Pascal Boniface, l’importateur du conflit, en Israël? Vidéo©

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Première publication : 8 avril 2014

Pascal Boniface, Bio-Express :

« La France malade du conflit israélo-palestinien », selon Boniface? C’est toute l’histoire du pompier-pyromane.

1) La Gauche doit s’allier à l’Islam politique montant.

Pascal Boniface est le fondateur de l’IRIS, en 1990, un des premiers Think-Tanks créé en France de façon apparemment indépendante. Les actuels vice-présidents de son Conseil d’Administration sont : Hubert Védrine, inventeur de la notion « d’hyperpuissance », pour qualifier les Etats-Unis ; et Renaud Donnedieu de Vabres, mis en examen pour l’imposition de Ziad Takieddine comme entremetteur dans « l’Affaire Karachi ».

Parallèlement, le patron de l’IRIS a offert ses conseils à Jean-Pierre Chevènement, lorsque celui-ci choisit « de démissionner », plutôt que « de fermer sa g.» (1ère guerre du Golfe), puis de Pierre Joxe, à la Défense et à l’Intérieur.

En avril 2001, il envoie une note interne à François Hollande et Henri Nallet, où il les enjoint d’adopter une ligne plus radicale contre l’Etat Hébreu. Dans celle-ci, il n’omet pas de sensibiliser ses interlocuteurs aux nouvelles données de la démographie électorale. Il questionne alors « l’efficacité d’une ligne politique « trop » favorable à l’Etat Juif, alors que l’influence de l’électorat originaire de pays qui soutiennent la cause palestinienne est grandissante » . Dans un éditorial du Monde, le 3 août de la même année, il menace explicitement la « communauté juive, qui, à trop permettre l’impunité du gouvernement israélien …”>Article original pourrait être perdante. …”>Article original La communauté d’origine arabe et/ou musulmane est moins bien organisée, mais elle voudra faire contrepoids, et pèsera très vite numériquement ».

Bien qu’il s’en défende, en Justice, P. Boniface est le premier théoricien à introduire la variable de la ségrégation communautariste, à l’encontre de Juifs de toute opinion, représentés comme un bloc monolithique un « lobby » ou « Etat dans l’Etat, « au service » de l’étranger”>Article original pro-droite israélienne, dans le débat républicain. En contrepoint, tout originaire d’un pays arabo-musulman, selon sa lecture proprement « raciste » (sic : Mahomed Sifaoui, aux positions nuancées sur le dossier palestinien et sans concession pour les Islamistes) tout Arabe nait et meurt, forcément « anti-israélien » et seule cette parole sectaire mérite d’être portée au pinacle par un futur élu socialiste.

L’originaire de tel ou tel pays, communauté, ne saurait s’exprimer que selon la vision de son « pays » (d’origine) ou groupe. Il n’est donc pas, avant tout, citoyen français, sujet doué de réflexivité, susceptible de changer d’avis. Dès lors, on entre de plain-pied dans le conflit, en sapant toute force de « dialogue intercommunautaire » et autres voix dissidentes dans le monde « arabe » (incidemment, kabyle, kurde, druze, chrétien maronite…) et en France. Comment, dès lors, maintenir ou restaurer la règle républicaine, au-dessus de la mêlée ? Comment peser diplomatiquement au Moyen-Orient, si l’on est juge et parti ? Comment être sujet libre, conscient des apports et travers de sa communauté d’origine ? Autrement dit, P. Boniface tue dans l’œuf « l’individu », au sens porté par la Révolution Française de 1789, ou la « diversité », nouveau crédo laïc. Il disqualifie toute ligne d’équilibre. Il ne peut y avoir qu’un perdant (la communauté juive) et un gagnant (les puissances montantes de « l’Islam » politisé). Pour faire pencher la « balance », il rappelle la force du nombre comme déterminant dans le calcul clientéliste électoral. Or, on sait l’équation démocratique en risque de devenir bancale (totalitaire), lorsqu’elle fait taire les minorités. Ou le tort d’avoir raison seul contre tous.

