S-300 : des gages sérieux de Poutine à Bibi?

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Poutine aurait promis à Netanyahu d’arrêter la livraison de S-300 au régime syrien

Avertissement JForum :

se joue actuellement une partie de poker-menteur, entre la Russie et l’Iran, prenant Israël à témoin et Assad en otage. Aux abois, Téhéran veut faire plier Assad à toutes ses exigences et vassalise la Syrie, comme les Ayatollahs l’ont fait au Liban, par Hezbollah interposé, y parviennent pour partie en Irak, par l’entremise des milices chiites non-inféodées à l’Ayatollah Sistani, et le font avec les Houtis du Yémen, qui résistent à la pression saoudo-émiratie.

Actuellement, Poutine se sert de Netanyahu pour lancer un avertissement à Assad-Khamenei de ne pas aller trop loin dans leur tentative de soumission de la Syrie au plan d’installation iranien. Il y a trop de chantier en jeu, en matière de reconstruction, pour se payer le loisir d’une guerre permanente irano-israélienne prenant la suite de la guerre civile… De plus, la Syrie n’est qu’une étape dans le bluff russe au Moyen-Orient et en Méditerranée, vis-à-vis des Etats-Unis. L’Egypte, la Libye sont d’autres centres d’intérêt et d’autres zones potentielles de rebond pour Moscou et cela passe par un “apaisement” de la méfiance américano-israélienne. Pour s’installer durablement, Moscou a besoin du gage de fiabilité et de stabilité apporté par la puissance montante, Israël, moteur de développement régional ; ainsi que de la menace d’armes de destruction supersonique vis-à-vis de l’Amérique pour intimider le Pentagone… 

L’Iran est prêt de son côté à jouer son va-tout, mais vise surtout à se maintenir au pouvoir à Téhéran, avec sa carte-maîtresse de l’hégémonie extérieure pour mieux maintenir son influence à l’intérieur. D’où, également, il a fallu annuler la menace de démission de Zarif comme homme de paille vis-à-vis de l’Occident et de la fiction de “l’accord nucléaire avec Obama”.

On ne peut pas présumer du fait que si la configuration entre Moscou, Damas et Téhéran se rééquilibrait, à un moment donné, par exemple, au détriment d’Ankara, Jérusalem n’en serait pas pour ses frais, après avoir créditer Poutine de sérieuses velléités d’avancer de concert avec Netanyahu… La réalité des rapports de force fait qu’il faut toujours avoir l’œil dans l’angle mort pour deviner les mouvements du joueur à l’extrémité de la table… 

Marc Brzustowski

Le président russe Vladimir Poutine (R) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Kremlin à Moscou le 27 février 2019. (Maxim Shemetov / Pool / AFP)
Tel Aviv – Nazir Magally

Le président russe Vladimir Poutine a informé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que Moscou arrêterait le transfert du système de missiles défense anti-aérien  sol-air S-300 à l’armée syrienne et formerait une équipe commune avec Jérusalem pour le retrait des forces étrangères du pays déchiré par la guerre, ont déclaré des sources politiques.

Mercredi dernier, lors de la réunion à Moscou, Poutine a également promis d’autoriser Israël à opérer librement en Syrie, ont indiqué des sources à Jérusalem.

La Russie a envoyé en Syrie des batteries de défense antiaérienne avancées S-300, faisant craindre qu’elles ne soient utilisées contre des avions de guerre israéliens. Ils doivent encore être déployés, selon les évaluations du renseignement.

Dimanche, le journal Maariv a affirmé avoir reçu des informations, sur les promesses faites par Poutine à Netanyahu, du bureau du Premier ministre israélien.

Il a confirmé que le premier accord conclu entre les dirigeants russes et israéliens signifiait que l’armée syrienne ne contrôlerait pas le système de défense antiaérienne S-300, déjà installé dans le nord de la Syrie, et serait interdite de l’utiliser unilatéralement contre des jets israéliens.

