En ces jours où un gouvernement en Israël se cherche et à l’occasion de la nouvelle année juive, ce Roch hachana 5780, il est bon de s’interroger sur le sens du mot politique.

Pour les nations et parallèlement selon la tradition juive, deux conceptions très différentes s’expriment nous rappelle Raphaël Draï

Peut-être trouverons-nous dans le parcours de cette étude quelques lignes directrices de réflexion qui nous encourageront à engager nos dirigeants à inaugurer un nouveau comportement.

Le vocabulaire occidental propose un concept qui s’est généralisé pour penser la vie politique. Dans le sens commun, politique reste lié au pouvoir,le pouvoir à la domination, la domination à la force. Une chaîne associative qui heurte cependant la  réflexion des philosophes.

En tout cas la liaison du politique et de la force s’impose, organisant la structure politique selon le schéma hiérarchique du supérieur et de l’inférieur et instituant entre eux le monologue pour seul language.

La ”polis” grecque était  fondée sur l’exclusivité, l’identité séparée,tandis que la cité romaine était surtout inspirée par l’aspect de con citoyenneté. Les historiens de l’antiquité ont cependant montré le rapport entre progrès de la démocratie et progrès du dialogue à l’intérieur de celle- ci.

Le vocabulaire des institutions juives se place dans une autre perspective très différente. Dans la Michna, premier niveau de la loi orale, se trouve des expressions empruntées aux civilisations avec lesquelles le peuple juif s’est trouvé en relation, volontairement ou de façons subies.

Ainsi le mot Politikin se retrouve quelques fois dans la langue de la Michna avec une particularité, celle de désigner une relation basée sur l’esprit hiérarchique et de domination. Ce vocable s’oppose clairement à deux autres mots essentiels du vocabulaire des institutions juives,  âm (peuple) et medina (état) l’hébreu possède de nombreux termes pour désigner la notion de peuple avec des sens spécifiques.Toutefois âm porte un sens particulier qui éclaire la représentation juive du politique. Le mot âm comme le fait remarquer Rabbi David Kimhi grammairien et linguiste français du XIe siècle est bâti sur la même racine que le mot îm (avec). Constituer un peuple c’est être -avec . Ni séparé, ni confondu, mais relié.

À quelles conditions le peuple juif est-il considéré comme âm ? lorsque règnent la justice économique, la Tsedaka et la justice juridictionnelle: Din et Michpat. Tandis que  ” l’état” selon le judaïsme, se désigne sous le terme de Medin, celui qui accomplit le Din , la justice dans tous les domaines.

À remarquer que le peuple juif est le seul peuple à avoir établi un lien conditionnel avec la terre qu’il habite. Si  la justice y règne, ce lien sera confirmé,renforcé et perpétué.

1 COMMENTAIRE

  1. Je crois, cher Gérard Benhamou, que pas beaucoup comprennent où vous voulez en venir avec vos explications Talmudiques d’un autre âge et époque. Revenez svp ici et maintenant. Le peuple d’Israël est revenu sur sa terre grâce à Theodor Herzl, Rav Kook, David Ben Gourion, Jabotinky; et pas à cause des Talmudistes qui ont toujours étaient et sont à côté de la plaque. Quand nos chers Rabbins vivent 24 heures/24 dans le passé talmudique il est impossible de vivre dans le présent et encore moins dans l’avenir. Il faut arrêter de déconner et nous prendre pour des imbéciles. Ne pas apprendre un métier comme l’exige le Talmud, ne pas faire son service militaire pour défendre son peuple et son pays, ne pas travailler pour gagner sa vie et s’exclure des devoirs qui incombent à tout fils et fille d’Israël, c’est agir contre soi, son peuple et son Dieu. Bonne année et Shabbat shalom.

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