ne pense pas que ce sera le cas. Mais ajoute : « Je crois qu’il est dans notre in- térêt mutuel d’enquêter sur cette affaire et de punir les coupables. »

Le Parlement slovaque voulait quant à lui que la Commission européenne lance une enquête, mais ce n’est pas dans ses compétences, a-t-elle confirmé jeudi matin. Didier Reynders, actuel commissaire à la Justice et ministre des Affaires étrangères au moment des faits, ne souhaite quant à lui pas s’exprimer.

Les canaux restent « ouverts »

Du côté des Affaires étrangères belges, une porte-parole nous rappelle que l’ambassade slovaque en Belgique les avait (très tôt dans la chronologie des événements) informées des faits. « Par la suite, les contacts restent réguliers avec l’ambassade slovaque. Il y a eu à plusieurs reprises des questions de l’am- bassade sur l’affaire, son avancement. Notre rôle a été de relayer les demandes au parquet, d’être un intermédiaire et un interlocuteur. » Interrogée sur les in- formations transmises par les Affaires étrangères au cabinet du ministre de l’Intérieur de l’époque, Jan Jambon, elle précise qu’en juillet 2018, il lui a été fait rapport de la réunion qu’elles ont tenue avec l’ambassadeur slovaque.

Quant à l’impact que ce dossier va avoir sur les relations bilatérales avec Bratislava, les Affaires étrangères ex- pliquent pouvoir comprendre « que les personnes soient choquées dans nos deux pays » et que ces faits ont un re- tentissement tel en Slovaquie « que les Slovaques veulent que la lumière soit faite sur l’affaire. Notre ambassade à Vienne est aussi en contact régulier, les canaux diplomatiques restent ouverts. On ne peut pas dire que l’on n’a pas de préoccupation, cela reviendrait à dimi- nuer la réaction que provoquent les faits. Mais la Slovaquie fait partie des pays avec lesquels on a des relations so- lides ».

Le CSJ ouvre une enquête sur le traitement judiciaire de l’affaire Chovanec

Le Conseil supérieur de la justice (CSJ) a décidé ce jeudi après-midi qu’il enquê- tera pour analyser si le pouvoir judi- ciaire a commis ou non des erreurs dans l’affaire Chovanec. L’organe qui œuvre à un meilleur fonctionnement de l’ordre judiciaire enquêtera sur la manière dont le pouvoir judiciaire a traité l’affaire, sans aucun droit de regard sur le conte- nu des investigations sur la mort de l’entrepreneur slovaque en février 2018. « Une équipe d’enquête, dirigée par un membre magistrat, examinera notam- ment comment le dossier judiciaire a précisément été ouvert, le déroulement du dossier, dans quelle mesure les mé- canismes de contrôle sont intervenus et la communication entre les autorités judiciaires et policières », détaille le CSJ. Une instance qui rappelle que ses inves- tigations « portent sur d’éventuels dysfonctionnements structurels, et non sur les responsabilités individuelles ». Cette décision est intéressante à double titre : primo, « c’est la première fois que le Conseil supérieur de la justice mène une enquête particulière sur un dossier judiciaire qui n’est pas encore clôturé », rappelle-t-il. Secundo, cette décision intervient au lendemain d’une commu- nication du parquet général défendant l’instruction ouverte depuis février 2018.

En effet, mercredi, le parquet général de Mons-Charleroi avait expliqué que, selon lui, l’instruction a été menée avec célérité et ce serait la partie civile – avec des requêtes de devoirs complémen- taires – qui aurait rallongé le temps de l’enquête. En outre, le procureur général Ignacio De La Serna renvoyait à la police la responsabilité de ne pas avoir exploi- té les images de vidéosurveillance pour éventuellement ouvrir un dossier disci- plinaire.

L’avocate de la veuve de Jozef Chovanec avait réagi vertement à cette communi- cation judiciaire : « C’est hallucinant, la folie du jour. Mais nous n’avons pas encore terminé et nous voulons que l’enquête soit menée ailleurs », avait lancé Me Ann Van De Steen.