L’analyste militaire de Maariv, Tal Lev-Ram, a quant à lui, indiqué qu’il abordait la question de la présence des forces iraniennes en Syrie.

Lev-Ram a minimisé l’importance des accords conclus entre Netanyahu et Poutine: “Les Russes n’exerceront pas de pression pour forcer le retrait des forces iraniennes de Syrie, mais maintiennent leur double standard pour protéger leurs intérêts.”

Dimanche, le Premier ministre israélien a déclaré à son cabinet qu’il avait clairement indiqué à la Russie que Jérusalem n’autoriserait pas le retranchement militaire de l’Iran en Syrie et continuerait à prendre des mesures militaires à son encontre.

Lundi 4 mars 2019 – 06:45
Adaptation : Marc Brzustowski

11 COMMENTS

  1. La blague, si on veut, c’est qu’on parle d’un premier ministre, pas d’un Président!
    Vous voyez la nuance? Moi,n oui…

  2. Poutine est gagnant sur toute la ligne .

    C’est Israël qui se chargera du sale boulot : évincer l’Iran de la Syrie .

    Et aprés il ne faut pas qu’Assad raméne sa fraise ….. ou même la Turquie .

  3. Les russes n’ont rien à foutre des arabes , ils ne voient que leurs propres intérêts .

    Ils ne supportent plus que l’Iran cherche à s’installer en Syrie , leur chasse gardée .

    C’est pour cette raison qu’il y a une convergence de vue entre les deux pays concernant cet intrus maléfique .

  4. ISRAEL DOIT CONTINUER A HARCELER LES IRANIENS QUI SE TROUVENT EN SYRIE.JE NE CROIS PAS QUE LA RUSSIE DECLENCHERA UN CONFLIT NUCLEAIRE POUR CELA.IL FAUT DIRE QUE DANS CE BAS MONDE,ENTRE LES ETATS ET LES INDIVIDUS,ETRE FORT, EST PRIMORDIAL OU AU MOINS COURAGEUX.MALHEUREUSEMENT LES ETRES OU ETATS FAIBLES NE SE FONT PAS RESPECTER,C’EST POURQUOI JE DIS A MES FRERES JUIFS QU’IL FAUT ARRETER DE SE PLAINDRE DE L’ANTISEMITISME ET DE BAISSER LA TETE,MAIS AU CONTRAIRE DE NE RIEN LAISSER PASSER.CES ENERGUMENES DE TOUS BORDS RESPECTENT LES GENS QUI LEUR RESISTENT MEME AU RISQUE DE PRENDRE DES COUPS CAR LA PEUR N’EMPECHE PAS LE DANGER ET IL FAUDRAIT,SI POSSIBLE,PORTER LE DANGER DANS LEUR CAMP.N’OUBLIEZ PAS QUE A L’EPOQUE DU NAZISME,IL N’Y AVAIT PAS ISRAEL.MES FRERES JUIFS LA SITUATION EST TRES GRAVE,PROTEGEZ VOUS.HACHEM ELOHENOU,HACHEM ERAD.

  5. Arrêter de rêver debout messieurs, jamais Poutine ne sacrifiera ses relations stratégiques avec Assad au profit D’Israël

  6. Voilà au moins une raison tangible pour que Bibi soit maintenu comme priminister… Le Rabbi {MaMaSh} avait perçu l’envergure exceptionnelle du bonhomme, alors qu’il n’etait “que” ambassadeur à l’ONU, comme Dani Danon aujourd’hui…
    Et prédit qu’il serait le premier ministre lors de la Révélation messianique. Ce qui expliquerait la longueur de sa mandature, la plus longue de tous les premiers ministres Ysraeliens…
    Bon.
    On attend un invité de marque. Va falloir faire propre…

  7. Je trouve extraordinaire que Bibi discute d’égal à égal avec l’un des plus grands dirigeant de la Planéte .

    Que de chemin parcouru pour ce pays minuscule .

    Le pays de la Torah .

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