Si on peut contester les conséquences de son analyse, au nom même des principes républicains, P. Boniface semble, néanmoins, poser une juste intuition sur le poids croissant de l’identité ethnique et le recul constant de l’identité nationale comme valeur d’intégration, maillage du « vivre-ensemble », porté par l’Etat-nation. Ce n’est, bien sûr, pas sa missive qui « importe le conflit », à elle seule, mais le travail d’érosion des grands médias à thématiques, qui spécialise les publics et audiences, individuelles et communautaires, au détriment de l’identité collective.

Opportuniste, il comprend que la « cause palestinienne » est un formidable levier identificatoire , désignant un adversaire à exclure et dont il faudrait neutraliser l’influence supposée, pour des masses d’origine musulmane en manque chronique d’unicité. Si ce « lobby musulman » n’existe pas encore, à force de manipulation de la « cause à défendre », certains leaders d’opinion vont pouvoir peser dans le débat public et subvertir les règles et principes établis. Les hommes politiques sont appelés à accompagner ce mouvement, ou à en subir les contrecoups électoraux.

Bon nombre de citoyens juifs se situe encore à gauche, en 2001. Ils sont, en tout cas, très partagés et inquiets du climat incendiaire au Proche-Orient. Plusieurs personnalités du PS, mais aussi Elie Barnavi, -universitaire, historien, grand amateur de culture française- alors Ambassadeur d’Israël, s’émeuvent des insinuations à peines voilées de Boniface. Barnavi est un opposant à la politique de Sharon à l’époque, et plus tard, l’initiateur de J-Call en Europe. Le Parti Travailliste israélien est membre de l’Internationale Socialiste, au même titre, du reste, que l’OLP. Ce camp, qui semble avoir le « monopole de la paix » en Israël, est mis en difficulté, puis en minorité, par le déclenchement de la Seconde Intifada. Or, selon Boniface, il faut être « moins favorable à l’Etat Juif », non à tel ou tel changement de pouvoir, guidé par les données de terrain et le jeu démocratique.

Le climat politique interne est empoisonné par la répétition des saccages de synagogues, d’agressions de citoyens portant kippa, et surtout, l’inertie de Daniel Vaillant, Ministre socialiste de l’Intérieur, crispé sur les impératifs de « la paix sociale ». Le premier « flic de France » se refuse à appeler un chat antisémite par son nom, lorsqu’il ne s’agirait, à l’entendre, que de « jeunes de banlieue », enclins à la délinquance parce qu’exclus sociaux. L’Omerta règne durant de longs mois. Le clivage n’est, alors, pas surmonté, à gauche, sur l’impératif de sécurité comme valeur républicaine , rappelé par Lionel Jospin, lors du Colloque de Villepinte, en octobre 1997. Il faudra attendre Manuels Valls, en 2012, pour que ce principe s’affirme. Hubert Védrine, Ministre des Affaires étrangères et futur N°2 de l’IRIS, y va de son couplet assassin :

« On ne doit pas forcément se sentir choqué, parce que de jeunes Français d’origine immigrée éprouvent de la compassion pour les Palestiniens et se montrent extrêmement agités en voyant ce qui se passe » . La violence, le lynchage d’innocents simplement concernés par l’appartenance, deviennent des formes « d’expression » politique tolérée. Cela peut s’appeler de l’incitation. Clairement, le représentant du Quai d’Orsay tient les citoyens français de confession juive pour coresponsables de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Par son truchement, la République abandonne la communauté juive à ces vents mauvais, ou la désigne à la vindicte et se met à questionner sa citoyenneté… La proximité, entre cette tirade du fils de Jean Védrine, le “Vichysto-résistant”, et les mises en garde de Boniface, laisse pantois, par leur inclination à favoriser « l’amalgame ».

En 2002, Boniface récidive , lors d’une interview, dans le Temps, journal suisse. Il y affirme que les Etats-Unis ont « fait une erreur, en n’incluant pas Israël dans l’Axe du Mal » . En 2003, P. Boniface réplique à ses détracteurs, semblant tous participer d’un complot contre sa personne et les idées qu’il dit défendre, de « liberté intellectuelle ». Il publie : « Est-il permis de critiquer Israël ? », chez R. Laffont.