Après plus de 10 jours de pré-analyse du dossier Chovanec, le CSJ a donc estimé qu’il y avait matière à décorti- quer le volet judiciaire de l’affaire. Une enquête qui s’ajoute à celle de la justice (sur le fond), de l’enquête interne à la police, de l’enquête du Comité perma- nent P, de l’enquête parlementaire… L.CO

journal.lesoir.be

La Slovaquie réclame une enquête de l’Europe dans l’affaire Chovanec

Le parlement slovaque, -se défiant du système occulte belge-, réclame une enquête de la Commission Européenne dans l’affaire Chovanec

Comme le rapporte la VRT ce mercredi, le parlement slovaque a adopté une résolution pour demander à la Commission européenne une enquête sur l’affaire chovanec.
Le texte a obtenu le soutien de l’ensemble du parlement slovaque. Ivan Korcok, ministre slovaque des Affaires étrangères, a lui aussi annoncé qu’il soutenait la résolution et a indiqué que ses services surveillaient également l’enquête.
La Slovaquie montre ainsi son mécontentement et son manque de confiance quant à une enquête réalisée par la Belgique. Le pays réclame que la Commission se penche sur l’affaire.
Cette demande s’adresse au commissaire européen à la Justice Didier Reynders qui était lui-même ministre des Affaires étrangères lorsque les faits se sont produits.
ln24.be
Commentaire : une crevasse béante commence à se faire sentir, au sein de l’Europe, avec un pays-hôte des Institutions Européennes, soupçonné d’exercer à ses frontières des comportements xénophobes de rejet, de torture et de meurtre (sans intention de…) assortis de signes nazis, dont la police, les services infirmiers, ensuite les Juges d’instruction, la hiérarchie, les responsables administratifs en enfin, les politiques, sont capables d’étouffer une affaire grave de non-respect des Droits de l’Homme pendant plus de deux ans, avant qu’une citoyenne slovaque ne fasse à nouveau éclater le scandale en devant passer par les Pays-Bas pour se faire entendre… Une fracture durable est possible, entre pays du nord-ouest, usant incidemment de gestes issus des heures les plus sombres de l’histoire, et pays issus récemment du bloc de l’Est, plus marqués par la Seconde Guerre Mondiale, qui éprouvent tout le mépris voués aux nouveaux arrivants, de la part des pays fondateurs, dont l’Allemagne, la France et la Belgique… En cherchant à tout prix à effacer cette affaire, le gratin politique, administratif et policier belge ne s’est pas rendu compte que le reste du monde le regardait « montrer l’exemple ». 
Michel Lussan-Loïtzanski: Le salut nazi d’une policière de Charleroi, suite
Salut nazi à l’aéroport de Charleroi en 2018 : “Les fascistes n’ont pas leur place au sein de la police”, martèle Jean-Luc Crucke, Ministre ( Libéral-MR ) des Finances, du Budget et des Aéroports. © BRUNO FAHY – BELGA
Hier matin je terminais l’article “Le salut nazi d’une policière de Charleroi” en soulignant que “Le gouvernement belge était fragilisé”.
Un euphémisme ! A la Chambre, le ministre de l’intérieur actuel a révélé que son prédécesseur, le Nationaliste Flamand Jan Jambon, à l’époque Vice -Premier Ministre & Ministre fédéral de la Sécurité et de l’Intérieur, au sein du Gouvernement de Charles Michel I, du 11 octobre 2014 au 9 décembre 2018, a été mis au courant directement par l’entremise de l’ambassadeur de Slovaquie -dont était citoyen la victime Jozef Chovanek, dès l’été 2018.
Il sera convoqué la semaine prochaine devant la Commission de la Chambre “Justice et Intérieur” vraisemblablement à huis clos.
Un séisme qui emporte tout le sérail des Autorités politiques du Royaume. Et, partant, qui pourrait “fragiliser”, selon un insider du premier cercle, Charles Michel, Président du Conseil Européen, et Didier Reynders, Commissaire Européen à la Justice, censé veiller notamment au respect de l’état de droit au sein de l’Union… qui était jusqu’en 2019 Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce dans le même gouvernement Michel …
A souligner que le 13 heures de France 2 a consacré ce 26 août un sujet important à l’Affaire Chovanek relayant les infos de Tribune Juive et autres Médias hexagonaux comme JForum
Intervention de la Sénatrice Els Ampe -parti libéral flamand -, interpellant, le 19 août  les Ministres de la Justice et de l’Intérieur pour exiger la démission de la policière coupable du Sieg Heil (et non sa mise à pied dans un service administratif), « à l’abri » du public. 
BELGA PHOTO POOL OLIVIER MATTHYSBELGA PHOTO POOL OLIVIER MATTHYS © BELGA
Jan Jambon
Jan Jambon © AP

Jan Jambon n’a “jamais eu l’intention de déformer la vérité”

AFFAIRE CHOVANEC Le ministre-président flamand et ex-ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), a assuré samedi après-midi en conférence de presse à Brasschaat qu’il n’avait jamais eu l’intention de déformer la vérité sur sa connaissance de l’affaire Chovanec. Il a toutefois regretté des “déclarations hâtives” et affirmé que son cabinet n’avait commis aucune faute dans le traitement de ce dossier.

