L’offensive sur Mossoul stagne, dans l’attente de l’arrivée de Trump
Une délégation de Daesh est arrivée à Mossoul dimanche, après avoir circulé depuis Raqqa, en Syrie, sans en être empêchée, fournissant des preuves qui n’appellent pas de commentaire, sur la paralysie de l’offensive militaire irakienne soutenue par les Etats-Unis. 

Les défaillances dans l’offensive de l’armée irakienne appuyée par les Etats-Unis, pour libérer Mossoul – f semaines maintenant, après son lancement- peuvent à pr »ésent difficielment être démenties, alors qu’une délégation de chefs de Daesh vient d’arriver dans la ville dimanche 4 décembre, en voyageant sans la moindre entrave de Raqqa (Syrie) jusqu’à Mossoul.

Les sources des renseignements militaires de Debkafile révèlent qu’ils sont arrivés pour discuter de la façon de synchroniser les opérations entre les deux bastions djihadistes, après que les dirigeants islamistes occupant Mossoul aient changé d’avis quant à l’idée de quitter la ville et qu’ils ont décidé de rester sur place.

Cette décision fait suite à leur évaluation que l’armée irakienne et ses appuis américains se sont avérés incapables de mener leur offensive vers une conclusion victorieuse. Il s’avère également à Washington que les Commandants américains sur le terrain ne se sentent pas en position de satisfaire aux directives du Président Barack Obama, visant à reconquérir Mossoul avant la fin décembre, de façon à ce qu »il puisse quitter la Maison Blanche le mois prochain par une campagne victorieuse derrière lui à Mossoul.

Au total, 54000 hommes de troupes de l’armée d’Irak et 5.000 soldats américains – soutenus par 90 avions de combat et 150 pièces d’artillerie lourde – ont été investis dans la campagne pour libérer Mossoul quand elle a été lancée en octobre. Cet ensemble s’est avéré incapable de vaincre 9000 djihadistes.

Les forces irakiennes n’ont reconquis qu’un dixième du territoire qu’on leur avait assigné. Ce manque de progrès a ralenti leur élan initial et atteint leur moral. Alors que Bagdad poursuit sa publication de reportages sur les excellents progrès et les ouvertures de nouveaux fronts, l’armée irakienne en vient à une quasi-stagnation en se contentant d’échanges de tirs avec les combattants et snipers de Daesh.

Les premiers signes indiquant que Daesh a changé de tactique et décidé de tenir face à l’assaut irakien peut se lire dans la diffusion d’une vidéo habilement produite par les djihadistes, le 27 novembre, afin de dévoiler leur hargne à se défendre dans Mossoul. Elle montre des unités commando en formation de bataille, des positions de snipers bien en place, des voitures-piégées garées sur des points-clés et des rues très bien barricadées. Sur le terrain dont ils se sont repliés, ils ont éparpillé des obus et des roquettes chargés de produits chimiques empoisonnés, comme un message d’avertissement aux troupes irakiennes qu’ils déferlent dans la ville à leurs risques et périls.

Nos sources révèlent que, pendant ce temps, certains des combattants de Daesh qui ont quitté Mossoul aux premières phases de l’offensive irakienne font demi-tour, aux côtés de cerrtains membres de l’administration terroriste.

Les Peshmergas kurdes qui, il y a trois semaines, ont tourné le dos à la campagne, réalisent à présent qu’ils devront vivre encore un certain temps avec Daesh comme dangereux voisin. Ils déploient toute leur énergie à instaurer une ligne forte et infranchissable de défense contre Mossoul, afin de sécuriser leur capitale Irbil et d’autres villes de la République semi-autonome du Kurdistan d’Irak.

Conscient de la crise qui agite ce front de Mossoul, le Pentagone esquisse des plans afin ‘envoyer des renforts américains dans l’espoir de renverser cette fâcheuse tendance à la stagnation dans la bataille. Ces plans reposent sur le fait de garder les plats de résistance au chaud, dans l’attente des décisions du Président entrant Donald Trump et du nouveau Secrétaire à la Défense le Général James « chien enragé » Mattis.

DEBKAfile  Reportage Exclusif  5 Décembre 2016, 9:58 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

Preuve qu’une opération militaire ne se résume pas à une opération marketing de bilan présidentiel. Néanmoins, même si la résistance sur place est encore plus déterminée qu’on ne le pensait, rien ne dit qu’avec les renforts qui conviendraient, un bon stratège ne pas en venir à bout, disons avant le 15 0 &19 janvier 2017, juste pour la cerise sur le gâteau de départ… Le genre de pari qui a déjà fait plus de 1900 morts parmi les forces irakiennes, kurdes, tout cela uniquement pour la mise en pli comme il faut sur la photo-finish de Michèle et Barack qui partent jouer au Golf. 

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