C’est un bréviaire d’affirmations péremptoires. Il y vilipende Anne Sinclair comme « la figure de proue des Ultras-Pro-Israéliens », lorsqu’elle est encore la journaliste politique trop aimée à son goût, des téléspectateurs français et l’épouse d’un certain DSK, futur favori éphémère, comme les papillons de nuit, de la Présidentielle 2012.

Autres perles, P. 24 : « Les parlementaires qui refusent le boycott des produits israéliens se sont totalement solidarisés avec le gouvernement Sharon ».

Ou page 153 : « Quoi d’étonnant, en effet, dans cette convergence Le Pen-Sharon ? Les deux éprouvent des sentiments très proches à propos des Arabes ». Que peut donc savoir Boniface des « sentiments éprouvés » par tel ou tel, au-delà du procès d’intention ? Qui connaît la biographie de Sharon sait le serment qu’il a fait à son père que jamais ne se reproduise une situation comme « l’Altalena », où les Israéliens de droite et de gauche se tirent dessus. Mais aussi à quel point il chercha l’appui de la gauche des kibboutzim, du retrait de Yamit, dans le Sinaï, jusqu’à celui de la Bande de Gaza, via la fondation de Kadima, avec S. Peres, l’homme d’Oslo. Qu’il soit haï des Pro-Palestiniens – du fait de son commandement de l’Unité 101, première force spéciale israélienne ou de son manque d’éveil, face aux exactions des Phalangistes à Sabra & Shatila – ne justifie en rien qu’on lui colle une étiquette de « raciste » à la mode FN ou autrichienne, dans le contexte des politiques migratoires européennes.

Le processus consiste, par le recours à la litote, l’anachronisme ou l’hyperbole (« ultra-pro »…), à enfermer toute parole juive ou proche d’Israël, dans la complicité de fait envers un même projet concerté, mais souterrain, qui concourt à une seule et même politique linéaire : il ne s’agit jamais que de la version par euphémisme du fameux « complot des Sages de Sion ». Conséquence « logique », le registre explicatif devient celui de la « victime devenue bourreau » (voir : E. Morin), qui procéderait d’un « néofascisme » qui ne dit pas son nom. Sharon, incriminé et démissionné par la Commission Kahane, après Sabra et Chatila, cristallisant tant de haines, devient une figure indispensable à la rhétorique bonifacienne . C’est aussi, avec Moshe « Booguy » Ya’alon, le vainqueur de l’Intifada.

Les personnalités françaises, juives de gauche, subissent les mêmes procédés caricaturaux d’extrême-droitisation complotiste ; elles semblent représenter un danger qu’on les prenne en sympathie, parce que conciliant l’existence d’Israël et les mots d’ordre de justice distributive qui ont leurs faveurs politiques.

Le géopoliticien François Thual, directeur adjoint de l’IRIS, rompt définitivement, après cette publication, qu’il juge en ces termes : « Ce livre est scandaleux et lamentable » . Tour à tour, Alexandra Laiguel Lavastine, analyste des pays de l’Est, de la Shoah et soutien des dissidents, se sépare de l’IRIS. Nicolas Sarkozy (UMP), Laurent Fabius (PS), Claude Goasguen (UMP), Baudoin Prot (BNP-Paribas), Patrick Careil (Banque Hervet) et Serge Weinberg (Groupe Pinault, jusqu’en 2005) alors président, démissionnent. Les positions élevées de ces mécontents aiguisent le « mauvais œil » de l’IRIS. L’ouvrage lui vaut, par contre, l’admiration sans borne d’alter-Juifs revendiqués, comme Guillaume Weill-Raynal à ne pas confondre avec son jumeau, Clément”>Article original.

En février 2000, il a, déjà, pris à parti Lionel Jospin, pour avoir courageusement appelé, devant un auditoire palestinien, le Hezbollah par son nom : « groupe terroriste ». Cet accès de franchise vaut au Premier Ministre de l’époque une lapidation en règle, de la part des étudiants de l’Université Beir Zeit, près de Ramallah. J. Chirac le rabroue vertement, lui qui est adulé par la « rue arabe », depuis ses esclandres, de nature radicalement différente, contre Netanyahou, à Jérusalem, en 1996. Jospin, le premier à signifier une « rupture » avec la complaisance, vient de s’aventurer sur le terrain miné d’une chasse doublement gardée : par le régime présidentiel chiraquien, qui ne tarit pas d’éloge pour le Ministre des Affaires étrangères ; par le Quai d’Orsay, aux ordres de Védrine, partie prenante, à plus d’un titre, des reproches adressés au chef de gouvernement. Celui-ci, de n’avoir pas trouvé le « Juste Milieu », s’effacera de la vie politique active…