Rédaction  Dernière mise à jour: 16:26 Source: avec Belga

 

Sous pression ces derniers jours dans cette affaire liée au décès d’un ressortissant slovaque après son interpellation à l’aéroport de Charleroi en 2018, M. Jambon, ministre de l’Intérieur de l’époque, a indiqué samedi qu’il n’avait pas eu connaissance des images vidéo des faits et qu’il a été profondément choqué en les découvrant cet été.

Jan Jambon a affirmé samedi que lorsqu’il a récemment répondu aux médias ne se souvenir de rien, il n’avait effectivement aucun souvenir du dossier et que répondre l’inverse aurait été mentir.

Contrairement à ce qu’il avait précédemment démenti, le nationaliste flamand a confirmé samedi avoir rencontré l’ambassadeur slovaque en 2018 mais a dit ne pas se souvenir de cette “courte conversation”, en raison de l’attentat de Liège qui s’était produit peu avant.

 

M. Jambon a déclaré “la main sur le coeur” ne pas avoir eu l’intention de déformer la vérité et a estimé que son cabinet avait bien traité le dossier, soulignant que la connaissance actuelle des faits n’était pas telle à l’époque.

Le ministre-président a par ailleurs garanti à la famille de la victime que la Justice traiterait l’affaire le plus rapidement possible.

7sur7.be

Michel Lussan-Loïtzanski: Le salut nazi d’une policière de Charleroi, suite

Pendant ce temps, à trois stations de métro de là, à Molenbeek, les gangs et mafias criminalo-islamistes préparent à l’Europe des lendemains qui déchantent… 

Affaire Chovanec : le commissaire général de la police fédérale mis au courant en 2018

Affaire Chovanec : L'actuel commissaire général de la police fédérale mis au courant en 2018
Affaire Chovanec : L’actuel commissaire général de la police fédérale mis au courant en 2018 – © JAMES ARTHUR GEKIERE – BELGA

L’actuel commissaire général de la police fédérale, Marc De Mesmaeker, confirme avoir reçu en février 2018 un e-mail relatant l’incident survenu à l’aéroport de Charleroi (BSCA), qui avait mené au décès de Jozef Chovanec.

A l’époque, il était directeur général du secrétariat administratif et technique Intérieur (SAT), qui fait le lien entre la police intégrée et le cabinet du ministre de l’Intérieur. Dans un communiqué, il estime que le SAT et lui-même ont agi de façon transparente et correcte, et conformément aux responsabilités du secrétariat.

Marc De Mesmaeker indique avoir reçu, le 26 février 2018, un e-mail d’un collaborateur du cabinet avec un premier récit des faits (sans images), à savoir un incident survenu à l’aéroport de Charleroi. Cet e-mail lui était transmis à titre d’information, précise-t-il.

« Le 1er mars 2018, après lecture de la revue de presse de la police fédérale, un de ses collaborateurs a informé des membres du cabinet, avec le directeur général du SAT en copie, d’un article de presse où il est fait mention du décès de M. Chovanec, avec le commentaire suivant: ‘Nu ook in de pers – trigger voor vragen…’. (À présent également dans la presse – cela va susciter des questions)« , précise-t-il encore. « C’est-à-dire: cet article va donner lieu à des questions, notamment des questions parlementaires.« 

Marc De Mesmaeker n’a pas été convié à l’entretien consulaire et n’y a par ailleurs pas pris part, ajoute-t-il.

L’actuel commissaire général de la police fédérale indique faire ces précisions après avoir constaté la publication dans la presse d’e-mails remontant à sa fonction au SAT.

Il ajoute qu’il participera à l’audience parlementaire de mardi prochain et qu’il souhaite que les faits « soient investigués dans les moindres détails« .

7sur7.be

Dossier réalisé grâce à notre correspondant à Bruxelles : Michel Lussan-Loïtzanski

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