Quneitra tombe, Assad veut survoler la zone©

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Quneitra tombe aux mains de l’armée syrienne. Damas: “l’accord de 1974 autorise les vols aériens syriens jusqu’à la frontière du Golan

Parallèlement, des journalistes syriens qui ont décrit les massacres commis par le régime Assad, et notamment les nettoyages ethniques à l’arme chimique, font passer des messages à Israël en réclamant un droit de passage vers d’autres pays, de crainte de subir la vengeance du camp totalitaire qui l’emporte aux portes d’Israël…

La résistance rebelle syrienne à l’avancée de l’armée syrienne sur Quneitra, en face du Golan israélien, s’est effondrée jeudi 19 juillet, en l’absence du soutien militaire israélien. Les conditions de reddition que les chefs rebelles ont signées avec les officiers de l’armée syrienne et russe les ont obligés à remettre tous leurs bastions et leurs armes lourdes et de moyenne portée, y compris la ville de Quneitra. L’armée syrienne a pu reprendre les positions tenues avant le soulèvement de 2011 sans tirer un seul coup de feu. Les rebelles refusant de signer un acte d’allégeance à Bachar devaient être envoyés avec leurs familles au nord de la province d’Idlib.

Les autorités israéliennes et les dirigeants militaires ont été consternés par un message de Damas affirmant que l’accord de séparation des forces de 1974, que les deux gouvernements ont ressuscité cette semaine, permettrait aux avions syriens, y compris aux hélicoptères d’assaut et aux UAV (drones), de survoler les zones tampons du Golan jusqu’à  la frontière israélienne. Damas a relayé une copie de l’accord à Moscou avec un avertissement mettant en garde que toute tentative israélienne visant à abattre un survol syrien constituerait une violation de l’accord de 1974, et sa réaffirmation le 16 juillet à Helsinki par les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine. DEBKAfile a révélé le 17 juillet que le Premier ministre Binyamin Netanyahu avait conclu un partenariat le liant à l’accord d’Helsinki pour la restitution du sud de la Syrie à l’armée syrienne sous surveillance russe.

Les officiers israéliens ont reçu le message syrien jeudi par l’entremise du commandant de la FNUOD, le général de division Francis Vib-Sanziri du Ghana, qui est désormais responsable du suivi et de la mise en œuvre de l’accord d’Helsinki.

Selon des sources militaires, ce message syrien prétend interdire, pour la première fois, aux batteries de l’armée de l’air et des missiles antiaériens israéliens, de tirer sur les véhicules aériens syriens qui pénètrent dans l’espace aérien au-dessus des zones tampons. Le 13 juillet, Israël a abattu un drone syrien (ou russe) pénétrant dans la zone tampon. Ce ne serait plus permis, selon la nouvelle formulation syrienne. Israël eaurait même interdiction (on voit mal comment) de découvrir si l’intrus appartient à l’Iran ou au Hezbollah, laissant ces deux entités hostiles libres de suvoler à volonté au-dessus de la frontière du Golan d’Israël. En outre, Assad pourrait faire peindre les couleurs de ce vol d’après les insignes de l’armée de l’air syrienne, tout comme il fournit des uniformes militaires syriens pour déguiser le Hezbollah et les miliciens pro-iraniens chiites.

Nos sources révèlent qu’il n’a fallu que quatre jours au régime d’Assad pour renier le rôle de la Syrie, tel qu’il a été défini dans l’accord d’Helsinki. Pour regagner Quneitra, l’armée syrienne, menée par des troupes du Hezbollah et des milices chiites déguisées, a été obligée d’évacuer la poche de Beit Jinn en face de l’avant-poste du Hermon détenu par Tsahal. Le lundi 16 juillet, les Syriens ont fait semblant de reculer, laissant derrière eux plusieurs centaines de soldats – déguisés cette fois en civils et en fermiers.

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Adaptation : Marc Brzustowski

Quneitra falls to Syrian army. Damascus: 1974 accord permits Syrian air flights over Israel’s Golan border

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