2) Le Tandem Boniface-Ramadan, garant du Legs Al-Bannah

Boniface s’improvise en avocat et conseiller de Tariq Ramadan , penseur genevois de l’Islamisation de la modernité, contre Caroline Fourest et Antoine Sfeir. L’Islamologue au « double-visage » (selon P.A. Taguieff) est signataire de l’Appel des Indigènes de la République. Plus précis, il publie une liste infâme dénonçant comme penseurs « communautaristes » un ensemble d’intellectuels et politiques aux noms à consonance étrangère ou juive, de facto assimilés à la « politique d’Israël ».

Les glissements sémantiques, d’une pensée à l’autre, comme la similarité dans les titres choisis pour leurs diatribes, apparaissent en filigrane.

Boniface, dans l’ombre de Ramadan, se présente comme intervenant de premier ordre aux Congrès de l’UOIF, la vitrine parisienne des Frères Musulmans. Boniface se rend, aussi, aux invitations du Centre Zayyed, à Abu Dhabi, en janvier 2002, février 2003. La spécialité de ce Think Tank (disparu) est d’offrir tribune aux négationnistes, comme David Irving, le controversé Jürgen Mölleman, Roger Garaudy, recrutés pour la virulence de leurs attaques contre Israël et les Juifs. Chaque prestation de ce type équivaut à une donation d’1 million de $. Mais « l’indépendance » ne mange pas de ce pain-là.

Le patron de l’IRIS soulève, encore, la polémique, en novembre 2008, en marge du Salon du Livre d’Alger, dont l’accès lui est grand ouvert, grâce à ses bonnes œuvres antisionistes. A en croire les comptes rendus médiatiques, Boniface appelle à la constitution d’un « lobby musulman ou arabe » capable de défendre son « image à l’instar du lobby juif », au nombre desquels il décompte : Bernard Henri-Lévy, Alain Finkielkraut, Philippe Val, rédacteur en chef de « Charlie-Hebdo »… et Mohamed Sifaoui . En France, sur oumma.com Article original, il dit ne pas croire à un « Lobby Juif », mais plutôt « pro-Israélien », s’étendant bien au-delà de la communauté-cible. A Alger, grâce aux « travaux » de T. Ramadan sur la question juive en France, ce tabou franco-français n’aurait plus cours. Citation du journal algérien, El Khabar, dont Boniface met en cause la fiabilité :

« Ces gens disent qu’ils ne sont pas contre les musulmans, mais ils s’en prennent à l’Islam ! Ils entretiennent un discours contradictoire et diffusent la confusion et l’amalgame. D’ailleurs, ils ouvrent les portes à tous les musulmans qui regagnent leur rang et se trahissent, comme Mohamed Sifaoui ».

3) L’appel à la création d’un puissant lobby musulman en France :

Ce dernier, comme Salman Rushdie, Robert Redeker et tant d’autres –trop nombreux pour tous les nommer ici-, est déjà sous le coup de fatwas, de la part de la nébuleuse Islamiste. C’est encore lui qui révèle, dans un livre-entretien, le survivant psychique, résilient ou « miraculé » familial, Abdelghani Merah.

De la même façon, aujourd’hui, Boniface exècre l’Imam Chalgoumi, dont il dit qu’il « se renie » en tant que musulman, parce que trop proche, à son goût, de la communauté juive. Or, ces personnalités progressistes, objets de son acrimonie, ont surtout en commun de fustiger le caractère fasciste de l’Islamisme, tout en appelant les « musulmans modérés » à vivre en bonne intelligence dans le cadre du contrat républicain.

Le patron de l’IRIS prétend que ses propos ont été déformés et… attaque en Justice, non le journal algérois, mais certaines cibles de sa vindicte, qui répliquent sur leurs blogs. Il assigne Mohamed Sifaoui, qui l’emporte, ainsi que d’autres détracteurs, comme Pascal Bruckner, réservant à Boniface le même sort de l’échec devant la Cour.

A l’occasion d’une citation à comparaître de Philippe Val, l’obsession de son avocat, Michel Tubiana (LDH) et lui-même, transpire par la convocation de ce critique, en « sa qualité de directeur « d’Actualités Juives-Hebdo » (sic !) . Nouveau journal satirique du « Lobby » ?

Boniface va ruminer sa revanche, jusqu’à la publication de : « Les Intellectuels faussaires ». Sa promotion est orchestrée par une campagne de victimisation, qui n’est pas sans rappeler celles du Front National, du temps du « Menhir » (surnom de JMLP). Il dit son manuscrit refusé par 14 éditeurs. Ce stratagème lui permet de bénéficier d’une couverture exceptionnelle, de la part du tout-médiatique… Il y instruit le procès intellectuel de tous ceux qui l’ont, soit pris en défaut ou l’ont débouté devant la Cour ; soit –ce sont souvent les mêmes et quelques autres-, qui servent de « poil à gratter » de l’Islamisme, mais font clairement la césure (questionnable sur les points de doctrine) entre pratique de la religion islamique et radicalisme politico-religieux. Il est de tous les plateaux, de « Ce Soir ou Jamais » (F. Taddéi) à « C dans l’air » (Y. Calvi), en passant par « On n’est pas couché » (L. Ruquier). Eric Naulleau lui fait une aubade en plaidant la « liberté d’expression » (refrain bien connu). Mais la polémique sur l’originalité de certains passages de son livre rebondit, avec l’Association Acrimed, un observatoire bourdieusien des médias.

Pour assouvir sa soif de vengeance, il aurait préféré taire ses sources : il apparaîtrait, en pleine lumière, comme « le plus authentique des intellectuels faussaires », victime du syndrome de l’arroseur-arrosé…

Il se rapproche également du courant Soralien, compagnon de route du FN durant un temps, qui éprouve les sympathies les plus vives pour le Hezbollah et l’Iran des Mollahs. Il est présent, à plusieurs conférences successives du Centre Zahra (2010, 2011…), la vitrine légale d’ingérence politique d’Ali Khamenei en France, aux côtés d’Alain Soral. Il ne lui viendrait pas à l’esprit de protester, lorsque celui-ci déclare :

« Plus la guerre s’éloigne, plus la version officielle sur la guerre est devenue délirante … ce n’est plus qu’un combat du bien contre le mal, le bien étant incarné d’ailleurs par les Juifs, et le mal par tous les autres qui n’adhèreraient pas à cette version et on est aujourd’hui face à ce que j’appellerais une espèce d‘hérésie siono-shoatique qui a pris la place du christianisme, du catholicisme … et même qui a pris la place du judaïsme … La Shoah devient la nouvelle religion … »

En quelques années, Boniface a traversé une grande partie du spectre politique : du PSU et du plus classique républicain, le Parti Socialiste, jusqu’au compagnonnage aux côtés de Frère Tariq ou du « Parti Antisioniste » de Dieudonné, Soral et Gouasmi, caricatures, sans doute, assez fidèles du fond de sa pensée. Cette ligue se fait forte « d’éradiquer toutes les forces sionistes de la nation ». Le cheminement de Boniface laisse, essentiellement, apercevoir la constitution de passerelles et de marchepieds entre les deux causes qu’il défend :

position pro-palestinienne dans l’exécration viscérale de tout ce qui est juif, assimilé et/ou israélien et défense de l’Islamisme fréquentable, jusque dans ses mouvances les plus totalitaires.

Rappel biographique : Marc Brzustowski.


Annexes :

L’interview de Julien Dray sur Radio J : “Pascal Boniface apporte sa pierre à la montée de l’Antisémitisme”, et un rappel de la longue carrière de ce personnage, fondateur de l’IRIS, aux côtés du PS, puis des Frères Musulmans. Julien Dray, qui était l’invité ce dimanche 06 avril du Forum Radio J, est revenu sur l’affaire Boniface. A savoir, l’acharnement qu’il met dans son livre « La France malade du conflit israélo-palestinien » à vouloir minimiser et relativiser le mobile antisémite des assassins d’Ilan Halimi, Youssouf Fofana et son « gang des Barbares » :

« Le commissaire de Police, a affirmé le vice-président du Conseil régional d’île de France, qui a fait l’enquête d’Ilan Halimi était un ami. Nous en avons longuement parlé ensemble et à aucun moment, émis de doute sur le caractère antisémite de ce crime. Il était en colère contre le gang des Barbares, il disait quand on les a interrogés, c’était dément ce que l’on a entendu. Il était en colère contre la cité, contre cette loi du silence, contre ce gardien qui savait ce qui se passait. Il disait c’est cela le plus terrible, contre cette passivité, contre ceux qui savaient qu’il se passait quelque chose et qui n’ont rien voulu dire. Mais à aucun moment, j’en porte témoignage, il n’a remis en doute le caractère antisémite de cet enlèvement ».


Julien Dray

Et Julien Dray de poursuivre :

« Je ne suis pas surpris par la manière dont Pascal Boniface interprète toutes ces choses-là, puisqu’il est dans le relativisme de tous ces évènements Article original. C’est-à-dire il est dans le relativisme de la montée de l’antisémitisme en France, il pense que tout cela est lié simplement au conflit israélo-palestinien. Il n’a pas vu la forme moderne que prend de l’Etat d’Israël. Et donc il va jusqu’au bout de ces logiques-là. Et c’est cela qui est terrible puisqu’il va, évidemment porter atteinte à ce qui l’antisémitisme derrière un antisionisme virulent ou derrière le boycottage normalement faire consensus dans la société, c’est-à-dire la dénonciation de ce crime odieux et la dénonciation de l’antisémitisme. Mais je crois qu’il va aller voir le film de M. Arcady qui est un excellent film et que cela lui fera du bien ».

A propos de la conclusion du chapitre 9 du livre de Boniface consacré à l’affaire Halimi (1), « L’affaire Halimi, antisémitisme et barbarie », le même Julien Dray de déclarer :

« Je pense que Monsieur Boniface en écrivant ces lignes-là, ne se rend pas compte de ce qu’il est en train d’écrire. Parce que tout crime est odieux et on n’est pas dans la concurrence des crimes, on n’est pas dans la compétition en pensant qu’il y des bons et des mauvais crimes. Et en essayant d’entretenir l’idée qu’il y en a qui sont mieux traités que d’autres, on est en train de créer les conditions d’un antagonisme et on est en train de créer les conditions de l’antisémitisme. Donc il apporte sa petite pierre à la montée de l’antisémitisme en faisant cela. Parce qu’il est en train de créer quelque chose qui est odieux : c’est d’opposer les parents et des familles en disant il y a des bons et des mauvais crimes, il y a ceux que l’on traite médiatiquement et il y a ceux que l’on ne traite pas. Et ce n’est pas comme cela qu’il faut faire. Tout crime est odieux. Il n’y a pas de compétition, de hiérarchie dans le malheur des familles ».

Par ailleurs, Julien Dray a dénoncé dans le cadre du Forum Radio J, l’attaque pernicieuse et sournoise de Boniface contre les « journalistes communautaires » juifs (2) :

« Il se trouve que moi j’avais accepté, puisque j’avais fait les émissions de Radio Orient en tant que porte-parole de la campagne de Ségolène Royal. Et que moi, à chaque fois que Radio Orient, j’y vais avec plaisir, c’est une bonne radio de qualité ».

Conclusion de Julien Dray :

« On est dans les stéréotypes. Le problème du livre de Monsieur Boniface, la manière dont il travaille, c’est qu’au lieu d’aider à dépasser un certain nombre d’antagonismes, il est en train de les raviver ».

Par Radio J Article original

(1) Page 95 : « Une grande partie de la communauté juive est convaincue que la dimension antisémite du meurtre d’Ilan Halimi n’a pas été assez évoquée, quand une grande partie de l’opinion pense que cette affaire a été surexposée médiatiquement de par sa dimension antisémite et de nombreux parents se demandent : « En aurait-on parlé si la victime avait été mon fils »

(2) « De nombreux journalistes, écrit Boniface (pages 125 et 126) cumulent fonction dans des radios communautaires et sur le service public sans aucun problème, ils peuvent y affirmer ouvertement ou non leur soutien à Israël sans subir de dommage. Il y a moins de journalistes travaillant dans les médias communautaires musulmans qui ont accès aux médias publics, probablement aucun d’ailleurs. Et s’ils venaient afficher un soutien à la cause palestinienne, ils seraient face à un tir de barrage, qui viendrait mettre fin à leurs fonctions ». Et Boniface d’ajouter « les responsables politiques se pressent pour être les invités du Forum radio J, alors qu’en 2007, Radio Orient dont le public est majoritairement arabe avait invité une invitation à tous les candidats lors de la campagne électorale des présidentielles. Aucun de l’avait acceptée! »

radioj.fr/ Article original

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18 COMMENTS

  1. Coniface est certainement un personnage très particulier. Comme disait mon grand père “il est de la 5ème colonne” . oui mais laquelle ? et pour quel intérêt. en tout cas, pour moi, je le préfère devant que derrière moi.

  2. Inutile de vous dire ce que je peux penser de ce “monsieur” et d’autre part il ne faut surtout pas croire ce que dit, pour une fois, le socialo Julien Dray, qui participe depuis toujours à l’islamisation de la France.

  3. Bravo aux personnes qui ont accueilli Boniface comme il le mérite , honte à ce salaud gaucho , carpettes des musulmans

    Encore merci à vous ça fait du bien

  4. Bravo pour cet article, détaillé et précis, qui montre que l’on a affaire à une véritable crapule antisémite.
    Cela en dit long sur l’état d’esprit du consulat de la France rance qui l’invite …
    On ne comprend pas du tout pourquoi Israël autorise cet individu répugnant à venir prêcher en Israël.
    Dehors, avec un bon coup de pied aux fesses, c’est tout ce qu’il mérite.

  5. Le Boniface est né 60 ans trop tard.
    Durant l’Occupation, cet étron aurait fait furher sur les ondes des radios anti-juives de France.

  6. Boniface ou le Racisme Cynique et virulent à l encontre du beau pays Israël digne souverain et démocratique. Horrible personnage que les médias ne devraient pas inviter tant ses discours sont tout aussi horribles invitant toujours Israël pour mieux le mettre à bas même lorsqu on a pas à en parler et qu on appelle hors sujet. Horrible !!!!!

  7. Il y eut de Gaulle, puis il y eut Boniface. Ce dernier a fait du PS un parti antisioniste pour gagner les voix musulmanes. Il a sacrifié les français de confession juive pour les transformer en juifs de France. Une pourriture qui a fait germer l’antisémitisme. Une ordure qui a fait des juifs des citoyens qui rasent les murs.

  8. C’est bien ce type d’individu qui foutent la merde non seulement dans la tête de ces arabes qui ne veulent pas d’Israel mais qui foutent d’autant plus la merde en France et mèneront le pays et l’Europe à la guerre civile.
    La haine antisemite a toujours dépassé les raisonnements les plus basiquement rationnels et ont toujours mener au désastre. Israël se construit, l’Europe se vide de sa matière grise.
    Ces Bonifaces, Plenel and co oeuvre pour une puissance islamique en Europe avec comme levier les 40 ans de politique arabe désastreuse de l’Europe. Les frustrations gagnent l’Europe, les gens spolier de leur acquis sociaux commencent à réaliser l’ampleur du problème islamofachiste, la braise esr sous le couvercle…….

  9. Voici un article très bien documenté et qui permet à ceux qui ne le connaissent pas, de bien situer ce Pascal Boniface.
    Pour ce qui ne concerne je me contenterai d’écrire que ce type est un antisémite jusqu’à la moelle des os et que cela se voit sur sa sale gueule.
    Je pense la même chose de Védrine, descendant de pétainistes convaincus et des soutiens de cette officine antisioniste qu’est l’Iris.

  10. Si les différents gouvernants français lui attribuent des responsabilités, ils sont donc en accord avec ses opinions.
    Le reste n’est que foutaises

  11. Dommage c’est trop long à lire !

    Pour capter l’attention des blogueurs il faut faire plus court, à moins que ce soit volontaire ?

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